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TEXTE
IL EST TEMPS DE POÉTISER LA VIE
Il y a quelque chose de plus profond qui ne se trouve dans aucun programme politique: la nécessité de changer nos vies, dans le sens de la sobriété, de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut être calculé, c"est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l"amour, bref, ce qui est important dans nos vies. Les solutions envisagées sont quantitatives: croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l"immense besoin d"amour de l"espèce humaine perdue dans le cosmos?
Une politique intégrant l"écologie dans l"ensemble du problème humain affronterait les problèmes que posent les effets négatifs, de plus en plus importants par rapport aux effets positifs, des développements de notre civilisation, d"où la dégradation des solidarités, ce qui nous ferait comprendre que l"instauration de nouvelles solidarités est un aspect capital d"une politique de civilisation.
L"écologie politique ne saurait s"isoler. Si elle porte sa vérité et ses insuffisances, les partis de gauche portent, chacun à leur façon, leurs vérités, leurs erreurs et leurs carences. Tous devraient se décomposer pour se recomposer dans une force politique régénérée qui pourrait ouvrir des voies.
La voie économique serait celle d"une économie plurielle. La voie sociale serait celle de la régression des inégalités, de la débureaucratisation des organisations publiques et privées, de l"instauration des solidarités. La voie pédagogique permettrait de relier les connaissances afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps. La voie existentielle serait celle d"une réforme de vie, où viendrait à la conscience que l"amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l"important est de vivre poétiquement, dans l"épanouissement de soi, la communion et la ferveur.
Ces voies nouvelles pourraient converger et constituer une grande voie qui conduirait mieux qu"à une révolution, à
une métamorphose. L"inséparabilité de l"idée du cheminement réformateur et d"une métamorphose pourrait concilier l"aspiration réformatrice et l„aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l"espérance sans laquelle aucune politique de salut n"est possible.
Edgar Morin Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, p. 7, juin 2010
En vue de cela, la politique n"arrive pas à satisfaire le besoin d"amour de l"espèce humaine parce que les solutions retrouvées sont
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IL EST TEMPS DE POÉTISER LA VIE
Il y a quelque chose de plus profond qui ne se trouve dans aucun programme politique: la nécessité de changer nos vies, dans le sens de la sobriété, de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut être calculé, c"est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l"amour, bref, ce qui est important dans nos vies. Les solutions envisagées sont quantitatives: croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l"immense besoin d"amour de l"espèce humaine perdue dans le cosmos?
Une politique intégrant l"écologie dans l"ensemble du problème humain affronterait les problèmes que posent les effets négatifs, de plus en plus importants par rapport aux effets positifs, des développements de notre civilisation, d"où la dégradation des solidarités, ce qui nous ferait comprendre que l"instauration de nouvelles solidarités est un aspect capital d"une politique de civilisation.
L"écologie politique ne saurait s"isoler. Si elle porte sa vérité et ses insuffisances, les partis de gauche portent, chacun à leur façon, leurs vérités, leurs erreurs et leurs carences. Tous devraient se décomposer pour se recomposer dans une force politique régénérée qui pourrait ouvrir des voies.
La voie économique serait celle d"une économie plurielle. La voie sociale serait celle de la régression des inégalités, de la débureaucratisation des organisations publiques et privées, de l"instauration des solidarités. La voie pédagogique permettrait de relier les connaissances afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps. La voie existentielle serait celle d"une réforme de vie, où viendrait à la conscience que l"amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l"important est de vivre poétiquement, dans l"épanouissement de soi, la communion et la ferveur.
Ces voies nouvelles pourraient converger et constituer une grande voie qui conduirait mieux qu"à une révolution, à
une métamorphose. L"inséparabilité de l"idée du cheminement réformateur et d"une métamorphose pourrait concilier l"aspiration réformatrice et l„aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l"espérance sans laquelle aucune politique de salut n"est possible.
Edgar Morin Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, p. 7, juin 2010
L'auteur prétend que le bonheur, la joie et l'amour ne sont inscrits dans aucun programme politique parce que/qu"
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IL EST TEMPS DE POÉTISER LA VIE
Il y a quelque chose de plus profond qui ne se trouve dans aucun programme politique: la nécessité de changer nos vies, dans le sens de la sobriété, de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut être calculé, c"est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l"amour, bref, ce qui est important dans nos vies. Les solutions envisagées sont quantitatives: croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l"immense besoin d"amour de l"espèce humaine perdue dans le cosmos?
Une politique intégrant l"écologie dans l"ensemble du problème humain affronterait les problèmes que posent les effets négatifs, de plus en plus importants par rapport aux effets positifs, des développements de notre civilisation, d"où la dégradation des solidarités, ce qui nous ferait comprendre que l"instauration de nouvelles solidarités est un aspect capital d"une politique de civilisation.
L"écologie politique ne saurait s"isoler. Si elle porte sa vérité et ses insuffisances, les partis de gauche portent, chacun à leur façon, leurs vérités, leurs erreurs et leurs carences. Tous devraient se décomposer pour se recomposer dans une force politique régénérée qui pourrait ouvrir des voies.
La voie économique serait celle d"une économie plurielle. La voie sociale serait celle de la régression des inégalités, de la débureaucratisation des organisations publiques et privées, de l"instauration des solidarités. La voie pédagogique permettrait de relier les connaissances afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps. La voie existentielle serait celle d"une réforme de vie, où viendrait à la conscience que l"amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l"important est de vivre poétiquement, dans l"épanouissement de soi, la communion et la ferveur.
Ces voies nouvelles pourraient converger et constituer une grande voie qui conduirait mieux qu"à une révolution, à
une métamorphose. L"inséparabilité de l"idée du cheminement réformateur et d"une métamorphose pourrait concilier l"aspiration réformatrice et l„aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l"espérance sans laquelle aucune politique de salut n"est possible.
Edgar Morin Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, p. 7, juin 2010
Selon le texte, à l'heure actuelle, la politique de développement qui régit le monde
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IL EST TEMPS DE POÉTISER LA VIE
Il y a quelque chose de plus profond qui ne se trouve dans aucun programme politique: la nécessité de changer nos vies, dans le sens de la sobriété, de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut être calculé, c"est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l"amour, bref, ce qui est important dans nos vies. Les solutions envisagées sont quantitatives: croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l"immense besoin d"amour de l"espèce humaine perdue dans le cosmos?
Une politique intégrant l"écologie dans l"ensemble du problème humain affronterait les problèmes que posent les effets négatifs, de plus en plus importants par rapport aux effets positifs, des développements de notre civilisation, d"où la dégradation des solidarités, ce qui nous ferait comprendre que l"instauration de nouvelles solidarités est un aspect capital d"une politique de civilisation.
L"écologie politique ne saurait s"isoler. Si elle porte sa vérité et ses insuffisances, les partis de gauche portent, chacun à leur façon, leurs vérités, leurs erreurs et leurs carences. Tous devraient se décomposer pour se recomposer dans une force politique régénérée qui pourrait ouvrir des voies.
La voie économique serait celle d"une économie plurielle. La voie sociale serait celle de la régression des inégalités, de la débureaucratisation des organisations publiques et privées, de l"instauration des solidarités. La voie pédagogique permettrait de relier les connaissances afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps. La voie existentielle serait celle d"une réforme de vie, où viendrait à la conscience que l"amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l"important est de vivre poétiquement, dans l"épanouissement de soi, la communion et la ferveur.
Ces voies nouvelles pourraient converger et constituer une grande voie qui conduirait mieux qu"à une révolution, à
une métamorphose. L"inséparabilité de l"idée du cheminement réformateur et d"une métamorphose pourrait concilier l"aspiration réformatrice et l„aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l"espérance sans laquelle aucune politique de salut n"est possible.
Edgar Morin Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, p. 7, juin 2010
Dans le texte, Edgar Morin propose des actions qui nous amèneraient à une nouvelle forme de faire de la politique à partir des idées qui
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IL EST TEMPS DE POÉTISER LA VIE
Il y a quelque chose de plus profond qui ne se trouve dans aucun programme politique: la nécessité de changer nos vies, dans le sens de la sobriété, de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut être calculé, c"est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l"amour, bref, ce qui est important dans nos vies. Les solutions envisagées sont quantitatives: croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l"immense besoin d"amour de l"espèce humaine perdue dans le cosmos?
Une politique intégrant l"écologie dans l"ensemble du problème humain affronterait les problèmes que posent les effets négatifs, de plus en plus importants par rapport aux effets positifs, des développements de notre civilisation, d"où la dégradation des solidarités, ce qui nous ferait comprendre que l"instauration de nouvelles solidarités est un aspect capital d"une politique de civilisation.
L"écologie politique ne saurait s"isoler. Si elle porte sa vérité et ses insuffisances, les partis de gauche portent, chacun à leur façon, leurs vérités, leurs erreurs et leurs carences. Tous devraient se décomposer pour se recomposer dans une force politique régénérée qui pourrait ouvrir des voies.
La voie économique serait celle d"une économie plurielle. La voie sociale serait celle de la régression des inégalités, de la débureaucratisation des organisations publiques et privées, de l"instauration des solidarités. La voie pédagogique permettrait de relier les connaissances afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps. La voie existentielle serait celle d"une réforme de vie, où viendrait à la conscience que l"amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l"important est de vivre poétiquement, dans l"épanouissement de soi, la communion et la ferveur.
Ces voies nouvelles pourraient converger et constituer une grande voie qui conduirait mieux qu"à une révolution, à
une métamorphose. L"inséparabilité de l"idée du cheminement réformateur et d"une métamorphose pourrait concilier l"aspiration réformatrice et l„aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l"espérance sans laquelle aucune politique de salut n"est possible.
Edgar Morin Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, p. 7, juin 2010
Le chapeau du texte affirme que ce qu"il y a de plus important dans la vie de nos jours est
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IL EST TEMPS DE POÉTISER LA VIE
Il y a quelque chose de plus profond qui ne se trouve dans aucun programme politique: la nécessité de changer nos vies, dans le sens de la sobriété, de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut être calculé, c"est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l"amour, bref, ce qui est important dans nos vies. Les solutions envisagées sont quantitatives: croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l"immense besoin d"amour de l"espèce humaine perdue dans le cosmos?
Une politique intégrant l"écologie dans l"ensemble du problème humain affronterait les problèmes que posent les effets négatifs, de plus en plus importants par rapport aux effets positifs, des développements de notre civilisation, d"où la dégradation des solidarités, ce qui nous ferait comprendre que l"instauration de nouvelles solidarités est un aspect capital d"une politique de civilisation.
L"écologie politique ne saurait s"isoler. Si elle porte sa vérité et ses insuffisances, les partis de gauche portent, chacun à leur façon, leurs vérités, leurs erreurs et leurs carences. Tous devraient se décomposer pour se recomposer dans une force politique régénérée qui pourrait ouvrir des voies.
La voie économique serait celle d"une économie plurielle. La voie sociale serait celle de la régression des inégalités, de la débureaucratisation des organisations publiques et privées, de l"instauration des solidarités. La voie pédagogique permettrait de relier les connaissances afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps. La voie existentielle serait celle d"une réforme de vie, où viendrait à la conscience que l"amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l"important est de vivre poétiquement, dans l"épanouissement de soi, la communion et la ferveur.
Ces voies nouvelles pourraient converger et constituer une grande voie qui conduirait mieux qu"à une révolution, à
une métamorphose. L"inséparabilité de l"idée du cheminement réformateur et d"une métamorphose pourrait concilier l"aspiration réformatrice et l„aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l"espérance sans laquelle aucune politique de salut n"est possible.
Edgar Morin Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, p. 7, juin 2010
Le titre “Il est temps de poétiser la vie” nous fait réfléchir à l"immense besoin de/d"
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Hobbes y la mina San José
Vivimos en sociedad y reconocemos algún tipo de poder central que dicta y hace cumplir normas válidas para todos. Aristóteles creyó que vivir en sociedad es algo natural, y consideró que el hombre aislado o es un bruto o es un dios, o sea, algo menos o algo más que un hombre. Por su parte, Rousseau y Hobbes estimaron que la sociedad es una institución convencional, no natural, lo cual significa que ella es producto de un acuerdo y no una exigencia que derive de la naturaleza del hombre, aunque el pacto que habría dado origen a la sociedad es sólo una hipótesis y no corresponde a un acto realmente acaecido en algún momento de la historia de la humanidad. Pero si Rousseau creyó que el pacto social puso término a una situación previa de paz, abundancia y felicidad - el llamado estado de naturaleza-, Hobbes consideró que en ese momento la vida del hombre fue solitaria, pobre, tosca, embrutecida y breve. Me siento inclinado al punto de vista de Hobbes y Rousseau antes que al de Aristóteles, como me considero a la vez del lado de Hobbes en su desacuerdo con Rousseau acerca de si el estado previo a la sociedad fue de paz y felicidad o de desamparo y guerra de todos contra todos. Apelar a la naturaleza, como hace Aristóteles respecto de la sociedad, es sólo un intento por conferir mayor fijeza y estabilidad a algo que aprobamos o que resulta de nuestra conveniencia, mientras que ver en el estado previo a la sociedad una situación de paz y felicidad, como hizo Rousseau, parece francamente ingenuo. Los jóvenes hippies de los 60 -roussonianos- evitaban la sociedad y se retiraban a vivir en pequeñas comunidades aisladas, procurando recuperar un estado de pureza y concordia, mientras que los noveles políticos de esa época -hobbsianos- se preparaban en distintos partidos para la lucha por el poder. Habíamos algunos que, ni hippies ni políticos, nos sentíamos más cerca de los segundos, aunque un cierto horror a la vida gregaria y a las decisiones a mano alzada nos llevó a tomar distancia de los partidos, mas no de la política, puesto que intuíamos, al revés de lo que suele repetirse, que ella es prolongación de la guerra, pero por otros medios.
Los 33 trabajadores atrapados en la mina San José vivieron su propio estado de naturaleza, una condición que se habría prolongado durante los primeros cinco días del encierro, y en la que cada cual se comportó como quiso, sin sujetarse a reglas compartidas y sin reconocer autoridad sobre el grupo a ninguno de los que se encontraban en tan dramática situación. Presas del miedo, iban y venían en el fondo oscuro de la mina, pesarosos y desconcertados, echándose a dormir aquí y allá en el momento que se les ocurría, ingiriendo alimentos según la necesidad o el deseo del momento, y cavilando cada cual por separado, o en grupos pequeños y dispersos, la mejor manera de dar señales de vida y salir del encierro. O sea, vivieron la soledad, el desamparo y hasta el enfrentamiento del estado de naturaleza descrito por Hobbes, aunque por poco tiempo, puesto que fueron capaces de advertir que sólo actuando unidos tenían posibilidades de sobrevivir. Unidos por una convención que incluyó pautas de conducta que ellos mismos establecieron, división del trabajo y un mando sobre el grupo. Durante esos primeros cinco días, nuestros 33 mineros dejaron de vivir en sociedad, procediendo luego a establecerla como única manera de sobrevivir, dando así doblemente la razón a Hobbes: la sociedad es una institución convencional, y el acuerdo que la origina pone término a un estado previo de desamparo, animadversión y violencia. Por lo mismo, no hay que reprobar lo que pudo acontecer al interior de la mina San José durante aquellos cinco días, sino celebrar que en tan corto tiempo los 33 hayan transitado desde el estado de naturaleza a la vida en sociedad.
AGUSTÍN SQUELLA Periódico “El Mercurio” Santiago de Chile, 29 de octubre de 2010
Apunta lo que se dice correcto sobre las siguientes formas verbales en el imperativo presente.
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Hobbes y la mina San José
Vivimos en sociedad y reconocemos algún tipo de poder central que dicta y hace cumplir normas válidas para todos. Aristóteles creyó que vivir en sociedad es algo natural, y consideró que el hombre aislado o es un bruto o es un dios, o sea, algo menos o algo más que un hombre. Por su parte, Rousseau y Hobbes estimaron que la sociedad es una institución convencional, no natural, lo cual significa que ella es producto de un acuerdo y no una exigencia que derive de la naturaleza del hombre, aunque el pacto que habría dado origen a la sociedad es sólo una hipótesis y no corresponde a un acto realmente acaecido en algún momento de la historia de la humanidad. Pero si Rousseau creyó que el pacto social puso término a una situación previa de paz, abundancia y felicidad - el llamado estado de naturaleza-, Hobbes consideró que en ese momento la vida del hombre fue solitaria, pobre, tosca, embrutecida y breve. Me siento inclinado al punto de vista de Hobbes y Rousseau antes que al de Aristóteles, como me considero a la vez del lado de Hobbes en su desacuerdo con Rousseau acerca de si el estado previo a la sociedad fue de paz y felicidad o de desamparo y guerra de todos contra todos. Apelar a la naturaleza, como hace Aristóteles respecto de la sociedad, es sólo un intento por conferir mayor fijeza y estabilidad a algo que aprobamos o que resulta de nuestra conveniencia, mientras que ver en el estado previo a la sociedad una situación de paz y felicidad, como hizo Rousseau, parece francamente ingenuo. Los jóvenes hippies de los 60 -roussonianos- evitaban la sociedad y se retiraban a vivir en pequeñas comunidades aisladas, procurando recuperar un estado de pureza y concordia, mientras que los noveles políticos de esa época -hobbsianos- se preparaban en distintos partidos para la lucha por el poder. Habíamos algunos que, ni hippies ni políticos, nos sentíamos más cerca de los segundos, aunque un cierto horror a la vida gregaria y a las decisiones a mano alzada nos llevó a tomar distancia de los partidos, mas no de la política, puesto que intuíamos, al revés de lo que suele repetirse, que ella es prolongación de la guerra, pero por otros medios.
Los 33 trabajadores atrapados en la mina San José vivieron su propio estado de naturaleza, una condición que se habría prolongado durante los primeros cinco días del encierro, y en la que cada cual se comportó como quiso, sin sujetarse a reglas compartidas y sin reconocer autoridad sobre el grupo a ninguno de los que se encontraban en tan dramática situación. Presas del miedo, iban y venían en el fondo oscuro de la mina, pesarosos y desconcertados, echándose a dormir aquí y allá en el momento que se les ocurría, ingiriendo alimentos según la necesidad o el deseo del momento, y cavilando cada cual por separado, o en grupos pequeños y dispersos, la mejor manera de dar señales de vida y salir del encierro. O sea, vivieron la soledad, el desamparo y hasta el enfrentamiento del estado de naturaleza descrito por Hobbes, aunque por poco tiempo, puesto que fueron capaces de advertir que sólo actuando unidos tenían posibilidades de sobrevivir. Unidos por una convención que incluyó pautas de conducta que ellos mismos establecieron, división del trabajo y un mando sobre el grupo. Durante esos primeros cinco días, nuestros 33 mineros dejaron de vivir en sociedad, procediendo luego a establecerla como única manera de sobrevivir, dando así doblemente la razón a Hobbes: la sociedad es una institución convencional, y el acuerdo que la origina pone término a un estado previo de desamparo, animadversión y violencia. Por lo mismo, no hay que reprobar lo que pudo acontecer al interior de la mina San José durante aquellos cinco días, sino celebrar que en tan corto tiempo los 33 hayan transitado desde el estado de naturaleza a la vida en sociedad.
AGUSTÍN SQUELLA Periódico “El Mercurio” Santiago de Chile, 29 de octubre de 2010
En la frase “La cena estaba exquisita”, la palabra exquisita significa en portugués “saborosa”. Por lo tanto, se trata de un heterosemántico. Apunta la otra palabra con la misma divergencia léxica.
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Hobbes y la mina San José
Vivimos en sociedad y reconocemos algún tipo de poder central que dicta y hace cumplir normas válidas para todos. Aristóteles creyó que vivir en sociedad es algo natural, y consideró que el hombre aislado o es un bruto o es un dios, o sea, algo menos o algo más que un hombre. Por su parte, Rousseau y Hobbes estimaron que la sociedad es una institución convencional, no natural, lo cual significa que ella es producto de un acuerdo y no una exigencia que derive de la naturaleza del hombre, aunque el pacto que habría dado origen a la sociedad es sólo una hipótesis y no corresponde a un acto realmente acaecido en algún momento de la historia de la humanidad. Pero si Rousseau creyó que el pacto social puso término a una situación previa de paz, abundancia y felicidad - el llamado estado de naturaleza-, Hobbes consideró que en ese momento la vida del hombre fue solitaria, pobre, tosca, embrutecida y breve. Me siento inclinado al punto de vista de Hobbes y Rousseau antes que al de Aristóteles, como me considero a la vez del lado de Hobbes en su desacuerdo con Rousseau acerca de si el estado previo a la sociedad fue de paz y felicidad o de desamparo y guerra de todos contra todos. Apelar a la naturaleza, como hace Aristóteles respecto de la sociedad, es sólo un intento por conferir mayor fijeza y estabilidad a algo que aprobamos o que resulta de nuestra conveniencia, mientras que ver en el estado previo a la sociedad una situación de paz y felicidad, como hizo Rousseau, parece francamente ingenuo. Los jóvenes hippies de los 60 -roussonianos- evitaban la sociedad y se retiraban a vivir en pequeñas comunidades aisladas, procurando recuperar un estado de pureza y concordia, mientras que los noveles políticos de esa época -hobbsianos- se preparaban en distintos partidos para la lucha por el poder. Habíamos algunos que, ni hippies ni políticos, nos sentíamos más cerca de los segundos, aunque un cierto horror a la vida gregaria y a las decisiones a mano alzada nos llevó a tomar distancia de los partidos, mas no de la política, puesto que intuíamos, al revés de lo que suele repetirse, que ella es prolongación de la guerra, pero por otros medios.
Los 33 trabajadores atrapados en la mina San José vivieron su propio estado de naturaleza, una condición que se habría prolongado durante los primeros cinco días del encierro, y en la que cada cual se comportó como quiso, sin sujetarse a reglas compartidas y sin reconocer autoridad sobre el grupo a ninguno de los que se encontraban en tan dramática situación. Presas del miedo, iban y venían en el fondo oscuro de la mina, pesarosos y desconcertados, echándose a dormir aquí y allá en el momento que se les ocurría, ingiriendo alimentos según la necesidad o el deseo del momento, y cavilando cada cual por separado, o en grupos pequeños y dispersos, la mejor manera de dar señales de vida y salir del encierro. O sea, vivieron la soledad, el desamparo y hasta el enfrentamiento del estado de naturaleza descrito por Hobbes, aunque por poco tiempo, puesto que fueron capaces de advertir que sólo actuando unidos tenían posibilidades de sobrevivir. Unidos por una convención que incluyó pautas de conducta que ellos mismos establecieron, división del trabajo y un mando sobre el grupo. Durante esos primeros cinco días, nuestros 33 mineros dejaron de vivir en sociedad, procediendo luego a establecerla como única manera de sobrevivir, dando así doblemente la razón a Hobbes: la sociedad es una institución convencional, y el acuerdo que la origina pone término a un estado previo de desamparo, animadversión y violencia. Por lo mismo, no hay que reprobar lo que pudo acontecer al interior de la mina San José durante aquellos cinco días, sino celebrar que en tan corto tiempo los 33 hayan transitado desde el estado de naturaleza a la vida en sociedad.
AGUSTÍN SQUELLA Periódico “El Mercurio” Santiago de Chile, 29 de octubre de 2010
En …sino celebrar que en tan corto tiempo… la partícula “que” tiene función de
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Hobbes y la mina San José
Vivimos en sociedad y reconocemos algún tipo de poder central que dicta y hace cumplir normas válidas para todos. Aristóteles creyó que vivir en sociedad es algo natural, y consideró que el hombre aislado o es un bruto o es un dios, o sea, algo menos o algo más que un hombre. Por su parte, Rousseau y Hobbes estimaron que la sociedad es una institución convencional, no natural, lo cual significa que ella es producto de un acuerdo y no una exigencia que derive de la naturaleza del hombre, aunque el pacto que habría dado origen a la sociedad es sólo una hipótesis y no corresponde a un acto realmente acaecido en algún momento de la historia de la humanidad. Pero si Rousseau creyó que el pacto social puso término a una situación previa de paz, abundancia y felicidad - el llamado estado de naturaleza-, Hobbes consideró que en ese momento la vida del hombre fue solitaria, pobre, tosca, embrutecida y breve. Me siento inclinado al punto de vista de Hobbes y Rousseau antes que al de Aristóteles, como me considero a la vez del lado de Hobbes en su desacuerdo con Rousseau acerca de si el estado previo a la sociedad fue de paz y felicidad o de desamparo y guerra de todos contra todos. Apelar a la naturaleza, como hace Aristóteles respecto de la sociedad, es sólo un intento por conferir mayor fijeza y estabilidad a algo que aprobamos o que resulta de nuestra conveniencia, mientras que ver en el estado previo a la sociedad una situación de paz y felicidad, como hizo Rousseau, parece francamente ingenuo. Los jóvenes hippies de los 60 -roussonianos- evitaban la sociedad y se retiraban a vivir en pequeñas comunidades aisladas, procurando recuperar un estado de pureza y concordia, mientras que los noveles políticos de esa época -hobbsianos- se preparaban en distintos partidos para la lucha por el poder. Habíamos algunos que, ni hippies ni políticos, nos sentíamos más cerca de los segundos, aunque un cierto horror a la vida gregaria y a las decisiones a mano alzada nos llevó a tomar distancia de los partidos, mas no de la política, puesto que intuíamos, al revés de lo que suele repetirse, que ella es prolongación de la guerra, pero por otros medios.
Los 33 trabajadores atrapados en la mina San José vivieron su propio estado de naturaleza, una condición que se habría prolongado durante los primeros cinco días del encierro, y en la que cada cual se comportó como quiso, sin sujetarse a reglas compartidas y sin reconocer autoridad sobre el grupo a ninguno de los que se encontraban en tan dramática situación. Presas del miedo, iban y venían en el fondo oscuro de la mina, pesarosos y desconcertados, echándose a dormir aquí y allá en el momento que se les ocurría, ingiriendo alimentos según la necesidad o el deseo del momento, y cavilando cada cual por separado, o en grupos pequeños y dispersos, la mejor manera de dar señales de vida y salir del encierro. O sea, vivieron la soledad, el desamparo y hasta el enfrentamiento del estado de naturaleza descrito por Hobbes, aunque por poco tiempo, puesto que fueron capaces de advertir que sólo actuando unidos tenían posibilidades de sobrevivir. Unidos por una convención que incluyó pautas de conducta que ellos mismos establecieron, división del trabajo y un mando sobre el grupo. Durante esos primeros cinco días, nuestros 33 mineros dejaron de vivir en sociedad, procediendo luego a establecerla como única manera de sobrevivir, dando así doblemente la razón a Hobbes: la sociedad es una institución convencional, y el acuerdo que la origina pone término a un estado previo de desamparo, animadversión y violencia. Por lo mismo, no hay que reprobar lo que pudo acontecer al interior de la mina San José durante aquellos cinco días, sino celebrar que en tan corto tiempo los 33 hayan transitado desde el estado de naturaleza a la vida en sociedad.
AGUSTÍN SQUELLA Periódico “El Mercurio” Santiago de Chile, 29 de octubre de 2010
En … San José durante aquellos cinco días… la forma singular del demostrativo “aquellos” es
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