Foram encontradas 50 questões.
Texto 2
Plus de 150 écoles occupées au Brésil
«Ecole de lutte», avertit la banderole accrochée au mur de l’école Fernão Dias, première à avoir été occupée par des élèves le 9 novembre passé au Brésil. Depuis, plus de 150 écoles ont suivi le mouvement, déclenchant une vague de soutien inattendue dans la société civile brésilienne.
A la base du problème, une réforme du gouvernement de l'Etat de São Paulo annoncée par le Secrétariat de l'Education en septembre passé
qui prévoit la fermeture de 94 établissements et la réorganisation de centaines d'autres. Avec à la clefsuppression de salles de classes et de postes, réduction des budgets alloués à l'enseignement et augmentation du nombre d'élèves par classe.
qui prévoit la fermeture de 94 établissements et la réorganisation de centaines d'autres. Avec à la clefsuppression de salles de classes et de postes, réduction des budgets alloués à l'enseignement et augmentation du nombre d'élèves par classe.
Selon le Syndicat des professeurs de l'enseignement officiel de São Paulo, cette restructuration affectera 311000 élèves et 74000 professeurs. Carlos Giannazi, du parti Socialisme et Liberté (PSOL), dénonce une réforme qui, sous prétexte d'améliorer la qualité de l'instruction publique, vise à réduire le budget de l'éducation alors que des sommes importantes viennent encore d'être dégagées pour la police militaire, par exemple.
Début octobre 2016: élèves et professeurs ont manifesté à plusieurs reprises leur volonté d'entamer un dialogue face à une réforme décidée sans qu'ils n'aient été consultés. Face au mutisme du gouvernement, le mouvement s'est radicalisé. A l'école Fernão Dias, les élèves ont voté à l'unanimité l'occupation des bâtiments scolaires. Le Tribunal de Justice de São Paulo a d'abord ordonné l'évacuation des élèves. La police militaire a encerclé l'école, faisant craindre le pire. La Cour a finalement rétrocédé et a demandé aux parties d'entamer une négociation. Le mouvement d'occupation s'est alors largement répandu, touchant plus d'une centaine d'établissements.
Pour Diana Berman, historienne brésilienne établie à Genève, cette organisation autonome et spontanée des étudiants à São Paulo est extrêmement positive, car elle contribue à la politisation de jeunes provenant de couches défavorisées et rassemble plusieurs secteurs de la société civile autour de questions sociales. «Au-delà du résultat, qui n'est pas garanti, le processus en soi est important, car il crée un précédent dans l'implication des jeunes pour leurs droits. Il pose aussi le débat sur la tendance actuelle au démantèlement de l'Etat», ajoute-t-elle en établisant un parallèle avec les débats qui occupent actuellement les usagers de la fonction publique à Genève.
Laura Hunter - LE COURRIER - 28 avril 2016 lecourrier.ch/134530/plus_de_150_ecoles_occupees_au_bresil
Selon Diana Berman, la mobilisation des étudiants est très positive car elle permet de contrecarrer:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Texto 2
Plus de 150 écoles occupées au Brésil
«Ecole de lutte», avertit la banderole accrochée au mur de l’école Fernão Dias, première à avoir été occupée par des élèves le 9 novembre passé au Brésil. Depuis, plus de 150 écoles ont suivi le mouvement, déclenchant une vague de soutien inattendue dans la société civile brésilienne.
A la base du problème, une réforme du gouvernement de l'Etat de São Paulo annoncée par le Secrétariat de l'Education en septembre passé
qui prévoit la fermeture de 94 établissements et la réorganisation de centaines d'autres. Avec à la clefsuppression de salles de classes et de postes, réduction des budgets alloués à l'enseignement et augmentation du nombre d'élèves par classe.
qui prévoit la fermeture de 94 établissements et la réorganisation de centaines d'autres. Avec à la clefsuppression de salles de classes et de postes, réduction des budgets alloués à l'enseignement et augmentation du nombre d'élèves par classe.
Selon le Syndicat des professeurs de l'enseignement officiel de São Paulo, cette restructuration affectera 311000 élèves et 74000 professeurs. Carlos Giannazi, du parti Socialisme et Liberté (PSOL), dénonce une réforme qui, sous prétexte d'améliorer la qualité de l'instruction publique, vise à réduire le budget de l'éducation alors que des sommes importantes viennent encore d'être dégagées pour la police militaire, par exemple.
Début octobre 2016: élèves et professeurs ont manifesté à plusieurs reprises leur volonté d'entamer un dialogue face à une réforme décidée sans qu'ils n'aient été consultés. Face au mutisme du gouvernement, le mouvement s'est radicalisé. A l'école Fernão Dias, les élèves ont voté à l'unanimité l'occupation des bâtiments scolaires. Le Tribunal de Justice de São Paulo a d'abord ordonné l'évacuation des élèves. La police militaire a encerclé l'école, faisant craindre le pire. La Cour a finalement rétrocédé et a demandé aux parties d'entamer une négociation. Le mouvement d'occupation s'est alors largement répandu, touchant plus d'une centaine d'établissements.
Pour Diana Berman, historienne brésilienne établie à Genève, cette organisation autonome et spontanée des étudiants à São Paulo est extrêmement positive, car elle contribue à la politisation de jeunes provenant de couches défavorisées et rassemble plusieurs secteurs de la société civile autour de questions sociales. «Au-delà du résultat, qui n'est pas garanti, le processus en soi est important, car il crée un précédent dans l'implication des jeunes pour leurs droits. Il pose aussi le débat sur la tendance actuelle au démantèlement de l'Etat», ajoute-t-elle en établisant un parallèle avec les débats qui occupent actuellement les usagers de la fonction publique à Genève.
Laura Hunter - LE COURRIER - 28 avril 2016 lecourrier.ch/134530/plus_de_150_ecoles_occupees_au_bresil
Au 3ª paragraphe, “améliorer la qualité de l'instruction publique” et “réduire le budget de l’éducation” représentent des perspectives distinctes sur la réforme en question.
Ces deux perspectives sont assumées respectivement par:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Texto 2
Plus de 150 écoles occupées au Brésil
«Ecole de lutte», avertit la banderole accrochée au mur de l’école Fernão Dias, première à avoir été occupée par des élèves le 9 novembre passé au Brésil. Depuis, plus de 150 écoles ont suivi le mouvement, déclenchant une vague de soutien inattendue dans la société civile brésilienne.
A la base du problème, une réforme du gouvernement de l'Etat de São Paulo annoncée par le Secrétariat de l'Education en septembre passé
qui prévoit la fermeture de 94 établissements et la réorganisation de centaines d'autres. Avec à la clefsuppression de salles de classes et de postes, réduction des budgets alloués à l'enseignement et augmentation du nombre d'élèves par classe.
qui prévoit la fermeture de 94 établissements et la réorganisation de centaines d'autres. Avec à la clefsuppression de salles de classes et de postes, réduction des budgets alloués à l'enseignement et augmentation du nombre d'élèves par classe.
Selon le Syndicat des professeurs de l'enseignement officiel de São Paulo, cette restructuration affectera 311000 élèves et 74000 professeurs. Carlos Giannazi, du parti Socialisme et Liberté (PSOL), dénonce une réforme qui, sous prétexte d'améliorer la qualité de l'instruction publique, vise à réduire le budget de l'éducation alors que des sommes importantes viennent encore d'être dégagées pour la police militaire, par exemple.
Début octobre 2016: élèves et professeurs ont manifesté à plusieurs reprises leur volonté d'entamer un dialogue face à une réforme décidée sans qu'ils n'aient été consultés. Face au mutisme du gouvernement, le mouvement s'est radicalisé. A l'école Fernão Dias, les élèves ont voté à l'unanimité l'occupation des bâtiments scolaires. Le Tribunal de Justice de São Paulo a d'abord ordonné l'évacuation des élèves. La police militaire a encerclé l'école, faisant craindre le pire. La Cour a finalement rétrocédé et a demandé aux parties d'entamer une négociation. Le mouvement d'occupation s'est alors largement répandu, touchant plus d'une centaine d'établissements.
Pour Diana Berman, historienne brésilienne établie à Genève, cette organisation autonome et spontanée des étudiants à São Paulo est extrêmement positive, car elle contribue à la politisation de jeunes provenant de couches défavorisées et rassemble plusieurs secteurs de la société civile autour de questions sociales. «Au-delà du résultat, qui n'est pas garanti, le processus en soi est important, car il crée un précédent dans l'implication des jeunes pour leurs droits. Il pose aussi le débat sur la tendance actuelle au démantèlement de l'Etat», ajoute-t-elle en établisant un parallèle avec les débats qui occupent actuellement les usagers de la fonction publique à Genève.
Laura Hunter - LE COURRIER - 28 avril 2016 lecourrier.ch/134530/plus_de_150_ecoles_occupees_au_bresil
alors que des sommes importantes viennent encore d’être dégagées
Dans cet extrait, le connecteur souligné introduit une idée de:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Texto 2
Plus de 150 écoles occupées au Brésil
«Ecole de lutte», avertit la banderole accrochée au mur de l’école Fernão Dias, première à avoir été occupée par des élèves le 9 novembre passé au Brésil. Depuis, plus de 150 écoles ont suivi le mouvement, déclenchant une vague de soutien inattendue dans la société civile brésilienne.
A la base du problème, une réforme du gouvernement de l'Etat de São Paulo annoncée par le Secrétariat de l'Education en septembre passé
qui prévoit la fermeture de 94 établissements et la réorganisation de centaines d'autres. Avec à la clefsuppression de salles de classes et de postes, réduction des budgets alloués à l'enseignement et augmentation du nombre d'élèves par classe.
qui prévoit la fermeture de 94 établissements et la réorganisation de centaines d'autres. Avec à la clefsuppression de salles de classes et de postes, réduction des budgets alloués à l'enseignement et augmentation du nombre d'élèves par classe.
Selon le Syndicat des professeurs de l'enseignement officiel de São Paulo, cette restructuration affectera 311000 élèves et 74000 professeurs. Carlos Giannazi, du parti Socialisme et Liberté (PSOL), dénonce une réforme qui, sous prétexte d'améliorer la qualité de l'instruction publique, vise à réduire le budget de l'éducation alors que des sommes importantes viennent encore d'être dégagées pour la police militaire, par exemple.
Début octobre 2016: élèves et professeurs ont manifesté à plusieurs reprises leur volonté d'entamer un dialogue face à une réforme décidée sans qu'ils n'aient été consultés. Face au mutisme du gouvernement, le mouvement s'est radicalisé. A l'école Fernão Dias, les élèves ont voté à l'unanimité l'occupation des bâtiments scolaires. Le Tribunal de Justice de São Paulo a d'abord ordonné l'évacuation des élèves. La police militaire a encerclé l'école, faisant craindre le pire. La Cour a finalement rétrocédé et a demandé aux parties d'entamer une négociation. Le mouvement d'occupation s'est alors largement répandu, touchant plus d'une centaine d'établissements.
Pour Diana Berman, historienne brésilienne établie à Genève, cette organisation autonome et spontanée des étudiants à São Paulo est extrêmement positive, car elle contribue à la politisation de jeunes provenant de couches défavorisées et rassemble plusieurs secteurs de la société civile autour de questions sociales. «Au-delà du résultat, qui n'est pas garanti, le processus en soi est important, car il crée un précédent dans l'implication des jeunes pour leurs droits. Il pose aussi le débat sur la tendance actuelle au démantèlement de l'Etat», ajoute-t-elle en établisant un parallèle avec les débats qui occupent actuellement les usagers de la fonction publique à Genève.
Laura Hunter - LE COURRIER - 28 avril 2016 lecourrier.ch/134530/plus_de_150_ecoles_occupees_au_bresil
Avec à la clef suppression de salles de classes et de postes ...
L’expression soulignée peut être remplacée, sans changement important de sens, par:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations. (l.62-63)
L’expression soulignée dans l’extrait ci-dessus peut être remplacée, sans changement important de sens, par:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
D’après le texte, l’expérience de la langue étrangère exclut une conception d’identité caractérisée comme:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre.
Le mot souligné n’est pas employé dans son sens propre.
Son choix révèle que, pour formuler l’énoncé, l’auteur a fait un raisonnement basé sur une:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
Au 3ª paragraphe, l’auteur parle d’une langue en deuil d’elle-même.
L’expression soulignée implique un sentiment de:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
Le “paradoxe fondateur” dont parle l’auteur au 2º paragraphe réside dans le fait que:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Texto 1
Enseigner le français et la littérature: du
linguistique à l’anthropologique
linguistique à l’anthropologique
L’anthropologie, non comme discipline constituée, mais comme champ de questionnement qui englobe le sujet et la culture dans leurs manifestations singulières et collectives, devient le substrat de toutenseignement de la langue et de la littérature, se substituant aux approches structurales dans l’enseignement des langues et au règne de l’approche linguistique dans la lecture méthodique en littérature. Ce postulat, qui appellerait des nuances, peut se résumer à un déplacement de la question de l’objet vers le sujet, des savoirs techniques vers la culture. (...)
Un détour critique par un philosophe confronté à la difficulté à exister dans une langue et une culture qui ne lui étaient pas premières permet de problématiser la question avant d’en examiner les aspects historiques. Dans Le monolinguisme de l’autre, oeuvre de 1996, Derrida propose un paradoxe fondateur ou, comme il la nomme luimême, une antinomie. Il y affirme qu’on ne parle jamais une seule langue mais aussi qu’on ne parle jamais qu’une seule langue. Il est légitime d’étendre cette double postulation portant sur l’usage linguistique à tout sujet lecteur de littérature puisqu’il entre dans la problématique croisée des apprentissages linguistiques et culturels. La première proposition, qui peut s’entendre comme la résistance d’un monolinguisme constitutif du sujet, qui lui interdit de parler vraiment une autre langue, est solidaire de la seconde, qui laisse entrevoir que le monolinguisme est, pour une part, illusoire, tant sont présents les phénomènes de subjectivation et d’appropriation individuelle dans tout usage linguistique. En ce sens, il n’est de langue que profondément unique et nécessairement multiple.
La première conséquence de ce paradoxe est que nous sommes en présence d’une langue en deuil d’elle-même ou du moins de son unicité. C’est ce que peut postuler toute lecture littéraire, dans la langue étrangère et dans la langue maternelle, en ce sens qu’elle est rencontre d’une non-identité à soi, sur les plans linguistique et culturel. L’expérience de Jacques Derrida redouble ici, en effet, celle des élèves confrontés à la lecture littéraire dans la langue maternelle et dans l’apprentissage de la langue étrangère, ces deux domaines institués séparément recouvrant souvent des situations très voisines marquées par des sentiments d’étrangeté et d’exotisme. Cette expérience des limites rend la langue à la fois complètement irremplaçable, pour faire exister ce sentiment d’étrangeté, et toujours disponible, pour la substitution, pour la greffe, pour la rencontre de l’autre. Abdekébir Khatibi, autre homme des limites, avec qui Derrida dialogue, apporte une tentative de conceptualisation avec la notion de bilangue. Elle est définie comme langue de l’aimance, qui devient le signe d’une identité plurielle et métisse, contre toutes les mythologies construites autour de la pureté des origines linguistiques. Dans cette perspective, altérités linguistique et culturelle sont intimement liées et constituent l’identité du locuteur, de l’auteur ou du lecteur, au gré des situations.
Patrick Demougin Texto adaptado - erudit.org/revue/rse/2007/v33/n2/017884ar.html
Les formes pronominales soulignées ci-dessous remplacent des mots ou expressions qui les précèdent, EXCEPTÉ:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Cadernos
Caderno Container