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DES MOTS NOUVEAUX POUR
UN MONDE QUI CHANGE
La langue française, heureusement, dispose de toutes les ressources nécessaires pour désigner les réalités nouvelles qui apparaissent dans le paysage langagier français.
Un des clichés les plus courants sur la langue française voudrait que le français soit peu propice aux inventions lexicales, peu accueillant aux créations verbales. Certains y voient même paradoxalement le gage de sa pérennité: le français, superbement drapé dans son lexique, résisterait impavide aux tumultes de l’Histoire. Pour la plupart, cette apparente rigidité serait au contraire le signe d’une faiblesse congénitale.
Rien de plus faux, bien sûr, et le français, comme toutes les grandes langues du monde, ne cesse d’évoluer. Peu dans sa morphologie, encore moins dans sa syntaxe – qui en constitue l’armature – mais beaucoup dans son vocabulaire. Près de la moitié du lexique français courant d’aujourd’hui, que l’on évalue à environ 60.000 mots, se serait intégralement renouvelée en l’espace d’un demi-siècle: c’est bien la preuve que la langue française change aussi vite que le monde qu’elle exprime.
Dans son évolution, le français ne se contente pas d’attribuer des sens nouveaux à des mots préexistants - comme souris ou virus dans le domaine de l’informatique -, voire de ressusciter à l’occasion des mots tombés en désuétude, il en crée par toutes sortes de mécanismes qui font le délice des lexicologues: par l’ajout de préfixes – agro, bio, éco – ou de suffixes – tique, age, ité – et l’emprunt aux langues étrangères. Ainsi, de nombreux néologismes entrent chaque année dans le dictionnaire: mots de la mode dans les annés 60, abréviations, sigles et acronymes dans les années 70, mots composés avec certains préfixes tels que cyber dans les années 90.
Cette création est souvent spontanée: les mots nouveaux s’inventent sur les trottoirs de nos villes, dans les quartiers, dans les réseaux sociaux, dans les différentes circonstances de la vie quotidienne... Les jeunes, les journalistes, les publicitaires, les chanteurs, les écrivains, les poètes, les humoristes sont tous de grands pourvoyeurs de mots nouveaux.
Mais une langue n’est pas un composé stable: il n’y a que des états de langue, et le destin des mots nouveaux est imprévisible. Que leur formation soit intuitive ou raisonnée, l’usage en dernière instance fera toujours loi. Un mot n’en remplace durablement un autre que s’il est seul à pouvoir exprimer ce qu’il désigne. C’est pourquoi la meilleure manière de “défendre” une langue est encore d’inventer des notions ou des concepts dans cette langue. Car ce sont les choses, et les notions qui leur sont attachées, qui portent les mots. En définitive, l’avenir d’une langue dépend de la capacité créatrice des peuples qui la parlent. Tout autant que sur des facteurs démographiques ou économiques, tout autant que sur la puissance, la vitalité d’une langue repose sur la créativité scientifique, artistique, littéraire ou conceptuelle de la culture qu’elle exprime.
(NORTH, Xavier. Des mots nouveaux pour un monde
qui change. Le français dans le monde, nº 392, mars-
avril 2014. p. 30-1.Texte adapté.)
Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question suivante.
Le mot “drapé” composant la proposition étudiée dans la question précédente signifie:
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DES MOTS NOUVEAUX POUR
UN MONDE QUI CHANGE
La langue française, heureusement, dispose de toutes les ressources nécessaires pour désigner les réalités nouvelles qui apparaissent dans le paysage langagier français.
Un des clichés les plus courants sur la langue française voudrait que le français soit peu propice aux inventions lexicales, peu accueillant aux créations verbales. Certains y voient même paradoxalement le gage de sa pérennité: le français, superbement drapé dans son lexique, résisterait impavide aux tumultes de l’Histoire. Pour la plupart, cette apparente rigidité serait au contraire le signe d’une faiblesse congénitale.
Rien de plus faux, bien sûr, et le français, comme toutes les grandes langues du monde, ne cesse d’évoluer. Peu dans sa morphologie, encore moins dans sa syntaxe – qui en constitue l’armature – mais beaucoup dans son vocabulaire. Près de la moitié du lexique français courant d’aujourd’hui, que l’on évalue à environ 60.000 mots, se serait intégralement renouvelée en l’espace d’un demi-siècle: c’est bien la preuve que la langue française change aussi vite que le monde qu’elle exprime.
Dans son évolution, le français ne se contente pas d’attribuer des sens nouveaux à des mots préexistants - comme souris ou virus dans le domaine de l’informatique -, voire de ressusciter à l’occasion des mots tombés en désuétude, il en crée par toutes sortes de mécanismes qui font le délice des lexicologues: par l’ajout de préfixes – agro, bio, éco – ou de suffixes – tique, age, ité – et l’emprunt aux langues étrangères. Ainsi, de nombreux néologismes entrent chaque année dans le dictionnaire: mots de la mode dans les annés 60, abréviations, sigles et acronymes dans les années 70, mots composés avec certains préfixes tels que cyber dans les années 90.
Cette création est souvent spontanée: les mots nouveaux s’inventent sur les trottoirs de nos villes, dans les quartiers, dans les réseaux sociaux, dans les différentes circonstances de la vie quotidienne... Les jeunes, les journalistes, les publicitaires, les chanteurs, les écrivains, les poètes, les humoristes sont tous de grands pourvoyeurs de mots nouveaux.
Mais une langue n’est pas un composé stable: il n’y a que des états de langue, et le destin des mots nouveaux est imprévisible. Que leur formation soit intuitive ou raisonnée, l’usage en dernière instance fera toujours loi. Un mot n’en remplace durablement un autre que s’il est seul à pouvoir exprimer ce qu’il désigne. C’est pourquoi la meilleure manière de “défendre” une langue est encore d’inventer des notions ou des concepts dans cette langue. Car ce sont les choses, et les notions qui leur sont attachées, qui portent les mots. En définitive, l’avenir d’une langue dépend de la capacité créatrice des peuples qui la parlent. Tout autant que sur des facteurs démographiques ou économiques, tout autant que sur la puissance, la vitalité d’une langue repose sur la créativité scientifique, artistique, littéraire ou conceptuelle de la culture qu’elle exprime.
(NORTH, Xavier. Des mots nouveaux pour un monde
qui change. Le français dans le monde, nº 392, mars-
avril 2014. p. 30-1.Texte adapté.)
Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question suivante.
La proposition du texte “le français, superbement drapé dans son lexique, résisterait impavide aux tumultes de l’Histoire.” permet de
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DES MOTS NOUVEAUX POUR
UN MONDE QUI CHANGE
La langue française, heureusement, dispose de toutes les ressources nécessaires pour désigner les réalités nouvelles qui apparaissent dans le paysage langagier français.
Un des clichés les plus courants sur la langue française voudrait que le français soit peu propice aux inventions lexicales, peu accueillant aux créations verbales. Certains y voient même paradoxalement le gage de sa pérennité: le français, superbement drapé dans son lexique, résisterait impavide aux tumultes de l’Histoire. Pour la plupart, cette apparente rigidité serait au contraire le signe d’une faiblesse congénitale.
Rien de plus faux, bien sûr, et le français, comme toutes les grandes langues du monde, ne cesse d’évoluer. Peu dans sa morphologie, encore moins dans sa syntaxe – qui en constitue l’armature – mais beaucoup dans son vocabulaire. Près de la moitié du lexique français courant d’aujourd’hui, que l’on évalue à environ 60.000 mots, se serait intégralement renouvelée en l’espace d’un demi-siècle: c’est bien la preuve que la langue française change aussi vite que le monde qu’elle exprime.
Dans son évolution, le français ne se contente pas d’attribuer des sens nouveaux à des mots préexistants - comme souris ou virus dans le domaine de l’informatique -, voire de ressusciter à l’occasion des mots tombés en désuétude, il en crée par toutes sortes de mécanismes qui font le délice des lexicologues: par l’ajout de préfixes – agro, bio, éco – ou de suffixes – tique, age, ité – et l’emprunt aux langues étrangères. Ainsi, de nombreux néologismes entrent chaque année dans le dictionnaire: mots de la mode dans les annés 60, abréviations, sigles et acronymes dans les années 70, mots composés avec certains préfixes tels que cyber dans les années 90.
Cette création est souvent spontanée: les mots nouveaux s’inventent sur les trottoirs de nos villes, dans les quartiers, dans les réseaux sociaux, dans les différentes circonstances de la vie quotidienne... Les jeunes, les journalistes, les publicitaires, les chanteurs, les écrivains, les poètes, les humoristes sont tous de grands pourvoyeurs de mots nouveaux.
Mais une langue n’est pas un composé stable: il n’y a que des états de langue, et le destin des mots nouveaux est imprévisible. Que leur formation soit intuitive ou raisonnée, l’usage en dernière instance fera toujours loi. Un mot n’en remplace durablement un autre que s’il est seul à pouvoir exprimer ce qu’il désigne. C’est pourquoi la meilleure manière de “défendre” une langue est encore d’inventer des notions ou des concepts dans cette langue. Car ce sont les choses, et les notions qui leur sont attachées, qui portent les mots. En définitive, l’avenir d’une langue dépend de la capacité créatrice des peuples qui la parlent. Tout autant que sur des facteurs démographiques ou économiques, tout autant que sur la puissance, la vitalité d’une langue repose sur la créativité scientifique, artistique, littéraire ou conceptuelle de la culture qu’elle exprime.
(NORTH, Xavier. Des mots nouveaux pour un monde
qui change. Le français dans le monde, nº 392, mars-
avril 2014. p. 30-1.Texte adapté.)
Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question suivante.
L’expression “peu propice” signifie
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UN MONDE QUI CHANGE
La langue française, heureusementB), dispose de toutes les ressourcesA) nécessaires pour désigner les réalités nouvelles qui apparaissent dans le paysage langagier français.
Un des clichés les plus courants sur la langue française voudrait que le français soit peu propice aux inventions lexicales, peu accueillant aux créations verbales. Certains y voient même paradoxalement le gageC) de sa pérennité: le français, superbement drapé dans son lexique, résisterait impavide aux tumultes de l’Histoire. Pour la plupart, cette apparente rigidité serait au contraire le signe d’une faiblesse congénitale.
Rien de plus faux, bien sûr, et le français, comme toutes les grandes langues du monde, ne cesse d’évoluer. Peu dans sa morphologie, encore moins dans sa syntaxe – qui en constitue l’armature – mais beaucoup dans son vocabulaire. Près de la moitié du lexique français courant d’aujourd’hui, que l’on évalue à environ 60.000 mots, se serait intégralement renouvelée en l’espace d’un demi-siècle: c’est bien la preuve que la langue française change aussi vite que le monde qu’elle exprime.
Dans son évolution, le français ne se contente pas d’attribuer des sens nouveaux à des mots préexistants - comme souris ou virus dans le domaine de l’informatique -, voire de ressusciter à l’occasion des mots tombés en désuétude, il en crée par toutes sortes de mécanismes qui font le délice des lexicologues: par l’ajout de préfixes – agro, bio, éco – ou de suffixes – tique, age, ité – et l’emprunt aux langues étrangères. Ainsi, de nombreux néologismes entrent chaque année dans le dictionnaire: mots de la mode dans les annés 60, abréviations, sigles et acronymes dans les années 70, mots composés avec certains préfixes tels que cyber dans les années 90.
Cette création est souvent spontanée: les mots nouveaux s’inventent sur les trottoirs de nos villes, dans les quartiers, dans les réseaux sociaux, dans les différentes circonstances de la vie quotidienne... Les jeunes, les journalistes, les publicitaires, les chanteurs, les écrivains, les poètes, les humoristes sont tous de grands pourvoyeurs de mots nouveaux.
Mais une langue n’est pas un composé stable: il n’y a que des états de langue, et le destin des mots nouveaux est imprévisible. Que leur formation soit intuitive ou raisonnée, l’usage en dernière instance fera toujours loi. Un mot n’en remplace durablementD) un autre que s’il est seul à pouvoir exprimer ce qu’il désigne. C’est pourquoi la meilleure manière de “défendre” une langue est encore d’inventer des notions ou des concepts dans cette langue. Car ce sont les choses, et les notions qui leur sont attachées, qui portent les mots. En définitive, l’avenir d’une langue dépend de la capacité créatrice des peuples qui la parlent. Tout autant que sur des facteurs démographiques ou économiques, tout autant que sur la puissance, la vitalité d’une langue repose sur la créativité scientifique, artistique, littéraire ou conceptuelle de la culture qu’elle exprime.
(NORTH, Xavier. Des mots nouveaux pour un monde
qui change. Le français dans le monde, nº 392, mars-
avril 2014. p. 30-1.Texte adapté.)
Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question suivante.
Le mot du texte qui confirme positivement ce que l’auteur prône est
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La langue française, heureusement, dispose de toutes les ressources nécessaires pour désigner les réalités nouvelles qui apparaissent dans le paysage langagier français.
Un des clichés les plus courants sur la langue française voudrait que le français soit peu propice aux inventions lexicales, peu accueillant aux créations verbales. Certains y voient même paradoxalement le gage de sa pérennité: le français, superbement drapé dans son lexique, résisterait impavide aux tumultes de l’Histoire. Pour la plupart, cette apparente rigidité serait au contraire le signe d’une faiblesse congénitale.
Rien de plus faux, bien sûr, et le français, comme toutes les grandes langues du monde, ne cesse d’évoluer. Peu dans sa morphologie, encore moins dans sa syntaxe – qui en constitue l’armature – mais beaucoup dans son vocabulaire. Près de la moitié du lexique français courant d’aujourd’hui, que l’on évalue à environ 60.000 mots, se serait intégralement renouvelée en l’espace d’un demi-siècle: c’est bien la preuve que la langue française change aussi vite que le monde qu’elle exprime.
Dans son évolution, le français ne se contente pas d’attribuer des sens nouveaux à des mots préexistants - comme souris ou virus dans le domaine de l’informatique -, voire de ressusciter à l’occasion des mots tombés en désuétude, il en crée par toutes sortes de mécanismes qui font le délice des lexicologues: par l’ajout de préfixes – agro, bio, éco – ou de suffixes – tique, age, ité – et l’emprunt aux langues étrangères. Ainsi, de nombreux néologismes entrent chaque année dans le dictionnaire: mots de la mode dans les annés 60, abréviations, sigles et acronymes dans les années 70, mots composés avec certains préfixes tels que cyber dans les années 90.
Cette création est souvent spontanée: les mots nouveaux s’inventent sur les trottoirs de nos villes, dans les quartiers, dans les réseaux sociaux, dans les différentes circonstances de la vie quotidienne... Les jeunes, les journalistes, les publicitaires, les chanteurs, les écrivains, les poètes, les humoristes sont tous de grands pourvoyeurs de mots nouveaux.
Mais une langue n’est pas un composé stable: il n’y a que des états de langue, et le destin des mots nouveaux est imprévisible. Que leur formation soit intuitive ou raisonnée, l’usage en dernière instance fera toujours loi. Un mot n’en remplace durablement un autre que s’il est seul à pouvoir exprimer ce qu’il désigne. C’est pourquoi la meilleure manière de “défendre” une langue est encore d’inventer des notions ou des concepts dans cette langue. Car ce sont les choses, et les notions qui leur sont attachées, qui portent les mots. En définitive, l’avenir d’une langue dépend de la capacité créatrice des peuples qui la parlent. Tout autant que sur des facteurs démographiques ou économiques, tout autant que sur la puissance, la vitalité d’une langue repose sur la créativité scientifique, artistique, littéraire ou conceptuelle de la culture qu’elle exprime.
(NORTH, Xavier. Des mots nouveaux pour un monde
qui change. Le français dans le monde, nº 392, mars-
avril 2014. p. 30-1.Texte adapté.)
Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question suivante.
La plupart des verbes de ce même deuxième paragraphe sont au conditionnel présent pour exprimer
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La langue française, heureusement, dispose de toutes les ressources nécessaires pour désigner les réalités nouvelles qui apparaissent dans le paysage langagier français.
Un des clichés les plus courants sur la langue française voudrait que le français soit peu propice aux inventions lexicales, peu accueillant aux créations verbales. Certains y voient même paradoxalement le gage de sa pérennité: le français, superbement drapé dans son lexique, résisterait impavide aux tumultes de l’Histoire. Pour la plupart, cette apparente rigidité serait au contraire le signe d’une faiblesse congénitale.
Rien de plus faux, bien sûr, et le français, comme toutes les grandes langues du monde, ne cesse d’évoluer. Peu dans sa morphologie, encore moins dans sa syntaxe – qui en constitue l’armature – mais beaucoup dans son vocabulaire. Près de la moitié du lexique français courant d’aujourd’hui, que l’on évalue à environ 60.000 mots, se serait intégralement renouvelée en l’espace d’un demi-siècle: c’est bien la preuve que la langue française change aussi vite que le monde qu’elle exprime.
Dans son évolution, le français ne se contente pas d’attribuer des sens nouveaux à des mots préexistants - comme souris ou virus dans le domaine de l’informatique -, voire de ressusciter à l’occasion des mots tombés en désuétude, il en crée par toutes sortes de mécanismes qui font le délice des lexicologues: par l’ajout de préfixes – agro, bio, éco – ou de suffixes – tique, age, ité – et l’emprunt aux langues étrangères. Ainsi, de nombreux néologismes entrent chaque année dans le dictionnaire: mots de la mode dans les annés 60, abréviations, sigles et acronymes dans les années 70, mots composés avec certains préfixes tels que cyber dans les années 90.
Cette création est souvent spontanée: les mots nouveaux s’inventent sur les trottoirs de nos villes, dans les quartiers, dans les réseaux sociaux, dans les différentes circonstances de la vie quotidienne... Les jeunes, les journalistes, les publicitaires, les chanteurs, les écrivains, les poètes, les humoristes sont tous de grands pourvoyeurs de mots nouveaux.
Mais une langue n’est pas un composé stable: il n’y a que des états de langue, et le destin des mots nouveaux est imprévisible. Que leur formation soit intuitive ou raisonnée, l’usage en dernière instance fera toujours loi. Un mot n’en remplace durablement un autre que s’il est seul à pouvoir exprimer ce qu’il désigne. C’est pourquoi la meilleure manière de “défendre” une langue est encore d’inventer des notions ou des concepts dans cette langue. Car ce sont les choses, et les notions qui leur sont attachées, qui portent les mots. En définitive, l’avenir d’une langue dépend de la capacité créatrice des peuples qui la parlent. Tout autant que sur des facteurs démographiques ou économiques, tout autant que sur la puissance, la vitalité d’une langue repose sur la créativité scientifique, artistique, littéraire ou conceptuelle de la culture qu’elle exprime.
(NORTH, Xavier. Des mots nouveaux pour un monde
qui change. Le français dans le monde, nº 392, mars-
avril 2014. p. 30-1.Texte adapté.)
Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question suivante.
Ce qui justifie la réponse précédente, c’est-à-dire, ce qui correspond à l’idée soutenue par l’auteur est le fait que
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La langue française, heureusement, dispose de toutes les ressources nécessaires pour désigner les réalités nouvelles qui apparaissent dans le paysage langagier français.
Un des clichés les plus courants sur la langue française voudrait que le français soit peu propice aux inventions lexicales, peu accueillant aux créations verbales. Certains y voient même paradoxalement le gage de sa pérennité: le français, superbement drapé dans son lexique, résisterait impavide aux tumultes de l’Histoire. Pour la plupart, cette apparente rigidité serait au contraire le signe d’une faiblesse congénitale.
Rien de plus faux, bien sûr, et le français, comme toutes les grandes langues du monde, ne cesse d’évoluer. Peu dans sa morphologie, encore moins dans sa syntaxe – qui en constitue l’armature – mais beaucoup dans son vocabulaire. Près de la moitié du lexique français courant d’aujourd’hui, que l’on évalue à environ 60.000 mots, se serait intégralement renouvelée en l’espace d’un demi-siècle: c’est bien la preuve que la langue française change aussi vite que le monde qu’elle exprime.
Dans son évolution, le français ne se contente pas d’attribuer des sens nouveaux à des mots préexistants - comme souris ou virus dans le domaine de l’informatique -, voire de ressusciter à l’occasion des mots tombés en désuétude, il en crée par toutes sortes de mécanismes qui font le délice des lexicologues: par l’ajout de préfixes – agro, bio, éco – ou de suffixes – tique, age, ité – et l’emprunt aux langues étrangères. Ainsi, de nombreux néologismes entrent chaque année dans le dictionnaire: mots de la mode dans les annés 60, abréviations, sigles et acronymes dans les années 70, mots composés avec certains préfixes tels que cyber dans les années 90.
Cette création est souvent spontanée: les mots nouveaux s’inventent sur les trottoirs de nos villes, dans les quartiers, dans les réseaux sociaux, dans les différentes circonstances de la vie quotidienne... Les jeunes, les journalistes, les publicitaires, les chanteurs, les écrivains, les poètes, les humoristes sont tous de grands pourvoyeurs de mots nouveaux.
Mais une langue n’est pas un composé stable: il n’y a que des états de langue, et le destin des mots nouveaux est imprévisible. Que leur formation soit intuitive ou raisonnée, l’usage en dernière instance fera toujours loi. Un mot n’en remplace durablement un autre que s’il est seul à pouvoir exprimer ce qu’il désigne. C’est pourquoi la meilleure manière de “défendre” une langue est encore d’inventer des notions ou des concepts dans cette langue. Car ce sont les choses, et les notions qui leur sont attachées, qui portent les mots. En définitive, l’avenir d’une langue dépend de la capacité créatrice des peuples qui la parlent. Tout autant que sur des facteurs démographiques ou économiques, tout autant que sur la puissance, la vitalité d’une langue repose sur la créativité scientifique, artistique, littéraire ou conceptuelle de la culture qu’elle exprime.
(NORTH, Xavier. Des mots nouveaux pour un monde
qui change. Le français dans le monde, nº 392, mars-
avril 2014. p. 30-1.Texte adapté.)
Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question suivante.
Avec la première phrase du deuxième paragraphe du texte, l’auteur
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La langue française, heureusement, dispose de toutes les ressources nécessaires pour désigner les réalités nouvelles qui apparaissent dans le paysage langagier français.
Un des clichés les plus courants sur la langue française voudrait que le français soit peu propice aux inventions lexicales, peu accueillant aux créations verbales. Certains y voient même paradoxalement le gage de sa pérennité: le français, superbement drapé dans son lexique, résisterait impavide aux tumultes de l’Histoire. Pour la plupart, cette apparente rigidité serait au contraire le signe d’une faiblesse congénitale.
Rien de plus faux, bien sûr, et le français, comme toutes les grandes langues du monde, ne cesse d’évoluer. Peu dans sa morphologie, encore moins dans sa syntaxe – qui en constitue l’armature – mais beaucoup dans son vocabulaire. Près de la moitié du lexique français courant d’aujourd’hui, que l’on évalue à environ 60.000 mots, se serait intégralement renouvelée en l’espace d’un demi-siècle: c’est bien la preuve que la langue française change aussi vite que le monde qu’elle exprime.
Dans son évolution, le français ne se contente pas d’attribuer des sens nouveaux à des mots préexistants - comme souris ou virus dans le domaine de l’informatique -, voire de ressusciter à l’occasion des mots tombés en désuétude, il en crée par toutes sortes de mécanismes qui font le délice des lexicologues: par l’ajout de préfixes – agro, bio, éco – ou de suffixes – tique, age, ité – et l’emprunt aux langues étrangères. Ainsi, de nombreux néologismes entrent chaque année dans le dictionnaire: mots de la mode dans les annés 60, abréviations, sigles et acronymes dans les années 70, mots composés avec certains préfixes tels que cyber dans les années 90.
Cette création est souvent spontanée: les mots nouveaux s’inventent sur les trottoirs de nos villes, dans les quartiers, dans les réseaux sociaux, dans les différentes circonstances de la vie quotidienne... Les jeunes, les journalistes, les publicitaires, les chanteurs, les écrivains, les poètes, les humoristes sont tous de grands pourvoyeurs de mots nouveaux.
Mais une langue n’est pas un composé stable: il n’y a que des états de langue, et le destin des mots nouveaux est imprévisible. Que leur formation soit intuitive ou raisonnée, l’usage en dernière instance fera toujours loi. Un mot n’en remplace durablement un autre que s’il est seul à pouvoir exprimer ce qu’il désigne. C’est pourquoi la meilleure manière de “défendre” une langue est encore d’inventer des notions ou des concepts dans cette langue. Car ce sont les choses, et les notions qui leur sont attachées, qui portent les mots. En définitive, l’avenir d’une langue dépend de la capacité créatrice des peuples qui la parlent. Tout autant que sur des facteurs démographiques ou économiques, tout autant que sur la puissance, la vitalité d’une langue repose sur la créativité scientifique, artistique, littéraire ou conceptuelle de la culture qu’elle exprime.
(NORTH, Xavier. Des mots nouveaux pour un monde
qui change. Le français dans le monde, nº 392, mars-
avril 2014. p. 30-1.Texte adapté.)
Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question suivante.
La lecture du texte permet que l’on affirme que la langue française
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Hay un hiato en
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En la frase “El español se engendró a partir del latín vulgar”. La forma verbal subrayada está en
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