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Foram encontradas 492 questões.

2646466 Ano: 2015
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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(Claude Lévi-Strauss est invité par Georges Dumas au poste de professeur de sociologie à l’Université de São Paulo)
[...] Le Brésil et l’Amérique du Sud ne signifiaient rien pour moi. Néanmoins, je revois encore, avec la plus grande netteté, les images qu’évoquèrent aussitôt cette proposition imprévue. Les pays exotiques m’apparaissaient comme le contrepied des nôtres, le terme d’antipodes trouvait dans ma pensée un sens plus riche et plus naïf que son contenu littéral. On m’eût fort étonné en disant qu’une espèce animale ou végétale pouvait avoir le même aspect des deux côtés du globe. Chaque animal, chaque arbre, chaque brin d’herbe, devait être radicalement différent, afficher au premier coup d’oeil sa nature tropicale. Le Brésil s’esquissait dans mon imagination comme des gerbes de palmiers contournés, dissimulant des architectures bizarres, le tout baigné dans une odeur de cassolette, détail olfactif introduit subrepticement, semble-t-il, par l’homophonie inconsciemment perçue des mots « Brésil » et « grésiller », mais qui, plus que toute expérience acquise, explique qu’aujourd’hui encore je pense d’abord au Brésil comme à un parfum brûlé.
Considérées rétrospectivement, ces images ne me paraissent plus aussi arbitraires. J’ai appris que la vérité d’une situation ne se trouve pas dans son observation journalière, mais dans cette distillation patiente et fractionnée que l’équivoque du parfum m’invitait peut-être déjà à mettre en pratique, sous la forme d’un calembour spontané, véhicule d’une leçon symbolique que je n’étais pas à même de formuler clairement. Moins qu’un parcours, l’exploration est une fouille: une scène fugitive, un coin de paysage, une réflexion saisie au vol, permettent seuls de comprendre et d’interpréter des horizons autrement stériles.
Je fus donc bien étonné quand, au cours d’un déjeuner où m’avait emmené Victor Marguerite, j’entendis de la bouche de l’ambassadeur du Brésil à Paris le son de cloche officiel: « Des Indiens? Hélas, mon cher Monsieur, mais voici des lustres qu’ils ont tous disparus. Oh, c’est là une page bien triste, bien honteuse, dans l’histoire de mon pays. […]. Mais, comment reprocher aux colons portugais d’avoir participé à la rudesse générale des moeurs? Ils se saisissaient des Indiens, les attachaient aux bouches des canons et les déchiquetaient vivants à coups de boulets. C’est ainsi qu’on les a eus, jusqu’au dernier. Vous allez, comme sociologue, découvrir au Brésil des choses passionnantes, mais les Indiens, n’y songez plus, vous n’en trouverez plus un seul… »
Claude Lévi-Strauss. Tristes tropiques. Paris, 1955 (Extrait,chapitre V, p. 37-39). (adapté).
A la lumière du texte, jugez si le item suivant sont vrai (C) ou faux (E).
Avant qu’on lui propose son premier poste au Brésil, Lévi-Strauss s’était déjà largement renseigné sur la région.
 

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2646465 Ano: 2015
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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(Claude Lévi-Strauss est invité par Georges Dumas au poste de professeur de sociologie à l’Université de São Paulo)
[...] Le Brésil et l’Amérique du Sud ne signifiaient rien pour moi. Néanmoins, je revois encore, avec la plus grande netteté, les images qu’évoquèrent aussitôt cette proposition imprévue. Les pays exotiques m’apparaissaient comme le contrepied des nôtres, le terme d’antipodes trouvait dans ma pensée un sens plus riche et plus naïf que son contenu littéral. On m’eût fort étonné en disant qu’une espèce animale ou végétale pouvait avoir le même aspect des deux côtés du globe. Chaque animal, chaque arbre, chaque brin d’herbe, devait être radicalement différent, afficher au premier coup d’oeil sa nature tropicale. Le Brésil s’esquissait dans mon imagination comme des gerbes de palmiers contournés, dissimulant des architectures bizarres, le tout baigné dans une odeur de cassolette, détail olfactif introduit subrepticement, semble-t-il, par l’homophonie inconsciemment perçue des mots « Brésil » et « grésiller », mais qui, plus que toute expérience acquise, explique qu’aujourd’hui encore je pense d’abord au Brésil comme à un parfum brûlé.
Considérées rétrospectivement, ces images ne me paraissent plus aussi arbitraires. J’ai appris que la vérité d’une situation ne se trouve pas dans son observation journalière, mais dans cette distillation patiente et fractionnée que l’équivoque du parfum m’invitait peut-être déjà à mettre en pratique, sous la forme d’un calembour spontané, véhicule d’une leçon symbolique que je n’étais pas à même de formuler clairement. Moins qu’un parcours, l’exploration est une fouille: une scène fugitive, un coin de paysage, une réflexion saisie au vol, permettent seuls de comprendre et d’interpréter des horizons autrement stériles.
Je fus donc bien étonné quand, au cours d’un déjeuner où m’avait emmené Victor Marguerite, j’entendis de la bouche de l’ambassadeur du Brésil à Paris le son de cloche officiel: « Des Indiens? Hélas, mon cher Monsieur, mais voici des lustres qu’ils ont tous disparus. Oh, c’est là une page bien triste, bien honteuse, dans l’histoire de mon pays. […]. Mais, comment reprocher aux colons portugais d’avoir participé à la rudesse générale des moeurs? Ils se saisissaient des Indiens, les attachaient aux bouches des canons et les déchiquetaient vivants à coups de boulets. C’est ainsi qu’on les a eus, jusqu’au dernier. Vous allez, comme sociologue, découvrir au Brésil des choses passionnantes, mais les Indiens, n’y songez plus, vous n’en trouverez plus un seul… »
Claude Lévi-Strauss. Tristes tropiques. Paris, 1955 (Extrait,chapitre V, p. 37-39). (adapté).
A la lumière du texte, jugez si le item suivant sont vrai (C) ou faux (E).
Lévi-Strauss admet que sa découverte du Brésil et la compréhension qu’il en a retirée sont le fruit d’une étude méthodique et rationnelle.
 

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2646464 Ano: 2015
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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(Claude Lévi-Strauss est invité par Georges Dumas au poste de professeur de sociologie à l’Université de São Paulo)
[...] Le Brésil et l’Amérique du Sud ne signifiaient rien pour moi. Néanmoins, je revois encore, avec la plus grande netteté, les images qu’évoquèrent aussitôt cette proposition imprévue. Les pays exotiques m’apparaissaient comme le contrepied des nôtres, le terme d’antipodes trouvait dans ma pensée un sens plus riche et plus naïf que son contenu littéral. On m’eût fort étonné en disant qu’une espèce animale ou végétale pouvait avoir le même aspect des deux côtés du globe. Chaque animal, chaque arbre, chaque brin d’herbe, devait être radicalement différent, afficher au premier coup d’oeil sa nature tropicale. Le Brésil s’esquissait dans mon imagination comme des gerbes de palmiers contournés, dissimulant des architectures bizarres, le tout baigné dans une odeur de cassolette, détail olfactif introduit subrepticement, semble-t-il, par l’homophonie inconsciemment perçue des mots « Brésil » et « grésiller », mais qui, plus que toute expérience acquise, explique qu’aujourd’hui encore je pense d’abord au Brésil comme à un parfum brûlé.
Considérées rétrospectivement, ces images ne me paraissent plus aussi arbitraires. J’ai appris que la vérité d’une situation ne se trouve pas dans son observation journalière, mais dans cette distillation patiente et fractionnée que l’équivoque du parfum m’invitait peut-être déjà à mettre en pratique, sous la forme d’un calembour spontané, véhicule d’une leçon symbolique que je n’étais pas à même de formuler clairement. Moins qu’un parcours, l’exploration est une fouille: une scène fugitive, un coin de paysage, une réflexion saisie au vol, permettent seuls de comprendre et d’interpréter des horizons autrement stériles.
Je fus donc bien étonné quand, au cours d’un déjeuner où m’avait emmené Victor Marguerite, j’entendis de la bouche de l’ambassadeur du Brésil à Paris le son de cloche officiel: « Des Indiens? Hélas, mon cher Monsieur, mais voici des lustres qu’ils ont tous disparus. Oh, c’est là une page bien triste, bien honteuse, dans l’histoire de mon pays. […]. Mais, comment reprocher aux colons portugais d’avoir participé à la rudesse générale des moeurs? Ils se saisissaient des Indiens, les attachaient aux bouches des canons et les déchiquetaient vivants à coups de boulets. C’est ainsi qu’on les a eus, jusqu’au dernier. Vous allez, comme sociologue, découvrir au Brésil des choses passionnantes, mais les Indiens, n’y songez plus, vous n’en trouverez plus un seul… »
Claude Lévi-Strauss. Tristes tropiques. Paris, 1955 (Extrait,chapitre V, p. 37-39). (adapté).
A la lumière du texte, jugez si le item suivant sont vrai (C) ou faux (E).
Les mots « Brésil » et « grésiller » évoquent pour l’auteur les braises d’un foyer à l’origine du mot « Brésil ».
 

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2646463 Ano: 2015
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu’il n’y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu’on m’en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage; comme de vrai, il semble que nous n’avons autre mire de la vérité et de la raison que l’exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits: là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice et détournés de l’ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages. En ceux-là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés, lesquelles nous avons abâtardies en ceux-ci, et les avons seulement accommodées au plaisir de notre goût corrompu.
2.Les indigènes des Antilles et de l’Amérique du Sud.
3.Critère, point de vue.
4. Régime politique.
5.Usage.
Montaigne « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage », « Des cannibales », I. 31.
Jugez à la lumière du texte, si le item suivant sont vrai (C) ou faux (E).
On peut remplacer « je trouve » par je pense, sans changer le sens de la phrase.
 

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2646462 Ano: 2015
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu’il n’y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu’on m’en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage; comme de vrai, il semble que nous n’avons autre mire de la vérité et de la raison que l’exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits: là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice et détournés de l’ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages. En ceux-là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés, lesquelles nous avons abâtardies en ceux-ci, et les avons seulement accommodées au plaisir de notre goût corrompu.
2.Les indigènes des Antilles et de l’Amérique du Sud.
3.Critère, point de vue.
4. Régime politique.
5.Usage.
Montaigne « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage », « Des cannibales », I. 31.
Jugez à la lumière du texte, si le item suivant sont vrai (C) ou faux (E).
Le pronon « ceux-ci » remplace les fruits que la nature a produits.
 

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2646461 Ano: 2015
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu’il n’y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu’on m’en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage; comme de vrai, il semble que nous n’avons autre mire de la vérité et de la raison que l’exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits: là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice et détournés de l’ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages. En ceux-là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés, lesquelles nous avons abâtardies en ceux-ci, et les avons seulement accommodées au plaisir de notre goût corrompu.
2.Les indigènes des Antilles et de l’Amérique du Sud.
3.Critère, point de vue.
4. Régime politique.
5.Usage.
Montaigne « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage », « Des cannibales », I. 31.
Jugez à la lumière du texte, si le item suivant sont vrai (C) ou faux (E).
l’adverbe « Là » remplace « pays où nous sommes ».
 

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2646460 Ano: 2015
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu’il n’y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu’on m’en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage; comme de vrai, il semble que nous n’avons autre mire de la vérité et de la raison que l’exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits: là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice et détournés de l’ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages. En ceux-là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés, lesquelles nous avons abâtardies en ceux-ci, et les avons seulement accommodées au plaisir de notre goût corrompu.
2.Les indigènes des Antilles et de l’Amérique du Sud.
3.Critère, point de vue.
4. Régime politique.
5.Usage.
Montaigne « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage », « Des cannibales », I. 31.
Jugez à la lumière du texte, si le item suivant sont vrai (C) ou faux (E).
On peut remplacer « propos » par hypothèse, sans changer le sens de la phrase.
 

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2646459 Ano: 2015
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu’il n’y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu’on m’en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage; comme de vrai, il semble que nous n’avons autre mire de la vérité et de la raison que l’exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits: là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice et détournés de l’ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages. En ceux-là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés, lesquelles nous avons abâtardies en ceux-ci, et les avons seulement accommodées au plaisir de notre goût corrompu.
2.Les indigènes des Antilles et de l’Amérique du Sud.
3.Critère, point de vue.
4. Régime politique.
5.Usage.
Montaigne « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage », « Des cannibales », I. 31.
En vous basant sur le texte, jugez si le item suivant sont vrai (C) ou faux (E).
Cet extrait a pu constituer le germe de la théorie du « bon sauvage » chère à Rousseau.
 

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2646458 Ano: 2015
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu’il n’y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu’on m’en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage; comme de vrai, il semble que nous n’avons autre mire de la vérité et de la raison que l’exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits: là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice et détournés de l’ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages. En ceux-là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés, lesquelles nous avons abâtardies en ceux-ci, et les avons seulement accommodées au plaisir de notre goût corrompu.
2.Les indigènes des Antilles et de l’Amérique du Sud.
3.Critère, point de vue.
4. Régime politique.
5.Usage.
Montaigne « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage », « Des cannibales », I. 31.
En vous basant sur le texte, jugez si le item suivant sont vrai (C) ou faux (E).
Dans cet extrait, Montaigne fait l’apologie des habitudes et du mode de vie français de l’époque.
 

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2646457 Ano: 2015
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu’il n’y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu’on m’en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage; comme de vrai, il semble que nous n’avons autre mire de la vérité et de la raison que l’exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits: là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice et détournés de l’ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages. En ceux-là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés, lesquelles nous avons abâtardies en ceux-ci, et les avons seulement accommodées au plaisir de notre goût corrompu.
2.Les indigènes des Antilles et de l’Amérique du Sud.
3.Critère, point de vue.
4. Régime politique.
5.Usage.
Montaigne « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage », « Des cannibales », I. 31.
En vous basant sur le texte, jugez si le item suivant sont vrai (C) ou faux (E).
Montaigne nous fait part de ses réflexions à la suite d’un voyage qu’il a effectué aux Antilles.
 

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