Le système climatique
La décennie 1990-1999 a été la plus chaude du 20ème siècle et 1998 l’année où les températures ont été les plus élevées depuis que des relevés météorologiques sont effectués. Les dix années les plus chaudes se situent toutes entre 1990 et 2005. Estce une preuve formelle qu’un réchauffement majeur est à l’œuvre?
Pour en avoir le coeur net, les chercheurs se sont penchés sur les paléoclimats, afin de voir si les oscillations que nous connaissons aujourd’hui sont exceptionnelles ou pas. Or, pour de nombreux spécialistes, l’amplitude du réchauffement récent dépasse celle des oscillations décennales ou séculaires, et les températures actuelles excèdent celles de l’optimum médiéval, lequel a représenté la période la plus chaude des mille dernières années de l’ère préindustrielle.
Les observations montrent que si la température augmente, sa répartition n’est cependant pas homogène: certaines régions du globe ne présentent par exemple aucun signe de réchauffement.
Bref, l’impression que l’on peut avoir d’un réchauffement — les neiges éternelles des glaciers alpins ou d’Afrique qui disparaissent — ou d’un refroidissement — en Antarctique ou dans de zones polluées — doit être considérée avec précaution. Il faut essayer d’analyser ce qui se passe de façon globale, car ce qui caractérise un système climatique, c’est sa complexité. Ce qui du coup nous place dans une situation ellemême complexe pour anticiper ces changements, car nous courrons le risque de les sous-estimer, ou de verser dans un attentisme coupable au nom de ces complexes incertitudes.
Internet:
On peut conclure du texte ci-dessus que
les conséquences des oscillations climatiques des dernières années sont facilement prévisibles selon l’opinion des scientifiques.