Magna Concursos
2402453 Ano: 2010
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: UnB
Provas:

Contre la peine de mort

Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D’abord, parce qu’il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. S’il ne s’agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. À quoi bon la mort ? Vous objectez qu’on peut s’échapper d’une prison ? Faites mieux votre ronde. Pas de bourreau où le geôlier suffit.

Mais il faut que la société se venge, que la société punisse. Ni l’un, ni l’autre. Se venger est de l’individu, punir est de Dieu. La société est entre deux. Le châtiment est audessus d’elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui convient. Elle ne doit pas punir pour se venger, elle doit corriger pour améliorer.

Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l’exemple. Il faut faire des exemples pour épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels ceux qui seraient tentés de les imiter. Eh bien ! Nous nions d’abord qu’il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l’effet qu’on en attend. Loin d’édifier le peuple, il le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité.

Víctor Hugo. Le dernier jour d’un condamné. Paris, Eugène Renduel, 1832, pp XXII e XXIII.

En considérant le texte presenté, jugez le item suivant.

Selon le texte, la société, autant que l’individu, peut légitimement se venger pour réparer le dommage causé par le criminel.

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas