
Synopsis
1 À Rio de Janeiro, Josué, un jeune garçon d’une dizaine d’années, se retrouve sans famille, après la mort de sa mère qui a été victime d’un accident de la circulation. Dora, une institutrice à la retraite, exerçantle métierd’écrivain public dans le hall de la gare, va l’aider à retrouver son père dans l’aride région du nord-est brésilien. Au cours de ce voyage initiatique aux multiples conséquences, les deux personnages vont se découvrir progressivement l’un l’autre. Un film extrêmement émouvant qui retrace pour l’enfant, le dur apprentissage de la vie, et pour Dora, la douloureuse découverte de soi-même.
Commentaire
Sans être un documentaire-fiction, Central do Brasil ne perd jamais une occasion de nous renseigner sur certains aspects d’une réalité sociale assez sombre: écrivains publics, enfants vagabonds, trafic d’organes, trains pleins, alcoolisme, violence, loteries... Mais l’image du Sertão que nous propose Central do Brasil est très différente de celle donnée par les grands films du Cinéma Novo dans les années 1960. La rudesse et la dureté de la terre y sont ici effacées, presque abolies; alors le cinéaste présente un regard qui accentue en permanence la beauté et l’immensité des paysages sauvages. L’enfant du film représente l’espoir de la génération montante. Il est “l’ange-transformateur” de la fatalité, exigeant des adultes qu’ils prennent leurs responsabilités. Le personnage de Dora finira par redécouvrir les valeurs morales et les qualités humaines qu’elle avait oubliées. Central do Brasil laisse peu à peu apparaître l’idée d’un monde dans lequel l’action va vaincre la passivité, la solidarité va triompher de l’individualisme et la confiance dominera l’indifférence. Dans cette espérance, le cinéma a un rôle à jouer comme le montre symboliquement les images finales.
C’est grâce à ses qualités que ce film a reçu, au festival de Berlin, deux prix importants: l’Ours d’Or et le prix de la meilleure actrice pour Fernanda Montenegro.
Internet: <fr.wikipedia.org> (adapté).
En considérant le texte et la figure présentés, jugez le proposition.
Pour l’institutrice retraitée, la découverte de soi-même ne se fait pas sans une certaine dose de douleur.