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O texto abaixo faz parte do romance Mémoires de porc-épic (“Memórias de porco-espinho”), do congolês Alain Mabanckou. Utilizando um sistema de pontuação singular, a narrativa se constrói com base em uma lenda popular africana segundo a qual cada humano possui seu duplo animal. Assim, o narrador da história é um porco-espinho que, na qualidade de duplo de Kibandi, seu mestre, executa todas as suas ordens.
O texto abaixo faz parte do romance Mémoires de porc-épic (“Memórias de porco-espinho”), do congolês Alain Mabanckou. Utilizando um sistema de pontuação singular, a narrativa se constrói com base em uma lenda popular africana segundo a qual cada humano possui seu duplo animal. Assim, o narrador da história é um porco-espinho que, na qualidade de duplo de Kibandi, seu mestre, executa todas as suas ordens. le problème avec Youla c’est qu’il devait de l’argent à mon maître, c’est sans doute l’un des épisodes qui me fend le plus le coeur jusqu’à présent, mais il faut que je te raconte cela avec moins de précipitation, j’étais mal à l’aise après avoir accompli cette mission, je revoyais sans cesse le visage de la victime, son innocence, je trouvais que Kibandi était allé un peu trop loin cette fois-ci, avais-je le droit de lui exprimer mes sentiments, hein, un double n’a pas à juger ni à discuter, encore moins à se laisser aller au remords au point de paralyser le déroulement des choses, et pour moi cet acte était l’un des plus gratuits que nous ayons commis, Youla était un père de famille tranquille, un petit paysan sans éducation et dont l’activité ne marchait pas bien, il avait une femme qui l’aimait et venait d’avoir un enfant avec elle, un nourrisson qui ouvrait à peine les yeux, et puis, un jour, et je ne sais pas pourquoi, il y a eu cette histoire de dette entre lui et Kibandi, Youla était venu le voir pour emprunter de l’argent, une somme pourtant ridicule qu’il devait rembourser la semaine suivante, il voulait semble-t-il acheter des médicaments pour son enfant et jura qu’il rembourserait la dette en temps et en heure, il se rabaissa, se mit à genoux, versa des larmes car personne n’avait voulu lui prêter la somme dérisoire, Kibandi lui rendit ce service, lui dont les économies s’amenuisaient d’année en année depuis qu’il avait renoncé à la charpenterie, et une semaine passa, Kibandi ne vit personne devant sa case, une autre semaine passa, Youla ne se pointa pas, il avait disparu de la circulation, mon maître pensait à juste titre qu’il se dérobait, alors il alla à son domicile deux mois plus tard, il lui dit de lui rendre son argent sinon les choses allaient mal tourner entre eux, et comme l’homme était ivre ce jour-là il se mit à ricaner, à insulter Kibandi, à lui dire de dégager de sa vue, d’aller traîner sa charpente osseuse un peu plus loin, ce qui ne manqua pas d’agacer mon maître qui lui fit la réflexion, “tu trouves de l’argent pour te saouler la gueule et tu es incapable de rembourser tes dettes”, et comme Youla ricanait de plus belle, Kibandi ajouta sèchement et à haute voix “quand on n’a pas d’argent, on ne fait pas d’enfants”, Youla se paya le luxe de marmonner “est-ce que je te dois même de l’argent, hein, tu te trompes de personne, sors de ma parcelle”, son épouse prit parti, somma à son tour mon maître de déguerpir sinon elle allait appeler un sage du conseil du village, et lorsque mon maître rentra chez lui, dépité, je le vis soliloquer, proférer des jurons, je savais que les choses allaient mal tourner pour Youla, je n’avais jamais vu Kibandi dans un tel état, Youla allait savoir de quel bois mon maître se chauffait et à minuit, nous sommes arrivés devant la concession du paysan, j’ai fait le tour de la case, j’ai débouché dans la chambre à coucher, j’ai vu Youla ronfler sur une natte tandis que sa femme était dans le lit, à l’autre bout de la pièce, cela se passait sans doute ainsi chaque fois que l’époux était ivre, et j’ai traversé la chambre, je me suis orienté vers la pièce de l’enfant, aussitôt que je me fus rapproché du nourrisson j’ai eu un pincement au coeur, j’ai voulu rebrousser chemin, je me suis demandé pourquoi mon maître avait décidé de s’attaquer au bambin au lieu de s’attaquer à l’homme qui lui devait de l’argen
ALAIN MABANCKOU Adaptado de Mémoires de porc-épic. Paris: Seuil, 2006.
Le discours indirect libre se caractérise par le mélange de perspectives du narrateur et du personnage. Ce mélange se manifeste dans le fragment suivant:
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O texto abaixo faz parte do romance Mémoires de porc-épic (“Memórias de porco-espinho”), do congolês Alain Mabanckou. Utilizando um sistema de pontuação singular, a narrativa se constrói com base em uma lenda popular africana segundo a qual cada humano possui seu duplo animal. Assim, o narrador da história é um porco-espinho que, na qualidade de duplo de Kibandi, seu mestre, executa todas as suas ordens.
O texto abaixo faz parte do romance Mémoires de porc-épic (“Memórias de porco-espinho”), do congolês Alain Mabanckou. Utilizando um sistema de pontuação singular, a narrativa se constrói com base em uma lenda popular africana segundo a qual cada humano possui seu duplo animal. Assim, o narrador da história é um porco-espinho que, na qualidade de duplo de Kibandi, seu mestre, executa todas as suas ordens. le problème avec Youla c’est qu’il devait de l’argent à mon maître, c’est sans doute l’un des épisodes qui me fend le plus le coeur jusqu’à présent, mais il faut que je te raconte cela avec moins de précipitation, j’étais mal à l’aise après avoir accompli cette mission, je revoyais sans cesse le visage de la victime, son innocence, je trouvais que Kibandi était allé un peu trop loin cette fois-ci, avais-je le droit de lui exprimer mes sentiments, hein, un double n’a pas à juger ni à discuter, encore moins à se laisser aller au remords au point de paralyser le déroulement des choses, et pour moi cet acte était l’un des plus gratuits que nous ayons commis, Youla était un père de famille tranquille, un petit paysan sans éducation et dont l’activité ne marchait pas bien, il avait une femme qui l’aimait et venait d’avoir un enfant avec elle, un nourrisson qui ouvrait à peine les yeux, et puis, un jour, et je ne sais pas pourquoi, il y a eu cette histoire de dette entre lui et Kibandi, Youla était venu le voir pour emprunter de l’argent, une somme pourtant ridicule qu’il devait rembourser la semaine suivante, il voulait semble-t-il acheter des médicaments pour son enfant et jura qu’il rembourserait la dette en temps et en heure, il se rabaissa, se mit à genoux, versa des larmes car personne n’avait voulu lui prêter la somme dérisoire, Kibandi lui rendit ce service, lui dont les économies s’amenuisaient d’année en année depuis qu’il avait renoncé à la charpenterie, et une semaine passa, Kibandi ne vit personne devant sa case, une autre semaine passa, Youla ne se pointa pas, il avait disparu de la circulation, mon maître pensait à juste titre qu’il se dérobait, alors il alla à son domicile deux mois plus tard, il lui dit de lui rendre son argent sinon les choses allaient mal tourner entre eux, et comme l’homme était ivre ce jour-là il se mit à ricaner, à insulter Kibandi, à lui dire de dégager de sa vue, d’aller traîner sa charpente osseuse un peu plus loin, ce qui ne manqua pas d’agacer mon maître qui lui fit la réflexion, “tu trouves de l’argent pour te saouler la gueule et tu es incapable de rembourser tes dettes”, et comme Youla ricanait de plus belle, Kibandi ajouta sèchement et à haute voix “quand on n’a pas d’argent, on ne fait pas d’enfants”, Youla se paya le luxe de marmonner “est-ce que je te dois même de l’argent, hein, tu te trompes de personne, sors de ma parcelle”, son épouse prit parti, somma à son tour mon maître de déguerpir sinon elle allait appeler un sage du conseil du village, et lorsque mon maître rentra chez lui, dépité, je le vis soliloquer, proférer des jurons, je savais que les choses allaient mal tourner pour Youla, je n’avais jamais vu Kibandi dans un tel état, Youla allait savoir de quel bois mon maître se chauffait et à minuit, nous sommes arrivés devant la concession du paysan, j’ai fait le tour de la case, j’ai débouché dans la chambre à coucher, j’ai vu Youla ronfler sur une natte tandis que sa femme était dans le lit, à l’autre bout de la pièce, cela se passait sans doute ainsi chaque fois que l’époux était ivre, et j’ai traversé la chambre, je me suis orienté vers la pièce de l’enfant, aussitôt que je me fus rapproché du nourrisson j’ai eu un pincement au coeur, j’ai voulu rebrousser chemin, je me suis demandé pourquoi mon maître avait décidé de s’attaquer au bambin au lieu de s’attaquer à l’homme qui lui devait de l’argen
ALAIN MABANCKOU Adaptado de Mémoires de porc-épic. Paris: Seuil, 2006.
il se mit à ricaner, à insulter Kibandi, à lui dire de dégager de sa vue,
La valeur sémantique de l’expression soulignée est aussi présente dans:
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O texto abaixo faz parte do romance Mémoires de porc-épic (“Memórias de porco-espinho”), do congolês Alain Mabanckou. Utilizando um sistema de pontuação singular, a narrativa se constrói com base em uma lenda popular africana segundo a qual cada humano possui seu duplo animal. Assim, o narrador da história é um porco-espinho que, na qualidade de duplo de Kibandi, seu mestre, executa todas as suas ordens.
O texto abaixo faz parte do romance Mémoires de porc-épic (“Memórias de porco-espinho”), do congolês Alain Mabanckou. Utilizando um sistema de pontuação singular, a narrativa se constrói com base em uma lenda popular africana segundo a qual cada humano possui seu duplo animal. Assim, o narrador da história é um porco-espinho que, na qualidade de duplo de Kibandi, seu mestre, executa todas as suas ordens. le problème avec Youla c’est qu’il devait de l’argent à mon maître, c’est sans doute l’un des épisodes qui me fend le plus le coeur jusqu’à présent, mais il faut que je te raconte cela avec moins de précipitation, j’étais mal à l’aise après avoir accompli cette mission, je revoyais sans cesse le visage de la victime, son innocence, je trouvais que Kibandi était allé un peu trop loin cette fois-ci, avais-je le droit de lui exprimer mes sentiments, hein, un double n’a pas à juger ni à discuter, encore moins à se laisser aller au remords au point de paralyser le déroulement des choses, et pour moi cet acte était l’un des plus gratuits que nous ayons commis, Youla était un père de famille tranquille, un petit paysan sans éducation et dont l’activité ne marchait pas bien, il avait une femme qui l’aimait et venait d’avoir un enfant avec elleI), un nourrisson qui ouvrait à peine les yeux, et puis, un jour, et je ne sais pas pourquoi, il y a eu cette histoire de dette entre lui et Kibandi, Youla était venu le voir pour emprunter de l’argent, une somme pourtant ridicule qu’il devait rembourser la semaine suivante, il voulait semble-t-il acheter des médicaments pour son enfant et jura qu’il rembourserait la dette en temps et en heure, il se rabaissa, se mit à genoux, versa des larmes car personne n’avait voulu lui prêter la somme dérisoire, Kibandi lui rendit ce service, lui dont les économies s’amenuisaient d’année en année depuis qu’il avait renoncé à la charpenterie, et une semaine passa, Kibandi ne vit personne devant sa case, une autre semaine passa, Youla ne se pointa pas, il avait disparu de la circulation, mon maître pensait à juste titre qu’il se dérobait, alors il alla à son domicile deux mois plus tard, il lui dit de lui rendre son argent sinon les choses allaient mal tourner entre eux, et comme l’homme était ivre ce jour-là il se mit à ricaner, à insulter Kibandi, à lui dire de dégager de sa vue, d’aller traîner sa charpente osseuse un peu plus loin, ce qui ne manqua pas d’agacer mon maître qui lui fit la réflexion, “tu trouves de l’argent pour te saouler la gueule et tu es incapable de rembourser tes dettesII)”, et comme Youla ricanait de plus belle, Kibandi ajouta sèchement et à haute voix “quand on n’a pas d’argent, on ne fait pas d’enfants”, Youla se paya le luxe de marmonner “est-ce que je te dois même de l’argent, hein, tu te trompes de personne, sors de ma parcelle”, son épouse prit parti, somma à son tour mon maître de déguerpir sinon elle allait appeler un sage du conseil du village, et lorsque mon maître rentra chez lui, dépité, je le vis soliloquer, proférer des jurons, je savais que les choses allaient mal tourner pour Youla, je n’avais jamais vu Kibandi dans un tel état, Youla allait savoir de quel bois mon maître se chauffait et à minuit, nous sommes arrivés devant la concession du paysan, j’ai fait le tour de la case, j’ai débouché dans la chambre à coucher, j’ai vu Youla ronfler sur une natte tandis que sa femme était dans le lit, à l’autre bout de la pièce, cela se passait sans doute ainsi chaque fois que l’époux était ivre, et j’ai traversé la chambre, je me suis orienté vers la pièce de l’enfant, aussitôt que je me fus rapproché du nourrisson j’ai eu un pincement au coeur, j’ai voulu rebrousser chemin, je me suis demandé pourquoi mon maître avait décidé de s’attaquer au bambin au lieu de s’attaquer à l’homme qui lui devait de l’argen
ALAIN MABANCKOU Adaptado de Mémoires de porc-épic. Paris: Seuil, 2006.
I. il avait une femme qui l’aimait et venait d’avoir un enfant avec elle,
II. “tu trouves de l’argent pour te saouler la gueule et tu es incapable de rembourser tes dettes”
Dans les fragments ci-dessus, le connecteur et assume respectivement les valeurs suivantes:
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O texto abaixo faz parte do romance Mémoires de porc-épic (“Memórias de porco-espinho”), do congolês Alain Mabanckou. Utilizando um sistema de pontuação singular, a narrativa se constrói com base em uma lenda popular africana segundo a qual cada humano possui seu duplo animal. Assim, o narrador da história é um porco-espinho que, na qualidade de duplo de Kibandi, seu mestre, executa todas as suas ordens. le problème avec Youla c’est qu’il devait de l’argent à mon maître, c’est sans doute l’un des épisodes qui me fend le plus le coeur jusqu’à présent, mais il faut que je te raconte cela avec moins de précipitation, j’étais mal à l’aise après avoir accompli cette mission, je revoyais sans cesse le visage de la victime, son innocence, je trouvais que Kibandi était allé un peu trop loin cette fois-ci, avais-je le droit de lui exprimer mes sentiments, hein, un double n’a pas à juger ni à discuter, encore moins à se laisser aller au remords au point de paralyser le déroulement des choses, et pour moi cet acte était l’un des plus gratuits que nous ayons commis, Youla était un père de famille tranquille, un petit paysan sans éducation et dont l’activité ne marchait pas bien, il avait une femme qui l’aimait et venait d’avoir un enfant avec elle, un nourrisson qui ouvrait à peine les yeux, et puis, un jour, et je ne sais pas pourquoi, il y a eu cette histoire de dette entre lui et Kibandi, Youla était venu le voir pour emprunter de l’argent, une somme pourtant ridicule qu’il devait rembourser la semaine suivante, il voulait semble-t-il acheter des médicaments pour son enfant et jura qu’il rembourserait la dette en temps et en heure, il se rabaissa, se mit à genoux, versa des larmes car personne n’avait voulu lui prêter la somme dérisoire, Kibandi lui rendit ce service, lui dont les économies s’amenuisaient d’année en année depuis qu’il avait renoncé à la charpenterie, et une semaine passa, Kibandi ne vit personne devant sa case, une autre semaine passa, Youla ne se pointa pas, il avait disparu de la circulation, mon maître pensait à juste titre qu’il se dérobait, alors il alla à son domicile deux mois plus tard, il lui dit de lui rendre son argent sinon les choses allaient mal tourner entre eux, et comme l’homme était ivre ce jour-là il se mit à ricaner, à insulter Kibandi, à lui dire de dégager de sa vue, d’aller traîner sa charpente osseuse un peu plus loin, ce qui ne manqua pas d’agacer mon maître qui lui fit la réflexion, “tu trouves de l’argent pour te saouler la gueule et tu es incapable de rembourser tes dettes”, et comme Youla ricanait de plus belle, Kibandi ajouta sèchement et à haute voix “quand on n’a pas d’argent, on ne fait pas d’enfants”, Youla se paya le luxe de marmonner “est-ce que je te dois même de l’argent, hein, tu te trompes de personne, sors de ma parcelle”, son épouse prit parti, somma à son tour mon maître de déguerpir sinon elle allait appeler un sage du conseil du village, et lorsque mon maître rentra chez lui, dépité, je le vis soliloquer, proférer des jurons, je savais que les choses allaient mal tourner pour Youla, je n’avais jamais vu Kibandi dans un tel état, Youla allait savoir de quel bois mon maître se chauffait et à minuit, nous sommes arrivés devant la concession du paysan, j’ai fait le tour de la case, j’ai débouché dans la chambre à coucher, j’ai vu Youla ronfler sur une natte tandis que sa femme était dans le lit, à l’autre bout de la pièce, cela se passait sans doute ainsi chaque fois que l’époux était ivre, et j’ai traversé la chambre, je me suis orienté vers la pièce de l’enfant, aussitôt que je me fus rapproché du nourrisson j’ai eu un pincement au coeur, j’ai voulu rebrousser chemin, je me suis demandé pourquoi mon maître avait décidé de s’attaquer au bambin au lieu de s’attaquer à l’homme qui lui devait de l’argen
ALAIN MABANCKOU Adaptado de Mémoires de porc-épic. Paris: Seuil, 2006.
avais-je le droit de lui exprimer mes sentiments, hein,
Dans l’extrait ci-dessus, le narrateur se pose une question. La réponse à cette question aurait pu être formulée de la façon suivante:
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O texto abaixo faz parte do romance Mémoires de porc-épic (“Memórias de porco-espinho”), do congolês Alain Mabanckou. Utilizando um sistema de pontuação singular, a narrativa se constrói com base em uma lenda popular africana segundo a qual cada humano possui seu duplo animal. Assim, o narrador da história é um porco-espinho que, na qualidade de duplo de Kibandi, seu mestre, executa todas as suas ordens.
O texto abaixo faz parte do romance Mémoires de porc-épic (“Memórias de porco-espinho”), do congolês Alain Mabanckou. Utilizando um sistema de pontuação singular, a narrativa se constrói com base em uma lenda popular africana segundo a qual cada humano possui seu duplo animal. Assim, o narrador da história é um porco-espinho que, na qualidade de duplo de Kibandi, seu mestre, executa todas as suas ordens. le problème avec Youla c’est qu’il devait de l’argent à mon maître, c’est sans doute l’un des épisodes qui me fend le plus le coeur jusqu’à présent, mais il faut que je te raconte cela avec moins de précipitation, j’étais mal à l’aise après avoir accompli cette mission, je revoyais sans cesse le visage de la victime, son innocence, je trouvais que Kibandi était allé un peu trop loin cette fois-ci, avais-je le droit de lui exprimer mes sentiments, hein, un double n’a pas à juger ni à discuter, encore moins à se laisser aller au remords au point de paralyser le déroulement des choses, et pour moi cet acte était l’un des plus gratuits que nous ayons commis, Youla était un père de famille tranquille, un petit paysan sans éducation et dont l’activité ne marchait pas bien, il avait une femme qui l’aimait et venait d’avoir un enfant avec elle, un nourrisson qui ouvrait à peine les yeux, et puis, un jour, et je ne sais pas pourquoi, il y a eu cette histoire de dette entre lui et Kibandi, Youla était venu le voir pour emprunter de l’argent, une somme pourtant ridicule qu’il devait rembourser la semaine suivante, il voulait semble-t-il acheter des médicaments pour son enfant et jura qu’il rembourserait la dette en temps et en heure, il se rabaissa, se mit à genoux, versa des larmes car personne n’avait voulu lui prêter la somme dérisoire, Kibandi lui rendit ce service, lui dont les économies s’amenuisaient d’année en année depuis qu’il avait renoncé à la charpenterie, et une semaine passa, Kibandi ne vit personne devant sa case, une autre semaine passa, Youla ne se pointa pas, il avait disparu de la circulation, mon maître pensait à juste titre qu’il se dérobait, alors il alla à son domicile deux mois plus tard, il lui dit de lui rendre son argent sinon les choses allaient mal tourner entre eux, et comme l’homme était ivre ce jour-là il se mit à ricaner, à insulter Kibandi, à lui dire de dégager de sa vue, d’aller traîner sa charpente osseuse un peu plus loin, ce qui ne manqua pas d’agacer mon maître qui lui fit la réflexion, “tu trouves de l’argent pour te saouler la gueule et tu es incapable de rembourser tes dettes”, et comme Youla ricanait de plus belle, Kibandi ajouta sèchement et à haute voix “quand on n’a pas d’argent, on ne fait pas d’enfants”, Youla se paya le luxe de marmonner “est-ce que je te dois même de l’argent, hein, tu te trompes de personne, sors de ma parcelle”, son épouse prit parti, somma à son tour mon maître de déguerpir sinon elle allait appeler un sage du conseil du village, et lorsque mon maître rentra chez lui, dépité, je le vis soliloquer, proférer des jurons, je savais que les choses allaient mal tourner pour Youla, je n’avais jamais vu Kibandi dans un tel état, Youla allait savoir de quel bois mon maître se chauffait et à minuit, nous sommes arrivés devant la concession du paysan, j’ai fait le tour de la case, j’ai débouché dans la chambre à coucher, j’ai vu Youla ronfler sur une natte tandis que sa femme était dans le lit, à l’autre bout de la pièce, cela se passait sans doute ainsi chaque fois que l’époux était ivre, et j’ai traversé la chambre, je me suis orienté vers la pièce de l’enfant, aussitôt que je me fus rapproché du nourrisson j’ai eu un pincement au coeur, j’ai voulu rebrousser chemin, je me suis demandé pourquoi mon maître avait décidé de s’attaquer au bambin au lieu de s’attaquer à l’homme qui lui devait de l’argen
ALAIN MABANCKOU Adaptado de Mémoires de porc-épic. Paris: Seuil, 2006.
La mésentente entre Kibandi et Youla a été provoquée par:
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O zoológico humano de Tervuren, na Bélgica
Para a Exposição Internacional de Bruxelas, que ocorreu em 1897, o Rei Leopoldo II mandou construir o Palácio Colonial, atual Palácio da África, em Tervuren. As salas de exposição do Palácio abrigaram animais, objetos etnográficos e artísticos congoleses, além de produtos econômicos congoleses e europeus. Outras atrações também foram instaladas em Tervuren: um monotrilho, um hipódromo, um velódromo e um campo de esportes. Três aldeias cercadas foram criadas na cidade, duas Bangala e uma Mayombe. Um total de 267 homens, mulheres e crianças congoleses foram forçados a ocupar essas aldeias. Havia uma quarta aldeia, a vila de Gijzegem, em homenagem à localidade onde o abade Van Impe educou jovens congoleses. Esse abade queria mostrar e divulgar sua obra, provando que era possível educar os colonizados.

Na Exposição Internacional de Bruxelas, foram apresentados os resultados das ações imperialistas do governo belga na região do Congo, no decorrer da segunda metade do século XIX. A partir da análise do texto e da fotografia, a concepção que orientou essas ações e um de seus efeitos para as populações congolesas da época estão indicados, respectivamente, em:
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O governo de Juscelino Kubitschek (1956-1961) celebrizou-se pela aplicação do Plano de Metas, que incluía a construção de rodovias federais.
A partir da observação das fotos, um dos principais desafios associados à plena realização da meta rodoviária foi:
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Pintada em 1937 para a Exposição Internacional de Paris, a tela de Picasso é um registro e um protesto diante da Guerra Civil Espanhola (1936-1939).
Para as sociedades europeias, esse conflito está vinculado ao seguinte processo político:
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Na charge de Laerte, o resultado do plebiscito, realizado no Chile em outubro de 2020, é relacionado a ideias que seriam aproveitadas pelo governo federal brasileiro. Uma ideia rejeitada pelos chilenos que inspira medidas no Brasil é a:
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Em 2002, os restos mortais do escritor Alexandre Dumas, falecido em 1870, foram enterrados no Panteão, mausoléu do Estado francês. O autor dos clássicos Os três mosqueteiros e O conde de Monte Cristo foi colocado em uma cripta ao lado de figuras históricas tão importantes quanto ele, como Victor Hugo e Voltaire. O presidente à época, Jacques Chirac, declarou que foi reparado o “erro” contra o escritor que pensou a frase “um por todos, todos por um”, uma das mais brilhantes da literatura. Embora fosse negro, o autor foi representado inúmeras vezes como um homem branco; algo que já aconteceu e continua acontecendo com figuras históricas negras, em pinturas, desenhos e até mesmo no cinema. No filme L’ autre Dumas (“O outro Dumas”), de 2010, o ator Gérard Depardieu, loiro de olhos azuis, foi chamado para interpretar o romancista francês.
A partir do texto, a demora no reconhecimento ao escritor Alexandre Dumas teve como razão a:
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