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Le langage contribue-t-il à unir ou à diviser les hommes ?
Le langage est à la fois la faculté propre à l’être humain de créer et d’utiliser des systèmes de signes pour communiquer. Selon Rastier, plutôt qu’un instrument,le langage est une part éminente du milieu où nous vivons: diraiton que l’air est un instrument des oiseaux? Ainsi, le langage est pour l’homme ce que l’air est pour l’oiseau.
Pour Saussure la langue est un «état» du mouvement permanent du langage, tel qu’il peut être vécu par un individu ou par une communauté. Il souligne que la langue demeure toujours sous le contrôle ultime du social, en l’occurrence des accords ou conventions qui s’y établissent. Alors, pour lui, une langue est un système de signes conventionnel et doublement articulé qui sert de moyen de communication et d'échange. Une langue est propre à une culture, ou une nation, avec une grammaire, une syntaxe, un vocabulaire spécifiques.
Si communiquer permet d'établir des liens, la diversité des langues semble créer des barrières. Mais le problème de la division ne se ramène pas à celui de la diversité des langues; de même, l’union ne serait pas garantie par l’existence d’une langue universelle.
Mais avant d'aller plus loin dans la réflexion, il convient de remarquer que unir/diviser sont des termes vagues qui peuvent avoir différents sens.
Le langage étant une faculté commune à tous les hommes et la langue étant définie comme un moyen de communication, le langage crée un lien entre les hommes. Cependant, il peut y avoir différents types de liens entre les hommes: des liens sociaux, économiques, culturels, personnels. Et ces liens peuvent être plus ou moins étroits: être unis, c’est être en harmonie, ou complémentaires ou solidaires ou indissociables.
L’union est souvent associée à l’entente qui ne signifie ni simplement communication ni, de manière plus positive, concorde. S'entendre, c'est communiquer mais aussi partager, s'accorder, se comprendre. Ainsi peut-on communiquer sans pour autant se comprendre et s'accorder.
Diviser, au sens large du terme, veut dire séparer. L’idée que le langage séparerait les hommes semble paradoxale. Si le langage a comme essence un rôle de communication qui lie par définition, comment peut-il séparer? De même qu’il y
a plusieurs façons d’être unis, il y a plusieurs façons d’être séparés. La séparation peut prendre la forme de l’absence de communication, de l’absence de collaboration, de l’absence de compréhension. La division peut se manifester par l’indifférence, l’exploitation, le mépris ou la guerre.
Partons de ce simple constat: les hommes sont unis puisqu’ils vivent en société; ils sont divisés puisqu’ils sont en perpétuel conflit.
Les hommes communiquent grâce au langage. Ils sont donc, en un certain sens, unis par le langage, mais le simple fait que des divisions existent semblent indiquer que la communication linguistique n’est pas une condition suffisante de l’union à tous les sens du terme. En est-il au moins une condition nécessaire?
Ainsi, ce que le langage permet d’élaborer, c’est un monde commun qui n’est pas seulement un monde de choses, mais un ensemble de valeurs. Le langage unit non seulement parce qu’il favorise la communication, mais aussi parce qu’il favorise la «communion», c’est-à-dire l’instauration des règles communes morales, juridiques ou esthétiques. Les notions de Bien/Mal, Juste/Injuste, Beau/Laid comme d’ailleurs celles de Vrai/Faux n’existent que dans et par le langage. Elles supposent le jugement.
Non seulement le langage, en tant que porteur d’une vision du monde, unit culturellement les membres d’une même communauté linguistique. Grâce au langage, cette vision commune est transmise de génération en génération. L’union des individus dépasse donc le cercle de la communauté réelle des vivants: en transmettant l’héritage culturel, le langage permet de lier les générations présentes aux générations passées et aux générations futures.
Mais le langage n’est pas une condition suffisante de l’union: en unissant, il divise en tant qu’il renforce la diversité et crée la discrimination. On communique et on s'identifie grâce au langage. Mais se comprend-on? Evidence contraire à celle de la première partie: on communique souvent sans pouvoir pénétrer les subtilités de telle ou telle culture et la langue de la communication, des échanges ou des contrats ne nous rapproche pas toujours suffisamment de nos interlocuteurs.
C'est qu'autre chose se joue dans la langue qu'une simple fonction: il s'y joue le rapport avec une culture, une vision du monde, des valeurs. Il faut donc prendre au sérieux l'obstacle et sous les conflits de mots, il faut savoir saisir les conflits de choses ou d'intérêts. Le langage peut être source de malentendus, volontaires ou
involontaires. La langue peut être un instrument de violence symbolique: insultes, manipulations, mensonges. Cependant, la prise de conscience de l'obstacle et de sa nature est peut-être moins une menace qu'un espoir.
Savoir s'unir, c'est peut-être d'abord savoir entendre et accepter ce qui nous sépare. La langue est à ce titre un vecteur essentiel. C'est en elle et par elle que sont véhiculées les visions du monde propres à chaque peuple, la diversité culturelle permettant la compréhension transculturelle et l'effort pour comprendre les différences sans lesquelles il n'y aurait pas d'échange de culture et de véritable union entre les peuples!
Adapté de http://www.ac-grenoble.fr.Maryvonne Longeart, 2013
Après avoir lu attentivement le texte, répondez la question suivante.
La question qui constitue le titre du texte a la fonction de/d’
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Quelle place pour le prix littéraire en France?
En France, l’automne est une saison marquée par l’annonce des lauréats des six grands prix littéraires que sont le Grand prix du roman de l’Académie française, le Goncourt, le Femina, le Renaudot, le Médicis et l’Interallié. Cette période de l’année structure le paysage éditorial et l’engouement pour les prix littéraires en France est une spécificité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, contribuant ainsi à l’image de notre pays en tant que nation littéraire.
La reconnaissance d’un prix littéraire se manifeste par l’adhésion du public au titre primé et donc par le nombre de livres dudit titre vendus. Cet élément a fini par influencer les décisions finales des jurés: alors qu’avant ils décernaient leur prix pour féliciter la qualité d’un ouvrage, les prix sont désormais attribués à des livres qui ont déjà un certain succès en librairie. En conséquence, beaucoup reprochent à ces prix littéraires de toujours récompenser les mêmes maisons d’édition et de ne pas mettre en avant de nouveaux auteurs ou de petits éditeurs. Les prix littéraires renvoient donc cette image d’un milieu littéraire parisien très fermé et éloigné du grand public, et ce sentiment de distance est aussi constaté par les libraires qui remarquent que leurs clients «jugent les prix trop pointus et intellectuels».
Quand la littérature se rapproche de la culture de masse: l’émergence des prix littéraires alternatifs
L’aspect marchand qu’ont acquis les prix littéraires au fil du temps leur a conféré une valeur plus médiatique. Aujourd’hui, ce sont plus de 1 500 prix littéraires qui existent en France, dont 98% passent inaperçus. Ces prix, considérés comme populaires, sont apparus comme une contestation envers les prix littéraires traditionnels, avec l’objectif de proposer une alternative plus démocratique et moins élitiste au grand public. Une grande partie de ces prix sont apparus avec le développement de la culture de masse et les nouveaux médias, afin d’être plus proche du grand lectorat.
Certains de ces prix ont pour but de faire découvrir autre chose que les grands noms
primés par les prix littéraires traditionnels. En cela, ces prix, qui promeuvent de nouvelles pratiques éditoriales ou des formes d’écritures marginales délaissées par les grands prix, reprennent les rôles de découverte et de médiation qu’avaient initialement les six prix littéraires traditionnels auprès du grand public. D’autre part, une partie de ces prix populaires met aussi en avant leur aspect démocratique, grâce à un jury tournant composé uniquement de lecteurs et non pas de professionnels du livre, ce qui permet d’éviter tout favoritisme envers un éditeur ou un auteur. Il y a un prix par exemple dont le jury est composé de blogueurs qui établissent une liste de cinq titres qui seront ensuite départagés par les votes des internautes. Toutefois, certains professionnels de la littérature regrettent le fait que ces jurys élisent le livre qu’ils ont le plus aimé, et non pas le livre qui a les meilleures qualités littéraires.
En effet, ces prix alternatifs sont de plus en plus reconnus par le grand public, et peuvent multiplier par quatre ou cinq les ventes d’un roman. Il faut souligner que les prix sont attribués durant les mois d’octobre et novembre, soit juste avant les fêtes de fin d’année. Ce détail a toute son importance, puisque les trois dernières semaines de l’année représentent un tiers des ventes d’un livre primé par un grand prix: ces livres vont donc être achetés non pas pour être lus mais pour être offerts, le prix littéraire agissant comme un label de qualité pour l’acquéreur qui se fie à la recommandation des jurés plutôt qu’à son instinct.
Extrait de Monde du livre. Crystel Junca, 2015.
Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question suivante.
Dans l’avant dernier paragraphe, le verbe qui exprime du mécontentement des professionnels de la littérature envers le jury populaire lors du choix du livre à primer est
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Quelle place pour le prix littéraire en France?
En France, l’automne est une saison marquée par l’annonce des lauréats des six grands prix littéraires que sont le Grand prix du roman de l’Académie française, le Goncourt, le Femina, le Renaudot, le Médicis et l’Interallié. Cette période de l’année structure le paysage éditorial et l’engouement pour les prix littéraires en France est une spécificité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, contribuant ainsi à l’image de notre pays en tant que nation littéraire.
La reconnaissance d’un prix littéraire se manifeste par l’adhésion du public au titre primé et donc par le nombre de livres dudit titre vendus. Cet élément a fini par influencer les décisions finales des jurés: alors qu’avant ils décernaient leur prix pour féliciter la qualité d’un ouvrage, les prix sont désormais attribués à des livres qui ont déjà un certain succès en librairie. En conséquence, beaucoup reprochent à ces prix littéraires de toujours récompenser les mêmes maisons d’édition et de ne pas mettre en avant de nouveaux auteurs ou de petits éditeurs. Les prix littéraires renvoient donc cette image d’un milieu littéraire parisien très fermé et éloigné du grand public, et ce sentiment de distance est aussi constaté par les libraires qui remarquent que leurs clients «jugent les prix trop pointus et intellectuels».
Quand la littérature se rapproche de la culture de masse: l’émergence des prix littéraires alternatifs
L’aspect marchand qu’ont acquis les prix littéraires au fil du temps leur a conféré une valeur plus médiatique. Aujourd’hui, ce sont plus de 1 500 prix littéraires qui existent en France, dont 98% passent inaperçus. Ces prix, considérés comme populaires, sont apparus comme une contestation envers les prix littéraires traditionnels, avec l’objectif de proposer une alternative plus démocratique et moins élitiste au grand public. Une grande partie de ces prix sont apparus avec le développement de la culture de masse et les nouveaux médias, afin d’être plus proche du grand lectorat.
Certains de ces prix ont pour but de faire découvrir autre chose que les grands noms
primés par les prix littéraires traditionnels. En cela, ces prix, qui promeuvent de nouvelles pratiques éditoriales ou des formes d’écritures marginales délaissées par les grands prix, reprennent les rôles de découverte et de médiation qu’avaient initialement les six prix littéraires traditionnels auprès du grand public. D’autre part, une partie de ces prix populaires met aussi en avant leur aspect démocratique, grâce à un jury tournant composé uniquement de lecteurs et non pas de professionnels du livre, ce qui permet d’éviter tout favoritisme envers un éditeur ou un auteur. Il y a un prix par exemple dont le jury est composé de blogueurs qui établissent une liste de cinq titres qui seront ensuite départagés par les votes des internautes. Toutefois, certains professionnels de la littérature regrettent le fait que ces jurys élisent le livre qu’ils ont le plus aimé, et non pas le livre qui a les meilleures qualités littéraires.
En effet, ces prix alternatifs sont de plus en plus reconnus par le grand public, et peuvent multiplier par quatre ou cinq les ventes d’un roman. Il faut souligner que les prix sont attribués durant les mois d’octobre et novembre, soit juste avant les fêtes de fin d’année. Ce détail a toute son importance, puisque les trois dernières semaines de l’année représentent un tiers des ventes d’un livre primé par un grand prix: ces livres vont donc être achetés non pas pour être lus mais pour être offerts, le prix littéraire agissant comme un label de qualité pour l’acquéreur qui se fie à la recommandation des jurés plutôt qu’à son instinct.
Extrait de Monde du livre. Crystel Junca, 2015.
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Le jury des prix alternatifs se composant essentiellement de lecteurs élimine la possibilité de primer un livre par le/la
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En France, l’automne est une saison marquée par l’annonce des lauréats des six grands prix littéraires que sont le Grand prix du roman de l’Académie française, le Goncourt, le Femina, le Renaudot, le Médicis et l’Interallié. Cette période de l’année structure le paysage éditorial et l’engouement pour les prix littéraires en France est une spécificité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, contribuant ainsi à l’image de notre pays en tant que nation littéraire.
La reconnaissance d’un prix littéraire se manifeste par l’adhésion du public au titre primé et donc par le nombre de livres dudit titre vendus. Cet élément a fini par influencer les décisions finales des jurés: alors qu’avant ils décernaient leur prix pour féliciter la qualité d’un ouvrage, les prix sont désormais attribués à des livres qui ont déjà un certain succès en librairie. En conséquence, beaucoup reprochent à ces prix littéraires de toujours récompenser les mêmes maisons d’édition et de ne pas mettre en avant de nouveaux auteurs ou de petits éditeurs. Les prix littéraires renvoient donc cette image d’un milieu littéraire parisien très fermé et éloigné du grand public, et ce sentiment de distance est aussi constaté par les libraires qui remarquent que leurs clients «jugent les prix trop pointus et intellectuels».
Quand la littérature se rapproche de la culture de masse: l’émergence des prix littéraires alternatifs
L’aspect marchand qu’ont acquis les prix littéraires au fil du temps leur a conféré une valeur plus médiatique. Aujourd’hui, ce sont plus de 1 500 prix littéraires qui existent en France, dont 98% passent inaperçus. Ces prix, considérés comme populaires, sont apparus comme une contestation envers les prix littéraires traditionnels, avec l’objectif de proposer une alternative plus démocratique et moins élitiste au grand public. Une grande partie de ces prix sont apparus avec le développement de la culture de masse et les nouveaux médias, afin d’être plus proche du grand lectorat.
Certains de ces prix ont pour but de faire découvrir autre chose que les grands noms
primés par les prix littéraires traditionnels. En cela, ces prix, qui promeuvent de nouvelles pratiques éditoriales ou des formes d’écritures marginales délaissées par les grands prix, reprennent les rôles de découverte et de médiation qu’avaient initialement les six prix littéraires traditionnels auprès du grand public. D’autre part, une partie de ces prix populaires met aussi en avant leur aspect démocratique, grâce à un jury tournant composé uniquement de lecteurs et non pas de professionnels du livre, ce qui permet d’éviter tout favoritisme envers un éditeur ou un auteur. Il y a un prix par exemple dont le jury est composé de blogueurs qui établissent une liste de cinq titres qui seront ensuite départagés par les votes des internautes. Toutefois, certains professionnels de la littérature regrettent le fait que ces jurys élisent le livre qu’ils ont le plus aimé, et non pas le livre qui a les meilleures qualités littéraires.
En effet, ces prix alternatifs sont de plus en plus reconnus par le grand public, et peuvent multiplier par quatre ou cinq les ventes d’un roman. Il faut souligner que les prix sont attribués durant les mois d’octobre et novembre, soit juste avant les fêtes de fin d’année. Ce détail a toute son importance, puisque les trois dernières semaines de l’année représentent un tiers des ventes d’un livre primé par un grand prix: ces livres vont donc être achetés non pas pour être lus mais pour être offerts, le prix littéraire agissant comme un label de qualité pour l’acquéreur qui se fie à la recommandation des jurés plutôt qu’à son instinct.
Extrait de Monde du livre. Crystel Junca, 2015.
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Un fait actuel qui influence la décision des jurés pour primer un livre est le/la/l’
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La reconnaissance d’un prix littéraire se manifeste par l’adhésion du public au titre primé et donc par le nombre de livres dudit titre vendus. Cet élément a fini par influencer les décisions finales des jurés: alors qu’avant ils décernaient leur prix pour féliciter la qualité d’un ouvrage, les prix sont désormais attribués à des livres qui ont déjà un certain succès en librairie. En conséquence, beaucoup reprochent à ces prix littéraires de toujours récompenser les mêmes maisons d’édition et de ne pas mettre en avant de nouveaux auteurs ou de petits éditeurs. Les prix littéraires renvoient donc cette image d’un milieu littéraire parisien très fermé et éloigné du grand public, et ce sentiment de distance est aussi constaté par les libraires qui remarquent que leurs clients «jugent les prix trop pointus et intellectuels».
Quand la littérature se rapproche de la culture de masse: l’émergence des prix littéraires alternatifs
L’aspect marchand qu’ont acquis les prix littéraires au fil du temps leur a conféré une valeur plus médiatique. Aujourd’hui, ce sont plus de 1 500 prix littéraires qui existent en France, dont 98% passent inaperçus. Ces prix, considérés comme populaires, sont apparus comme une contestation envers les prix littéraires traditionnels, avec l’objectif de proposer une alternative plus démocratique et moins élitiste au grand public. Une grande partie de ces prix sont apparus avec le développement de la culture de masse et les nouveaux médias, afin d’être plus proche du grand lectorat.
Certains de ces prix ont pour but de faire découvrir autre chose que les grands noms
primés par les prix littéraires traditionnels. En cela, ces prix, qui promeuvent de nouvelles pratiques éditoriales ou des formes d’écritures marginales délaissées par les grands prix, reprennent les rôles de découverte et de médiation qu’avaient initialement les six prix littéraires traditionnels auprès du grand public. D’autre part, une partie de ces prix populaires met aussi en avant leur aspect démocratique, grâce à un jury tournant composé uniquement de lecteurs et non pas de professionnels du livre, ce qui permet d’éviter tout favoritisme envers un éditeur ou un auteur. Il y a un prix par exemple dont le jury est composé de blogueurs qui établissent une liste de cinq titres qui seront ensuite départagés par les votes des internautes. Toutefois, certains professionnels de la littérature regrettent le fait que ces jurys élisent le livre qu’ils ont le plus aimé, et non pas le livre qui a les meilleures qualités littéraires.
En effet, ces prix alternatifs sont de plus en plus reconnus par le grand public, et peuvent multiplier par quatre ou cinq les ventes d’un roman. Il faut souligner que les prix sont attribués durant les mois d’octobre et novembre, soit juste avant les fêtes de fin d’année. Ce détail a toute son importance, puisque les trois dernières semaines de l’année représentent un tiers des ventes d’un livre primé par un grand prix: ces livres vont donc être achetés non pas pour être lus mais pour être offerts, le prix littéraire agissant comme un label de qualité pour l’acquéreur qui se fie à la recommandation des jurés plutôt qu’à son instinct.
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L’expression “nulle part ailleurs” aide à construire l’idée du texte selon laquelle
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En France, l’automne est une saison marquée par l’annonce des lauréats des six grands prix littéraires que sont le Grand prix du roman de l’Académie française, le Goncourt, le Femina, le Renaudot, le Médicis et l’Interallié. Cette période de l’année structure le paysage éditorial et l’engouement pour les prix littéraires en France est une spécificité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, contribuant ainsi à l’image de notre pays en tant que nation littéraire.
La reconnaissance d’un prix littéraire se manifeste par l’adhésion du public au titre primé et donc par le nombre de livres dudit titre vendus. Cet élément a fini par influencer les décisions finales des jurés: alors qu’avant ils décernaient leur prix pour féliciter la qualité d’un ouvrage, les prix sont désormais attribués à des livres qui ont déjà un certain succès en librairie. En conséquence, beaucoup reprochent à ces prix littéraires de toujours récompenser les mêmes maisons d’édition et de ne pas mettre en avant de nouveaux auteurs ou de petits éditeurs. Les prix littéraires renvoient donc cette image d’un milieu littéraire parisien très fermé et éloigné du grand public, et ce sentiment de distance est aussi constaté par les libraires qui remarquent que leurs clients «jugent les prix trop pointus et intellectuels».
Quand la littérature se rapproche de la culture de masse: l’émergence des prix littéraires alternatifs
L’aspect marchand qu’ont acquis les prix littéraires au fil du temps leur a conféré une valeur plus médiatique. Aujourd’hui, ce sont plus de 1 500 prix littéraires qui existent en France, dont 98% passent inaperçus. Ces prix, considérés comme populaires, sont apparus comme une contestation envers les prix littéraires traditionnels, avec l’objectif de proposer une alternative plus démocratique et moins élitiste au grand public. Une grande partie de ces prix sont apparus avec le développement de la culture de masse et les nouveaux médias, afin d’être plus proche du grand lectorat.
Certains de ces prix ont pour but de faire découvrir autre chose que les grands noms
primés par les prix littéraires traditionnels. En cela, ces prix, qui promeuvent de nouvelles pratiques éditoriales ou des formes d’écritures marginales délaissées par les grands prix, reprennent les rôles de découverte et de médiation qu’avaient initialement les six prix littéraires traditionnels auprès du grand public. D’autre part, une partie de ces prix populaires met aussi en avant leur aspect démocratique, grâce à un jury tournant composé uniquement de lecteurs et non pas de professionnels du livre, ce qui permet d’éviter tout favoritisme envers un éditeur ou un auteur. Il y a un prix par exemple dont le jury est composé de blogueurs qui établissent une liste de cinq titres qui seront ensuite départagés par les votes des internautes. Toutefois, certains professionnels de la littérature regrettent le fait que ces jurys élisent le livre qu’ils ont le plus aimé, et non pas le livre qui a les meilleures qualités littéraires.
En effet, ces prix alternatifs sont de plus en plus reconnus par le grand public, et peuvent multiplier par quatre ou cinq les ventes d’un roman. Il faut souligner que les prix sont attribués durant les mois d’octobre et novembre, soit juste avant les fêtes de fin d’année. Ce détail a toute son importance, puisque les trois dernières semaines de l’année représentent un tiers des ventes d’un livre primé par un grand prix: ces livres vont donc être achetés non pas pour être lus mais pour être offerts, le prix littéraire agissant comme un label de qualité pour l’acquéreur qui se fie à la recommandation des jurés plutôt qu’à son instinct.
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L’expression qui NE CORRESPOND PAS à une modalisation concernant les prix littéraires populaires est
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La reconnaissance d’un prix littéraire se manifeste par l’adhésion du public au titre primé et donc par le nombre de livres dudit titre vendus. Cet élément a fini par influencer les décisions finales des jurés: alors qu’avant ils décernaient leur prix pour féliciter la qualité d’un ouvrage, les prix sont désormais attribués à des livres qui ont déjà un certain succès en librairie. En conséquence, beaucoup reprochent à ces prix littéraires de toujours récompenser les mêmes maisons d’édition et de ne pas mettre en avant de nouveaux auteurs ou de petits éditeurs. Les prix littéraires renvoient donc cette image d’un milieu littéraire parisien très fermé et éloigné du grand public, et ce sentiment de distance est aussi constaté par les libraires qui remarquent que leurs clients «jugent les prix trop pointus et intellectuels».
Quand la littérature se rapproche de la culture de masse: l’émergence des prix littéraires alternatifs
L’aspect marchand qu’ont acquis les prix littéraires au fil du temps leur a conféré une valeur plus médiatique. Aujourd’hui, ce sont plus de 1 500 prix littéraires qui existent en France, dont 98% passent inaperçus. Ces prix, considérés comme populaires, sont apparus comme une contestation envers les prix littéraires traditionnels, avec l’objectif de proposer une alternative plus démocratique et moins élitiste au grand public. Une grande partie de ces prix sont apparus avec le développement de la culture de masse et les nouveaux médias, afin d’être plus proche du grand lectorat.
Certains de ces prix ont pour but de faire découvrir autre chose que les grands noms
primés par les prix littéraires traditionnels. En cela, ces prix, qui promeuvent de nouvelles pratiques éditoriales ou des formes d’écritures marginales délaissées par les grands prix, reprennent les rôles de découverte et de médiation qu’avaient initialement les six prix littéraires traditionnels auprès du grand public. D’autre part, une partie de ces prix populaires met aussi en avant leur aspect démocratique, grâce à un jury tournant composé uniquement de lecteurs et non pas de professionnels du livre, ce qui permet d’éviter tout favoritisme envers un éditeur ou un auteur. Il y a un prix par exemple dont le jury est composé de blogueurs qui établissent une liste de cinq titres qui seront ensuite départagés par les votes des internautes. Toutefois, certains professionnels de la littérature regrettent le fait que ces jurys élisent le livre qu’ils ont le plus aimé, et non pas le livre qui a les meilleures qualités littéraires.
En effet, ces prix alternatifs sont de plus en plus reconnus par le grand public, et peuvent multiplier par quatre ou cinq les ventes d’un roman. Il faut souligner que les prix sont attribués durant les mois d’octobre et novembre, soit juste avant les fêtes de fin d’année. Ce détail a toute son importance, puisque les trois dernières semaines de l’année représentent un tiers des ventes d’un livre primé par un grand prix: ces livres vont donc être achetés non pas pour être lus mais pour être offerts, le prix littéraire agissant comme un label de qualité pour l’acquéreur qui se fie à la recommandation des jurés plutôt qu’à son instinct.
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Par rapport aux idées du texte, il est VRAI que
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La reconnaissance d’un prix littéraire se manifeste par l’adhésion du public au titre primé et donc par le nombre de livres dudit titre vendus. Cet élément a fini par influencer les décisions finales des jurés: alors qu’avant ils décernaient leur prix pour féliciter la qualité d’un ouvrage, les prix sont désormais attribués à des livres qui ont déjà un certain succès en librairie. En conséquence, beaucoup reprochent à ces prix littéraires de toujours récompenser les mêmes maisons d’édition et de ne pas mettre en avant de nouveaux auteurs ou de petits éditeurs. Les prix littéraires renvoient donc cette image d’un milieu littéraire parisien très fermé et éloigné du grand public, et ce sentiment de distance est aussi constaté par les libraires qui remarquent que leurs clients «jugent les prix trop pointus et intellectuels».
Quand la littérature se rapproche de la culture de masse: l’émergence des prix littéraires alternatifs
L’aspect marchand qu’ont acquis les prix littéraires au fil du temps leur a conféré une valeur plus médiatique. Aujourd’hui, ce sont plus de 1 500 prix littéraires qui existent en France, dont 98% passent inaperçus. Ces prix, considérés comme populaires, sont apparus comme une contestation envers les prix littéraires traditionnels, avec l’objectif de proposer une alternative plus démocratique et moins élitiste au grand public. Une grande partie de ces prix sont apparus avec le développement de la culture de masse et les nouveaux médias, afin d’être plus proche du grand lectorat.
Certains de ces prix ont pour but de faire découvrir autre chose que les grands noms
primés par les prix littéraires traditionnels. En cela, ces prix, qui promeuvent de nouvelles pratiques éditoriales ou des formes d’écritures marginales délaissées par les grands prix, reprennent les rôles de découverte et de médiation qu’avaient initialement les six prix littéraires traditionnels auprès du grand public. D’autre part, une partie de ces prix populaires met aussi en avant leur aspect démocratique, grâce à un jury tournant composé uniquement de lecteurs et non pas de professionnels du livre, ce qui permet d’éviter tout favoritisme envers un éditeur ou un auteur. Il y a un prix par exemple dont le jury est composé de blogueurs qui établissent une liste de cinq titres qui seront ensuite départagés par les votes des internautes. Toutefois, certains professionnels de la littérature regrettent le fait que ces jurys élisent le livre qu’ils ont le plus aimé, et non pas le livre qui a les meilleures qualités littéraires.
En effet, ces prix alternatifs sont de plus en plus reconnus par le grand public, et peuvent multiplier par quatre ou cinq les ventes d’un roman. Il faut souligner que les prix sont attribués durant les mois d’octobre et novembre, soit juste avant les fêtes de fin d’année. Ce détail a toute son importance, puisque les trois dernières semaines de l’année représentent un tiers des ventes d’un livre primé par un grand prix: ces livres vont donc être achetés non pas pour être lus mais pour être offerts, le prix littéraire agissant comme un label de qualité pour l’acquéreur qui se fie à la recommandation des jurés plutôt qu’à son instinct.
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Le choix de la période des prix durant les mois d’octobre et de novembre, mène la production littéraire à être
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La reconnaissance d’un prix littéraire se manifeste par l’adhésion du public au titre primé et donc par le nombre de livres dudit titre vendus. Cet élément a fini par influencer les décisions finales des jurés: alors qu’avant ils décernaient leur prix pour féliciter la qualité d’un ouvrage, les prix sont désormais attribués à des livres qui ont déjà un certain succès en librairie. En conséquence, beaucoup reprochent à ces prix littéraires de toujours récompenser les mêmes maisons d’édition et de ne pas mettre en avant de nouveaux auteurs ou de petits éditeurs. Les prix littéraires renvoient donc cette image d’un milieu littéraire parisien très fermé et éloigné du grand public, et ce sentiment de distance est aussi constaté par les libraires qui remarquent que leurs clients «jugent les prix trop pointus et intellectuels».
Quand la littérature se rapproche de la culture de masse: l’émergence des prix littéraires alternatifs
L’aspect marchand qu’ont acquis les prix littéraires au fil du temps leur a conféré une valeur plus médiatique. Aujourd’hui, ce sont plus de 1 500 prix littéraires qui existent en France, dont 98% passent inaperçus. Ces prix, considérés comme populaires, sont apparus comme une contestation envers les prix littéraires traditionnels, avec l’objectif de proposer une alternative plus démocratique et moins élitiste au grand public. Une grande partie de ces prix sont apparus avec le développement de la culture de masse et les nouveaux médias, afin d’être plus proche du grand lectorat.
Certains de ces prix ont pour but de faire découvrir autre chose que les grands noms
primés par les prix littéraires traditionnels. En cela, ces prix, qui promeuvent de nouvelles pratiques éditoriales ou des formes d’écritures marginales délaissées par les grands prix, reprennent les rôles de découverte et de médiation qu’avaient initialement les six prix littéraires traditionnels auprès du grand public. D’autre part, une partie de ces prix populaires met aussi en avant leur aspect démocratique, grâce à un jury tournant composé uniquement de lecteurs et non pas de professionnels du livre, ce qui permet d’éviter tout favoritisme envers un éditeur ou un auteur. Il y a un prix par exemple dont le jury est composé de blogueurs qui établissent une liste de cinq titres qui seront ensuite départagés par les votes des internautes. Toutefois, certains professionnels de la littérature regrettent le fait que ces jurys élisent le livre qu’ils ont le plus aimé, et non pas le livre qui a les meilleures qualités littéraires.
En effet, ces prix alternatifs sont de plus en plus reconnus par le grand public, et peuvent multiplier par quatre ou cinq les ventes d’un roman. Il faut souligner que les prix sont attribués durant les mois d’octobre et novembre, soit juste avant les fêtes de fin d’année. Ce détail a toute son importance, puisque les trois dernières semaines de l’année représentent un tiers des ventes d’un livre primé par un grand prix: ces livres vont donc être achetés non pas pour être lus mais pour être offerts, le prix littéraire agissant comme un label de qualité pour l’acquéreur qui se fie à la recommandation des jurés plutôt qu’à son instinct.
Extrait de Monde du livre. Crystel Junca, 2015.
Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question suivante.
Les idées centrales du texte sur la place des prix littéraires en France présentent deux situations parallèles qui se disposent comme
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“[N]ão existe contraposição maior à exegese e justificação puramente estética do mundo [...] do que a doutrina cristã, a qual é e quer ser somente moral, e com seus padrões absolutos, já com sua veracidade de Deus, por exemplo, desterra a arte, toda arte, ao reino da mentira – isto é, nega-a, reprova-a, condena-a.”
NIETZSCHE, F. O nascimento da tragédia, ou helenismo e pessimismo. – “Tentativa de autocrítica”. São Paulo: Companhia das Letras, 1992, p. 19.
Nessa passagem, Nietzsche
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