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567923 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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L’écriture autofictionnelle

Le terme d’autofiction est un néologisme apparu en 1977, sous la plume de l’écrivain Serge Doubrovsky, qui l’a employé sur la couverture de son livre Fils. Ce néologisme a connu depuis un succès grandissant aussi bien chez les écrivains que dans la critique. Il est intéressantA) de remarquer que la paternité du terme revient à quelqu’un qui a été à la fois un critique universitaire français enseignant à New York et un écrivain menant une carrière littéraire (après Fils, il a publié une suite de livres d’inspirationB) autobiographique).

Cette double obédience, universitaire et littéraire, me paraît significative de l’esprit dans lequel cette notion d’autofiction a été forgée. On pourrait dire qu’il s’agit d’une mise en question savante de la pratique naïve de l’autobiographie. La possibilité d’une sincérité ou d’une vérité de l’autobiographie s’est trouvée radicalement mise en doute à la lumière de l’analyse du récit et d’un ensemble de réflexions critiques touchant à l’autobiographie et au langage. A la suite de Doubrovsky, d’autres écrivains-professeurs, comme Alain Robbe- Grillet, ont écrit des autofictions dans lesquelles ils soumettaient leur propre biographie au crible de leur savoir critique. Encore récemment, en 1996, des réflexions théoriques sur l’autofiction ont été élaborées par Marie Darrieussecq qui est à la fois une universitaire et une romancière à succès, auteure notamment du roman Truismes.

Il faut cependant reconnaître que la notion d’autofiction est sortie des cercles intellectuels et qu’elle s’est vulgarisée. Comme le mot est depuis une dizaine d’années très répandu, on se demande ce qu’il signifie exactement. On peut d’abord remarquer que c’est ce qu’on appelle un mot-valise, suggérant une synthèse de l’autobiographie et de la fiction. Mais la nature exacte de cette synthèse est sujette à des interprétationsC) très diverses.

Dans tous les cas, l’autofiction apparaît comme un détournement fictif de l’autobiographie. Mais selon un premier type de définition, stylistique, la métamorphose de l’autobiographie en autofiction tient à certains effets découlant du type de langage employé. Selon un second type de définition, référentielle, l’autobiographie se transforme en autofiction en fonction de son contenu, et du rapport de ce contenu à la réalité.

Nombreux sont les critiques à avoir relevé le caractère impur du genre autofictionnel. Jacques Lecarme le qualifie ainsi plaisamment de mauvais genre. Gérard Genette ne lui concède une existence que du bout des lèvres. Et plus récemment, Marie Darrieussecq le présente comme un genre pas sérieux. Mais elle veut donner un sens précis à cette expression. Par pas sérieux, Marie Darrieussecq entend désigner le caractère contradictoire de l’autofiction: si l’auteur d’autofiction affirme que ce qu’il raconte est vrai, il met en garde le lecteur contre une adhésion à cette croyance. Dès lors, tous les éléments du récit pivotent entre valeur factuelle et valeur fictive, sans que le lecteur puisse trancher entre les deux.

Ce non sérieux veut cependant sérieusement mettre en doute la vérité naïve de l’autobiographie. Il plaide pour le caractère indécidableD) de la vérité d’une vie, qui se laisse peut-être mieux saisir dans les détours de la transposition fictionnelle que dans la maîtrise d’un récit ordonné et prétendument fidèle.

Laurent Jenny Adaptado de unige.ch.

Les préfixes sont des éléments qui, précédant le radical pour en modifier le sens, jouent un rôle important dans la formation des mots.

Parmi les mots ci-dessous, un préfixe exprimant l’idée de négation est présent dans:

 

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567710 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
Enunciado 567710-1
AFP 28 AVRIL 2014 À 16:36 (MIS À JOUR : 28 AVRIL 2014 À 20:04)
Le défenseur brésilien du FC Barcelone Dani Alves a mangé une banane lancée par un supporteur raciste lors d’un match du Championnat d’Espagne. La présidente brésilienne a salué son geste sur Twitter. Un buzz planétaire était né.
Le «geste audacieux» de Dani Alves a été salué par la présidente du Brésil Dilma Rousseff elle-même: manger une banane, comme l’a fait le défenseur brésilien du FC Barcelone dimanche, est devenu un geste antiraciste «tendance» au Brésil.
Le jet de banane fait partie de la panoplie raciste de certains supporters visant des joueurs noirs ou métis. En Europe, cela se produit régulièrement sur les terrains d’Espagne et d’Italie.
Avant de tirer un corner dimanche dans le Championnat d’Espagne, Dani Alves a ramassé une banane lancée des gradins, l’a épluchée et l’a engloutie. «Cela fait 11 ans que je suis en Espagne et depuis 11 ans c’est pareil. Il vaut mieux rire de ces attardés, a-t-il expliqué après le match remporté à Villarreal (3-2). On ne va pas réussir à changer ça, donc il faut prendre les choses en riant et se moquer d’eux».
Il a fait remarquer aussi que le surcroît d’énergie procuré par le fruit lui avait permis de faire deux centres qui allaient aboutir à deux buts barcelonais... Et d’enfoncer le clou sur Twitter: «Mon père m’a toujours dit: mon fils, mange des bananes pour éviter les crampes, hahaha. Comment ont-ils pu deviner ça?»
«Le joueur @DaniAlvesD2 a donné une réponse audacieuse et forte au racisme dans le sport, a réagi Mme Rousseff sur le même réseau social. Devant un comportement qui malheureusement tend à devenir habituel dans les stades, @DaniAlvesD2 a eu du cran».
#SOMOSTODOSMACACOS
Elle a aussi salué la campagne #somostodosmacacos («nous sommes tous des singes», ndlr) lancée par Neymar: le joueur vedette de la sélection du Brésil et coéquipier de Dani Alves au Barça avait été l’un des premiers à dégainer après le match, avec une photo postée sur Instagram le montrant sur le point de manger une banane, auprès de son fils portant une peluche en forme de ce fruit.
La mode était lancée: des milliers de personnes ont publié depuis dimanche soir des messages de soutien à Dani Alves, parfois accompagnés d’une photo de «manger de banane».
Des anonymes, mais aussi d’innombrables personnalités. Trois joueurs brésiliens de Chelsea ont ainsi mis en ligne une vidéo, où l’on voit David Luiz tenir une banane et dire: «Nous sommes heureux et nous sommes tous...», avant que Willian et Oscar, autour de lui, enchaînent: «Des singes!»
(http://www.liberation.fr/sports/2014/04/28/dani-alves-labanane-et-la-presidente-du-bresil_1006501).
Lisez la phrase : « ... avec une photo postée sur Instagram le montrant sur le point de manger une banane... »
La structure soulignée sert à indiquer :
 

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552248 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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L’écriture autofictionnelle

Le terme d’autofiction est un néologisme apparu en 1977, sous la plume de l’écrivain Serge Doubrovsky, qui l’a employé sur la couverture de son livre Fils. Ce néologisme a connu depuis un succès grandissant aussi bien chez les écrivains que dans la critique. Il est intéressant de remarquer que la paternité du terme revient à quelqu’un qui a été à la fois un critique universitaire français enseignant à New York et un écrivain menant une carrière littéraire (après Fils, il a publié une suite de livres d’inspiration autobiographique).

Cette double obédience, universitaire et littéraire, me paraît significative de l’esprit dans lequel cette notion d’autofiction a été forgée. On pourrait dire qu’il s’agit d’une mise en question savante de la pratique naïve de l’autobiographie. La possibilité d’une sincérité ou d’une vérité de l’autobiographie s’est trouvée radicalement mise en doute à la lumière de l’analyse du récit et d’un ensemble de réflexions critiques touchant à l’autobiographie et au langage. A la suite de Doubrovsky, d’autres écrivains-professeurs, comme Alain Robbe- Grillet, ont écrit des autofictions dans lesquelles ils soumettaient leur propre biographie au crible de leur savoir critique. Encore récemment, en 1996, des réflexions théoriques sur l’autofiction ont été élaborées par Marie Darrieussecq qui est à la fois une universitaire et une romancière à succès, auteure notamment du roman Truismes.

Il faut cependant reconnaître que la notion d’autofiction est sortie des cercles intellectuels et qu’elle s’est vulgarisée. Comme le mot est depuis une dizaine d’années très répandu, on se demande ce qu’il signifie exactement. On peut d’abord remarquer que c’est ce qu’on appelle un mot-valise, suggérant une synthèse de l’autobiographie et de la fiction. Mais la nature exacte de cette synthèse est sujette à des interprétations très diverses.

Dans tous les cas, l’autofiction apparaît comme un détournement fictif de l’autobiographie. Mais selon un premier type de définition, stylistique, la métamorphose de l’autobiographie en autofiction tient à certains effets découlant du type de langage employé. Selon un second type de définition, référentielle, l’autobiographie se transforme en autofiction en fonction de son contenu, et du rapport de ce contenu à la réalité.

Nombreux sont les critiques à avoir relevé le caractère impur du genre autofictionnel. Jacques Lecarme le qualifie ainsi plaisamment de mauvais genre. Gérard Genette ne lui concède une existence que du bout des lèvres. Et plus récemment, Marie Darrieussecq le présente comme un genre pas sérieux. Mais elle veut donner un sens précis à cette expression. Par pas sérieux, Marie Darrieussecq entend désigner le caractère contradictoire de l’autofiction: si l’auteur d’autofiction affirme que ce qu’il raconte est vrai, il met en garde le lecteur contre une adhésion à cette croyance. Dès lors, tous les éléments du récit pivotent entre valeur factuelle et valeur fictive, sans que le lecteur puisse trancher entre les deux.

Ce non sérieux veut cependant sérieusement mettre en doute la vérité naïve de l’autobiographie. Il plaide pour le caractère indécidable de la vérité d’une vie, qui se laisse peut-être mieux saisir dans les détours de la transposition fictionnelle que dans la maîtrise d’un récit ordonné et prétendument fidèle.

Laurent Jenny Adaptado de unige.ch.

sans que le lecteur puisse trancher entre les deux.

L’expression soulignée indique que le lecteur d’autofiction n’est pas capable de:

 

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552201 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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Les manifestations au Brésil et la dispute pour leurs significations

L’insatisfaction de la population a eu comme étincelle l’augmentation des prix des transports publics et a atteint divers secteurs de la société qui sont venus appuyer la cause. Les premières manifestations de 2013 ont eu lieu à Porto Alegre. Les manifestations suivantes gagnant toujours plus d’adhésion, la mairie s’est vue forcée par une décision de justice de révoquer l’augmentation des prix des bus.

Face à l’adhésion gigantesque de la population, les protestations se sont étendues sur tout le pays et une grande partie de la population a revendiqué que le mouvement aborde d’autres thématiques. Le consensus autour de la situation chaotique du transport public a canalisé une insatisfaction populaire générale liée parallèlement au niveau de qualité des services offerts dans les secteurs de la santé ou de l’éducation primaire. Cette situation coexiste avec les forts investissements dirigés vers la construction des stades en vue de la Coupe du Monde de 2014.

Le fait est qu’une grande partie de la population ne se sent pas représentée par les partis politiques actuels. Les manifestants rejetant les drapeaux des partis politiques lors des manifestations, parmi lesquels ceux des plus petits partis de gauche, ont fait que certains spécialistes analysent que le paradigme du système politique représentatif est en crise. Quoi qu’il en soit, il semble évident qu‘il existe un rejet d’un grand pan de la société, particulièrement de la classe moyenne, envers les partis politiques actuels. Cela se vérifie par l’absence de projet alternatif venant des opposants au gouvernement et de leurs leaders, susceptible de satisfaire une grande partie de la population mécontente. Alors que l’actuel ton de conciliation entre les plus grands partis donne l’impression pour beaucoup qu’il n’existe plus de différence entre la gauche et la droite, la population se divise sur des causes qu’elle juge nécessaire de défendre.

Les médias et les élites tentent de profiter de cette division. Des secteurs de la gauche accusent la droite, et particulièrement les médias, de vouloir “adopter” le mouvement pour le détourner. Ce risque est réel. Mais même la presse la plus conservatrice n’a pas réussi à détourner la légitimité du mouvement. Cette presse, qui qualifiait les manifestants de “vandales” qui perturbaient la circulation et menaient les villes au chaos, a dû revoir ses postures, affirmant que le “géant s’est réveillé”, allant jusqu’à proposer des revendications. Certains journalistes en sont même venus à faire des excuses.

Ainsi, nous notons un consensus sur l’importance du mouvement politique, dans un pays où la majeure partie de la population se limite à une action politique dans les urnes et à des échanges sur les réseaux sociaux. Il est important de remarquer que l’action politique partisane et les mouvements sociaux n’ont jamais cessé d’exister au Brésil, mais il est indéniable qu’après l’arrivée de l’actuel gouvernement au pouvoir, ils ont perdu de leur visibilité. Il existe, donc, un mécontentement contre les principaux partis politiques. Bien que les manifestants aient de nombreuses et diverses demandes, le mouvement a assurément une racine de gauche. Moins de conciliation, mais plus de droits, est ce qui est demandé dans les rues.

Teresa C. S. Marques gribresil.org

Les manifestations populaires ont mobilisé toute la population et ont constitué un lieu d’affrontement d’intérêts antagonistes.

Le deuxième paragraphe met l’accent sur l’opposition entre:

 

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549122 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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L’écriture autofictionnelle

Le terme d’autofiction est un néologisme apparu en 1977, sous la plume de l’écrivain Serge Doubrovsky, qui l’a employé sur la couverture de son livre Fils. Ce néologisme a connu depuis un succès grandissant aussi bien chez les écrivains que dans la critique. Il est intéressant de remarquer que la paternité du terme revient à quelqu’un qui a été à la fois un critique universitaire français enseignant à New York et un écrivain menant une carrière littéraire (après Fils, il a publié une suite de livres d’inspiration autobiographique).

Cette double obédience, universitaire et littéraire, me paraît significative de l’esprit dans lequel cette notion d’autofiction a été forgée. On pourrait dire qu’il s’agit d’une mise en question savante de la pratique naïve de l’autobiographie. La possibilité d’une sincérité ou d’une vérité de l’autobiographie s’est trouvée radicalement mise en doute à la lumière de l’analyse du récit et d’un ensemble de réflexions critiques touchant à l’autobiographie et au langage. A la suite de Doubrovsky, d’autres écrivains-professeurs, comme Alain Robbe- Grillet, ont écrit des autofictions dans lesquelles ils soumettaient leur propre biographie au crible de leur savoir critique. Encore récemment, en 1996, des réflexions théoriques sur l’autofiction ont été élaborées par Marie Darrieussecq qui est à la fois une universitaire et une romancière à succès, auteure notamment du roman Truismes.

Il faut cependant reconnaître que la notion d’autofiction est sortie des cercles intellectuels et qu’elle s’est vulgarisée. Comme le mot est depuis une dizaine d’années très répandu, on se demande ce qu’il signifie exactement. On peut d’abord remarquer que c’est ce qu’on appelle un mot-valise, suggérant une synthèse de l’autobiographie et de la fiction. Mais la nature exacte de cette synthèse est sujette à des interprétations très diverses.

Dans tous les cas, l’autofiction apparaît comme un détournement fictif de l’autobiographie. Mais selon un premier type de définition, stylistique, la métamorphose de l’autobiographie en autofiction tient à certains effets découlant du type de langage employé. Selon un second type de définition, référentielle, l’autobiographie se transforme en autofiction en fonction de son contenu, et du rapport de ce contenu à la réalité.

Nombreux sont les critiques à avoir relevé le caractère impur du genre autofictionnel. Jacques Lecarme le qualifie ainsi plaisamment de mauvais genre. Gérard Genette ne lui concède une existence que du bout des lèvres. Et plus récemment, Marie Darrieussecq le présente comme un genre pas sérieux. Mais elle veut donner un sens précis à cette expression. Par pas sérieux, Marie Darrieussecq entend désigner le caractère contradictoire de l’autofiction: si l’auteur d’autofiction affirme que ce qu’il raconte est vrai, il met en garde le lecteur contre une adhésion à cette croyance. Dès lors, tous les éléments du récit pivotent entre valeur factuelle et valeur fictive, sans que le lecteur puisse trancher entre les deux.

Ce non sérieux veut cependant sérieusement mettre en doute la vérité naïve de l’autobiographie. Il plaide pour le caractère indécidable de la vérité d’une vie, qui se laisse peut-être mieux saisir dans les détours de la transposition fictionnelle que dans la maîtrise d’un récit ordonné et prétendument fidèle.

Laurent Jenny Adaptado de unige.ch.

Un même connecteur peut assumer différentes valeurs selon le contexte.

Le connecteur comme a une valeur causale dans l’extrait suivant:

 

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545495 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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Les manifestations au Brésil et la dispute pour leurs significations

L’insatisfaction de la population a eu comme étincelle l’augmentation des prix des transports publics et a atteint divers secteurs de la société qui sont venus appuyer la cause. Les premières manifestations de 2013 ont eu lieu à Porto Alegre. Les manifestations suivantes gagnant toujours plus d’adhésion, la mairie s’est vue forcée par une décision de justice de révoquer l’augmentation des prix des bus.

Face à l’adhésion gigantesque de la population, les protestations se sont étendues sur tout le pays et une grande partie de la population a revendiqué que le mouvement aborde d’autres thématiques. Le consensus autour de la situation chaotique du transport public a canalisé une insatisfaction populaire générale liée parallèlement au niveau de qualité des services offerts dans les secteurs de la santé ou de l’éducation primaire. Cette situation coexiste avec les forts investissements dirigés vers la construction des stades en vue de la Coupe du Monde de 2014.

Le fait est qu’une grande partie de la population ne se sent pas représentée par les partis politiques actuels. Les manifestants rejetant les drapeaux des partis politiques lors des manifestations, parmi lesquels ceux des plus petits partis de gauche, ont fait que certains spécialistes analysent que le paradigme du système politique représentatif est en crise. Quoi qu’il en soit, il semble évident qu‘il existe un rejet d’un grand pan de la société, particulièrement de la classe moyenne, envers les partis politiques actuels. Cela se vérifie par l’absence de projet alternatif venant des opposants au gouvernement et de leurs leaders, susceptible de satisfaire une grande partie de la population mécontente. Alors que l’actuel ton de conciliation entre les plus grands partis donne l’impression pour beaucoup qu’il n’existe plus de différence entre la gauche et la droite, la population se divise sur des causes qu’elle juge nécessaire de défendre.

Les médias et les élites tentent de profiter de cette division. Des secteurs de la gauche accusent la droite, et particulièrement les médias, de vouloir “adopter” le mouvement pour le détourner. Ce risque est réel. Mais même la presse la plus conservatrice n’a pas réussi à détourner la légitimité du mouvement. Cette presse, qui qualifiait les manifestants de “vandales” qui perturbaient la circulation et menaient les villes au chaos, a dû revoir ses postures, affirmant que le “géant s’est réveillé”, allant jusqu’à proposer des revendications. Certains journalistes en sont même venus à faire des excuses.

Ainsi, nous notons un consensus sur l’importance du mouvement politique, dans un pays où la majeure partie de la population se limite à une action politique dans les urnes et à des échanges sur les réseaux sociaux. Il est important de remarquer que l’action politique partisane et les mouvements sociaux n’ont jamais cessé d’exister au Brésil, mais il est indéniable qu’après l’arrivée de l’actuel gouvernement au pouvoir, ils ont perdu de leur visibilité. Il existe, donc, un mécontentement contre les principaux partis politiques. Bien que les manifestants aient de nombreuses et diverses demandes, le mouvement a assurément une racine de gauche. Moins de conciliation, mais plus de droits, est ce qui est demandé dans les rues.

Teresa C. S. Marques gribresil.org

Quoi qu’il en soit, il semble évident qu‘il existe un rejet

L’expression soulignée peut être remplacée sans changement important de sens par:

 

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544729 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
Enunciado 544729-1
AFP 28 AVRIL 2014 À 16:36 (MIS À JOUR : 28 AVRIL 2014 À 20:04)
Le défenseur brésilien du FC Barcelone Dani Alves a mangé une banane lancée par un supporteur raciste lors d’un match du Championnat d’Espagne. La présidente brésilienne a salué son geste sur Twitter. Un buzz planétaire était né.
Le «geste audacieux» de Dani Alves a été salué par la présidente du Brésil Dilma Rousseff elle-même: manger une banane, comme l’a fait le défenseur brésilien du FC Barcelone dimanche, est devenu un geste antiraciste «tendance» au Brésil.
Le jet de banane fait partie de la panoplie raciste de certains supporters visant des joueurs noirs ou métis. En Europe, cela se produit régulièrement sur les terrains d’Espagne et d’Italie.
Avant de tirer un corner dimanche dans le Championnat d’Espagne, Dani Alves a ramassé une banane lancée des gradins, l’a épluchée et l’a engloutie. «Cela fait 11 ans que je suis en Espagne et depuis 11 ans c’est pareil. Il vaut mieux rire de ces attardés, a-t-il expliqué après le match remporté à Villarreal (3-2). On ne va pas réussir à changer ça, donc il faut prendre les choses en riant et se moquer d’eux».
Il a fait remarquer aussi que le surcroît d’énergie procuré par le fruit lui avait permis de faire deux centres qui allaient aboutir à deux buts barcelonais... Et d’enfoncer le clou sur Twitter: «Mon père m’a toujours dit: mon fils, mange des bananes pour éviter les crampes, hahaha. Comment ont-ils pu deviner ça?»
«Le joueur @DaniAlvesD2 a donné une réponse audacieuse et forte au racisme dans le sport, a réagi Mme Rousseff sur le même réseau social. Devant un comportement qui malheureusement tend à devenir habituel dans les stades, @DaniAlvesD2 a eu du cran».
#SOMOSTODOSMACACOS
Elle a aussi salué la campagne #somostodosmacacos («nous sommes tous des singes», ndlr) lancée par Neymar: le joueur vedette de la sélection du Brésil et coéquipier de Dani Alves au Barça avait été l’un des premiers à dégainer après le match, avec une photo postée sur Instagram le montrant sur le point de manger une banane, auprès de son fils portant une peluche en forme de ce fruit.
La mode était lancée: des milliers de personnes ont publié depuis dimanche soir des messages de soutien à Dani Alves, parfois accompagnés d’une photo de «manger de banane».
Des anonymes, mais aussi d’innombrables personnalités. Trois joueurs brésiliens de Chelsea ont ainsi mis en ligne une vidéo, où l’on voit David Luiz tenir une banane et dire: «Nous sommes heureux et nous sommes tous...», avant que Willian et Oscar, autour de lui, enchaînent: «Des singes!»
(http://www.liberation.fr/sports/2014/04/28/dani-alves-labanane-et-la-presidente-du-bresil_1006501).
Le texte a comme but celui de:
 

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536965 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
Leia o texto abaixo e responda à questão a seguir.
Enunciado 536965-1
Le Monde.fr | 30.04.2014 à 15h58 • Mis à jour le 30.04.2014 à 17h16 |Par Pascale Santi
Véritable phénomène de société, l’e-cigarette a séduit à ce jour environ 1,5 million de personnes. Mais environ 900 000 personnes fument encore quelques cigarettes. Environ 10 millions de Français, soit près d’un Français sur cinq, l’ont déjà testée. Nombre de fumeurs ont en effet trouvé là une alternative au tabac, un phénomène que n’avaient pas vu venir les professionnels de santé. Dans ce contexte, une dizaine d’experts de l’OFT a présenté mercredi 45 constats pour donner des conseils sur la façon d’utiliser la cigarette électronique. Des outils pour aider les professionnels de santé à répondre aux interrogations de leurs patients vapoteurs.
Le marché de la cigarette électronique ne cesse de croître
« Nous ne sommes pas favorables à la cigarette électronique, mais nous sommes pour l’arrêt du tabac, qui cause la mort de 73 000 personnes par an en France », martèle le professeur Bertrand Dautzenberg, président de l’OFT. Ni produit du tabac, ni médicament, ni dispositif médical, la e-cigarette fait partie de la panoplie de l’arrêt du tabac.
Quant aux risques, les experts indiquent que la cigarette électronique n’est pas un produit considéré comme sain en raison de son potentiel addictif et irritant et des inconnues sur d’autres effets. « Elle doit être absolument déconseillée à l’ancien fumeur ou à quelqu’un qui voudrait l’expérimenter », insiste le professeur Dautzenberg. « Mais le niveau de danger n’a rien à voir avec le tabac », indique la tabacologue Marion Adler.
Face aux accidents, « la prudence s’impose avec la nicotine contenue dans les e-liquides », souligne l’OFT. La dose réputée létale chez un non-fumeur est de 60 mg. Or, un flacon de 10 ml de nicotine à 20 mg/ml
contient 200 mg de nicotine. Tous les flacons avec nicotine doivent donc porter le logo de danger avec la tête de mort. De même, comme ils ressemblent à certains flacons de collyre, la vigilance s’impose. « C’est comme pour l’eau de Javel, il ne faut pas les laisser traîner », résume le professeur Dautzenberg.
LA VAPOTE BIENTÔT INTERDITE DANS CERTAINS LIEUX PUBLICS ?
Au final, l’objectif de cet avis, qui intervient un an après le rapport de l’OFT remis au ministère de la santé, est d’aider un plus grand nombre de fumeurs à quitter le tabac. Tout cela « en l’état actuel des connaissances scientifiques », car c’est un phénomène nouveau sur lequel des données sont parcellaires.
Alors que la cigarette électronique est depuis mardi 29 avril interdite à New York dans les lieux publics, restaurants, parcs, à l’instar des cigarettes et du tabac, la ministre de la santé, Marisol Touraine, s’est dite favorable mercredi 30 avril sur BFM-TV à l’interdiction de la cigarette électronique dans « certains lieux publics » en France.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/04/30/l-ecigarette-contribue-a-faire-baisser-la-consommation-detabac_4409824_3224.html
Observe as palavras sublinhadas a seguir, presentes no primeiro parágrafo do texto.
« l’e-cigarette » ,
« l’ont déjà testée »,
« leurs patients » .
As respectivas classes gramaticais a que pertencem são:
 

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535947 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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Les manifestations au Brésil et la dispute pour leurs significations

L’insatisfaction de la population a eu comme étincelle l’augmentation des prix des transports publics et a atteint divers secteurs de la société qui sont venus appuyer la cause. Les premières manifestations de 2013 ont eu lieu à Porto Alegre. Les manifestations suivantes gagnant toujours plus d’adhésion, la mairie s’est vue forcée par une décision de justiceA) de révoquer l’augmentation des prix des bus.

Face à l’adhésion gigantesque de la population, les protestations se sont étendues sur tout le pays et une grande partie de la population a revendiqué que le mouvement aborde d’autres thématiques. Le consensus autour de la situation chaotique du transport public a canalisé une insatisfaction populaire générale liée parallèlement au niveau de qualité des services offerts dans les secteurs de la santé ou de l’éducation primaire. Cette situation coexiste avec les forts investissements dirigés vers la construction des stades en vue de la Coupe du Monde de 2014.

Le fait est qu’une grande partie de la population ne se sent pas représentée par les partis politiquesB) actuels. Les manifestants rejetant les drapeaux des partis politiques lors des manifestations, parmi lesquels ceux des plus petits partis de gauche, ont fait que certains spécialistes analysent que le paradigme du système politique représentatif est en crise. Quoi qu’il en soit, il semble évident qu‘il existe un rejet d’un grand pan de la société, particulièrement de la classe moyenne, envers les partis politiques actuels. Cela se vérifie par l’absence de projet alternatif venant des opposants au gouvernement et de leurs leaders, susceptible de satisfaire une grande partie de la population mécontente. Alors que l’actuel ton de conciliation entre les plus grands partis donne l’impression pour beaucoup qu’il n’existe plus de différence entre la gauche et la droite, la population se divise sur des causes qu’elle juge nécessaire de défendre.

Les médias et les élites tentent de profiter de cette division. Des secteurs de la gauche accusent la droite, et particulièrement les médias, de vouloir “adopter” le mouvement pour le détourner. Ce risque est réel. Mais même la presse la plus conservatrice n’a pas réussi à détourner la légitimité du mouvement. Cette presse, qui qualifiait les manifestants de “vandales” qui perturbaient la circulation et menaient les villes au chaos, a dû revoir ses postures, affirmant que le “géant s’est réveillé”, allant jusqu’à proposer des revendications. Certains journalistes en sont même venus à faire des excuses.C)

Ainsi, nous notons un consensus sur l’importance du mouvement politique, dans un pays où la majeure partie de la population se limite à une action politique dans les urnes et à des échanges sur les réseaux sociaux. Il est important de remarquer que l’action politique partisane et les mouvements sociaux n’ont jamais cessé d’exister au Brésil, mais il est indéniable qu’après l’arrivée de l’actuel gouvernement au pouvoir, ils ont perdu de leur visibilité. Il existe, donc, un mécontentement contre les principaux partis politiques. Bien que les manifestants aient de nombreuses et diverses demandes, le mouvement a assurément une racine de gauche. Moins de conciliation, mais plus de droits, est ce qui est demandé dans les rues.D)

Teresa C. S. Marques gribresil.org

Une phrase est à la forme active ou passive selon que le sujet pratique ou subit l’action exprimée par le verbe.

Un extrait à la voix active peut être trouvé dans:

 

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532004 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UFRJ
Orgão: UFRJ
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Histoire de la traduction
La constitution d’une histoire de la traduction est la première tâche d’une théorie moderne de la traduction. À toute modernité appartient, non un regard passéiste, mais un mouvement de rétrospection qui est une saisie de soi. Ainsi le poètecritique-traducteur Pound méditait-il simultanément sur l’histoire de la poésie, de la critique et de la traduction. Ainsi les grandes re-traductions de notre siècle (Dante, la Bible, Shakespeare, les Grecs, etc.) sont-elles nécessairement accompagnées d’une réflexion sur les traductions antérieures. Cette réflexion doit être étendue et approfondie. Nous ne pouvons pas nous satisfaire des périodisations incertaines que Georges Steiner a échafaudées dans Après Babel à propos de l’histoire occidentale de la traduction. Il est impossible de séparer cette histoire de celle des langues, des cultures et des littératures – voire de celle des religions et des nations. Encore ne s’agit-il pas de tout mélanger, mais de montrer comment, à chaque époque, ou dans chaque espace historique donné, la pratique de la traduction s’articule à celle de la littérature, des langues, des divers échanges interculturels et interlinguistiques.
Prenons um exemple: Léonard Forster a montré qu’à la fin du Moyen âge et à la Renaissance, les poètes européens étaient souvent plurilingues.(1) Ils écrivaient en plusieurs langues, et pour un public qui était lui-même polyglotte. Non moins fréquemment, ils s’auto-traduisaient. […] Il paraît clair, à lire Forster, que les poètes de cette époque évoluaient – qu’il s’agisse des sphères cultivées ou des sphères populaires – dans un milieu infiniment plus polylingue que le nôtre (qui l’est aussi, mais différemment). Il y avait les langues doctes, les langues “reines”, comme dit Cervantes, le latin, le grec et l’hébreu; il y avait les différentes langues nationales lettrées, le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien, et la masse des langues régionales, des dialectes etc. L’homme qui se promenait dans les rues de Paris ou d’Anvers devait entendre plus de langues qu’on en entend aujourd’hui à New York: sa langue n’était qu’une langue parmi des langues, ce qui relativisait le sens de la langue maternelle. [...]
Faire l’histoire de la traduction, c’est redécouvrir patiemment ce réseau culturel infiniment complexe et déroutant dans lequel, à chaque époque, ou dans des espaces différents, elle se trouve prise. Et faire du savoir historique ainsi obtenu une ouverture de notre présent.
BERMAN, Antoine. L’épreuve de l’étranger. Paris: Gallimard, 1984. P. 12-14.
Note (1): Forster, Léonard. The Poets Tongues. Multilingualism in Literature, Cambridge Unversity Press, 1970.
Pour l’auteur, constituer une histoire de la traduction NE SIGNIFIE PAS:
 

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