Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire: « Je m’endors ». Et une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire; mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier; il me semblait que j’étais moi-même le sujet de l’ouvrage...
Marcel Proust. Du côté de chez Swann. Gallimard: Paris, 1987, p. 3.
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En ce qui concerne les temps et les modes verbaux en français, dans cet extrait du roman de Marcel Proust sont utilisés le passé composé, l’imparfait, le présent et le plus-que-parfait de l’indicatif et le gérondif.