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2183959 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

Université Jean Monnet, Saint-Étienne, in Études de

linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

La valeur d’emploi de l’expression verbale “elle a souffert”, qui constitue la seule occurrence au passé composé dans le texte, déclare

 

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2183958 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

Université Jean Monnet, Saint-Étienne, in Études de

linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

Trop travailler la grammaire en contexte pédagogique NE VEUT PAS dire que

 

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2183957 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

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in Le français aujourd'hui 2011/5.

Dire que l’enseignement de la grammaire en FLE ne constitue pas une fin en soi veut dire que

 

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2183956 Ano: 2017
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DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

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Dans le titre du texte, le groupe nominal “la place” a la valeur sémantique de

 

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2183925 Ano: 2017
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DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

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Avec la phrase: “Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.” , le texte suggère qu’il faut

 

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2183924 Ano: 2017
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

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Dans l’introduction du texte, l’expression “d’après” est synonyme de

 

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2183923 Ano: 2017
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DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement oralesD). Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordialeA). Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagièresB) possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en françaisC).

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

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Le passage du texte qui justifie le rôle actuel de la grammaire dans l’enseignement des langues est

 

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D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jourA). Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en forceB) de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécuritéC). Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilitéD) parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

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L’expression qui NE CONCERNE PAS l’importance attribuée à la grammaire est

 

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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

Université Jean Monnet, Saint-Étienne, in Études de

linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

La reconnaissance de la valeur de la grammaire par les apprenants se donne parce qu’ils la perçoivent

 

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2183920 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

Université Jean Monnet, Saint-Étienne, in Études de

linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

Selon le texte ce retour en force de la grammaire la place lors de l’étude du FLE

 

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