Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
RHINOCÉROS – une nouvelle d’Eugène Ionesco
Nous discutions tranquillement de choses et d’autres, à la terrasse du café, mon ami Jean et moi, lorsque nous aperçûmes, sur le trottoir d’en face, énorme, puissant, soufflant bruyamment, fonçant droit devant lui, frôlant les étalages, un rhinocéros. À son passage, les promeneurs s’écartèrent vivement pour lui laisser le chemin libre. Une ménagère poussa un cri d’effroi, son panier lui échappa des mains, le vin d’une bouteille brisée se répandit sur le pavé, quelques promeneurs, dont un vieillard, entrèrent précipitamment dans les boutiques. Cela ne dura pas le temps d’un éclair. Les promeneurs sortirent de leurs refuges, des groupes se formèrent qui suivirent du regard le rhinocéros déjà loin, commentèrent l’événement, puis se dispersèrent.
Mes réactions sont assez lentes. J’enregistrai distraitement l’image du fauve en courant, sans y prêter une importance exagérée. Ce matin-là, en outre, je me sentais fatigué, la bouche amère, à la suite des libations de la veille : nous avions fêté l’anniversaire d’un camarade. Jean n’avait pas été de la partie ; aussi, le premier moment de saisissement passé :
- Un rhinocéros en liberté dans la ville ! s’exclamat-il, cela ne vous surprend pas ? On ne devrait pas le permettre.
- En effet, dis-je, je n’y avais pas pensé. C’est dangereux.
- Nous devrions protester auprès des autorités municipales.
- Peut-être s’est-il échappé du Jardin zoologique, fis-je.
- Vous rêvez ! me répondit-il. Il n’y a plus de Jardin zoologique dans notre ville depuis que les animaux ont été décimés par la peste au XVIIe siècle. - Peut-être vient-il du cirque ?
- Quel cirque ? La mairie a interdit aux nomades de séjourner sur le territoire de la commune. Il n’en passe plus depuis notre enfance.
- Peut-être est-il resté depuis lors caché dans
les bois marécageux des alentours, répondis-je en bâillant.
- Vous êtes tout à fait dans les brumes épaisses de l’alcool...
- Elles montent de l’estomac...
- Oui. Et elles vous enveloppent le cerveau. Où voyez-vous des bois marécageux dans les alentours? Notre province est surnommée la Petite Castille, tellement elle est désertique. [...]
Nous nous séparâmes. C’était dimanche. J’allai me coucher, je dormis toute la journée : encore un dimanche de raté. Le lundi matin j’allai au bureau, me promettant solennellement de ne plus jamais m’enivrer pour ne pas gâcher les lendemains, les dimanches.
Eugène Ionesco. Rhinocéros. Paris : Bordas, 1970, p.65-66. 54.
Observe o seguinte trecho, que retoma informações da primeira frase do texto:
« Nous discutions tranquillement de choses et d’autres, à la terrasse du café, lorsque nous aperçûmes un rhinocéros. »
A tradução mais adequada para este trecho (obedecendo-se às regras de correspondência dos tempos verbais) é: