Foram encontradas 50 questões.
Texte VI, pour répondre aux questions de 31 à 35.
1 Suis pas chic et mignon parce que suis poursuiv
par les gnamas de plusiers personnes. (Gnama est (...)
l’ombre qui devient force immanente mauvaise qui suit
4 l’auteur de celui qui a tué une personne innocente.) Et moi j’ai
tué beaucoup d’innocents au Liberia et en Sierra Leone où j’ai
fait la guerre tribale, où j’ai été enfant-soldat. (...)
7 Avant de débarquer au Liberia, j’étais un jeune sans
peur ni reproche. je dormais partout, chapardais* tout et
partout pour manger. Grand-mère me cherchait des jours et
10 des jours : c’est ce qu’on appelle un enfant de la rue. Avant
d’être un enfant de la rue, j’étais à l’école. Avant ça, j’étais un
bilakoro au village de Togobala. (Bilakoro signifie, d’après
13 I’Inventaire des particularités lexicales, garçon non circoncis.)
Je courais dans les rigoles**, j’allais aux champs, je chassais
les souris et les oiseaux dans la brousse. Un vrai enfant
16 nègre noir africain broussard. Avant tout ça, j’étais un gosse
dans la case avec maman. Le gosse, il courait entre la case
de maman et la case de grand-mère. Avant tout ça, j’ai
19 marché à quatre pattes dans la case de maman. Avant de
marcher à quatre pattes, j’étais dans le ventre de ma mère.
Avant ça, j’étais peut-être dans le vent, peut-être un serpent,
22 arbre, bétail ou homme ou femme avant d’entrer dans le
ventre de sa maman. On appelle ça la vie avant la vie. J’ai
vécu la vie avant la vie.
* dérober, voler (de petites choses).
** caniveau, ruisseau.
Ahmadou Kourouma. Allah n’est pas obligé. Paris: Ed. Seuil, 2000, p. 13.
Considérant le texte ci-dessus, marquez l’option correcte.
Provas
Texte VI, pour répondre aux questions de 31 à 35.
1 Suis pas chic et mignon parce que suis poursuiv
par les gnamas de plusiers personnes. (Gnama est (...)
l’ombre qui devient force immanente mauvaise qui suit
4 l’auteur de celui qui a tué une personne innocente.) Et moi j’ai
tué beaucoup d’innocents au Liberia et en Sierra Leone où j’ai
fait la guerre tribale, où j’ai été enfant-soldat. (...)
7 Avant de débarquer au Liberia, j’étais un jeune sans
peur ni reproche. je dormais partout, chapardais* tout et
partout pour manger. Grand-mère me cherchait des jours et
10 des jours : c’est ce qu’on appelle un enfant de la rue. Avant
d’être un enfant de la rue, j’étais à l’école. Avant ça, j’étais un
bilakoro au village de Togobala. (Bilakoro signifie, d’après
13 I’Inventaire des particularités lexicales, garçon non circoncis.)
Je courais dans les rigoles**, j’allais aux champs, je chassais
les souris et les oiseaux dans la brousse. Un vrai enfant
16 nègre noir africain broussard. Avant tout ça, j’étais un gosse
dans la case avec maman. Le gosse, il courait entre la case
de maman et la case de grand-mère. Avant tout ça, j’ai
19 marché à quatre pattes dans la case de maman. Avant de
marcher à quatre pattes, j’étais dans le ventre de ma mère.
Avant ça, j’étais peut-être dans le vent, peut-être un serpent,
22 arbre, bétail ou homme ou femme avant d’entrer dans le
ventre de sa maman. On appelle ça la vie avant la vie. J’ai
vécu la vie avant la vie.
* dérober, voler (de petites choses).
** caniveau, ruisseau.
Ahmadou Kourouma. Allah n’est pas obligé. Paris: Ed. Seuil, 2000, p. 13.
Pour tenter de décrire son identité, le narrateur se sert d’une série d’adjectifs, comme dans l’exemple “Un vrai enfant nègre noir africain broussard” (lignes 15 et 16). Cette accumulation d’adjectifs produit dans le texte un effet
Provas
Texte VI, pour répondre aux questions de 31 à 35.
1 Suis pas chic et mignon parce que suis poursuiv
par les gnamas de plusiers personnes. (Gnama est (...)
l’ombre qui devient force immanente mauvaise qui suit
4 l’auteur de celui qui a tué une personne innocente.) Et moi j’ai
tué beaucoup d’innocents au Liberia et en Sierra Leone où j’ai
fait la guerre tribale, où j’ai été enfant-soldat. (...)
7 Avant de débarquer au Liberia, j’étais un jeune sans
peur ni reproche. je dormais partout, chapardais* tout et
partout pour manger. Grand-mère me cherchait des jours et
10 des jours : c’est ce qu’on appelle un enfant de la rue. Avant
d’être un enfant de la rue, j’étais à l’école. Avant ça, j’étais un
bilakoro au village de Togobala. (Bilakoro signifie, d’après
13 I’Inventaire des particularités lexicales, garçon non circoncis.)
Je courais dans les rigoles**, j’allais aux champs, je chassais
les souris et les oiseaux dans la brousse. Un vrai enfant
16 nègre noir africain broussard. Avant tout ça, j’étais un gosse
dans la case avec maman. Le gosse, il courait entre la case
de maman et la case de grand-mère. Avant tout ça, j’ai
19 marché à quatre pattes dans la case de maman. Avant de
marcher à quatre pattes, j’étais dans le ventre de ma mère.
Avant ça, j’étais peut-être dans le vent, peut-être un serpent,
22 arbre, bétail ou homme ou femme avant d’entrer dans le
ventre de sa maman. On appelle ça la vie avant la vie. J’ai
vécu la vie avant la vie.
* dérober, voler (de petites choses).
** caniveau, ruisseau.
Ahmadou Kourouma. Allah n’est pas obligé. Paris: Ed. Seuil, 2000, p. 13.
Ahmadou Kourouma, écrivain ivoirien (1927-2003), est un des plus grands auteurs d’expression française. Le roman Allah n’est pas obligé, qui raconte l’histoire de l’enfant-soldat Birahima, a obtenu le prix Renaudot. Considérant l’extrait présenté ci-dessus, marquez l’option correcte.
Provas
Texte V, pour répondre aux questions de 26 à 30.
Réconcilier doute et espoir
1 Le monde contemporain nous confronte à une série
de paradoxes qui se présentent comme autant de défis pour
la pensée et l'action politiques.
4 Le premier paradoxe est spatio-temporel. La mesure
du temps et de l'espace change. La terre n'est plus qu'un
point infime par rapport auquel on mesure en années-lumière
7 la distance aux étoiles, mais les changements sont si
importants et si rapides sur Terre que nous aurons besoin de
périodes courtes, dorénavant, pour en prendre la mesure.
10 La division en siècles propose des tranches de temps trop
larges aux historiens de demain. L'espace terrestre se réduit
et le temps des hommes accélère.
13 Le deuxième paradoxe, c'est que l'apparition de ce
nouvel espace-temps semble consacrer la pérennité du
présent, comme si l'accélération du temps empêchait d'en
16 percevoir le mouvement. Cette nouvelle idéologie du présent
est celle d'un monde qui est pourtant en pleine éruption
historique et scientifique. Mais à l'heure de la communication
19 instantanée des images et des messages, nous n'osons plus
imaginer l'avenir et avons le sentiment de vivre dans une
sorte de présent perpétuel. Nous balançons entre nostalgie et
22consommation boulimique de l'actualité.
Le troisième paradoxe est spatial et social.
L'urbanisation du monde (l'apparition du "monde-ville ") est
une caractéristique essentielle du phénomène de
25 une caractéristique essentielle du phénomène de
globalisation. Elle passe par l'extension des mégapoles (les
"villes-mondes"). A l'échelle du "monde-ville ", nous pouvons
28 observer la circulation ininterrompue des hommes, des biens
et des messages. Mais à l'échelle de la "ville-monde", le
tableau change: nous retrouvons à la fois toute la diversité et
31 toutes les inégalités du monde. La ville-monde est cloisonnée
de mille manières; on y trouve des quartiers privés,
surprotégés, et des quartiers qui échappent au contrôle de la
34 police. Une majorité d'humains est assignée à résidence dans
les faubourgs de la misère.
Le quatrième paradoxe touche au domaine de la
37 connaissance. Alors que la science ne cesse de progresser à
un rythme accéléré, l'écart se creuse entre l'élite du savoir et
ceux qui n'y ont aucun accès. Qu'ont en commun, de ce point
40 de vue, le fils d'un couple de professeurs à Harvard et la fille
d'un paysan afghan? Rien, sinon d'être au même titre des
êtres humains et de vivre à la même époque.
43 Face à ces défis, les politiques semblent aujourd'hui
désarmés. Ils se réfugient dans la gestion du présent, la
"gouvernance". Ils auraient cependant intérêt à s'inspirer de la
46 modestie tenace propre à la démarche scientifique. La force
des scientifiques, c'est qu'ils ne doutent pas de la réalité de
leur objet et savent que peu à peu, pas à pas, ils avancent.
49 Qu'est-ce qui pourrait inspirer une telle conviction
aux politiques, sinon la conscience d'avoir un objet, eux aussi,
et de rester fidèles à un principe axiomatique? Cet objet, c'est
52 l'individu, indépendamment de son sexe, de son origine ou de
son âge. Et le principe, c'est la nécessité de sa liberté
formelle et réelle. Au total, c'est sur la conception effective
55 qu'un régime politique a de l'individu, sur l'autonomie réelle
qu'il lui reconnaît, que l'on peut mesurer son caractère plus
ou moins démocratique.
Marc Augé, ethnologue. Internet: . Acesso em 9/7/2010.
Marquez l’option correcte toujours en considérant le texte.
Provas
Texte V, pour répondre aux questions de 26 à 30.
Réconcilier doute et espoir
1 Le monde contemporain nous confronte à une série
de paradoxes qui se présentent comme autant de défis pour
la pensée et l'action politiques.
4 Le premier paradoxe est spatio-temporel. La mesure
du temps et de l'espace change. La terre n'est plus qu'un
point infime par rapport auquel on mesure en années-lumière
7 la distance aux étoiles, mais les changements sont si
importants et si rapides sur Terre que nous aurons besoin de
périodes courtes, dorénavant, pour en prendre la mesure.
10 La division en siècles propose des tranches de temps trop
larges aux historiens de demain. L'espace terrestre se réduit
et le temps des hommes accélère.
13 Le deuxième paradoxe, c'est que l'apparition de ce
nouvel espace-temps semble consacrer la pérennité du
présent, comme si l'accélération du temps empêchait d'en
16 percevoir le mouvement. Cette nouvelle idéologie du présent
est celle d'un monde qui est pourtant en pleine éruption
historique et scientifique. Mais à l'heure de la communication
19 instantanée des images et des messages, nous n'osons plus
imaginer l'avenir et avons le sentiment de vivre dans une
sorte de présent perpétuel. Nous balançons entre nostalgie et
22consommation boulimique de l'actualité.
Le troisième paradoxe est spatial et social.
L'urbanisation du monde (l'apparition du "monde-ville ") est
une caractéristique essentielle du phénomène de
25 une caractéristique essentielle du phénomène de
globalisation. Elle passe par l'extension des mégapoles (les
"villes-mondes"). A l'échelle du "monde-ville ", nous pouvons
28 observer la circulation ininterrompue des hommes, des biens
et des messages. Mais à l'échelle de la "ville-monde", le
tableau change: nous retrouvons à la fois toute la diversité et
31 toutes les inégalités du monde. La ville-monde est cloisonnée
de mille manières; on y trouve des quartiers privés,
surprotégés, et des quartiers qui échappent au contrôle de la
34 police. Une majorité d'humains est assignée à résidence dans
les faubourgs de la misère.
Le quatrième paradoxe touche au domaine de la
37 connaissance. Alors que la science ne cesse de progresser à
un rythme accéléré, l'écart se creuse entre l'élite du savoir et
ceux qui n'y ont aucun accès. Qu'ont en commun, de ce point
40 de vue, le fils d'un couple de professeurs à Harvard et la fille
d'un paysan afghan? Rien, sinon d'être au même titre des
êtres humains et de vivre à la même époque.
43 Face à ces défis, les politiques semblent aujourd'hui
désarmés. Ils se réfugient dans la gestion du présent, la
"gouvernance". Ils auraient cependant intérêt à s'inspirer de la
46 modestie tenace propre à la démarche scientifique. La force
des scientifiques, c'est qu'ils ne doutent pas de la réalité de
leur objet et savent que peu à peu, pas à pas, ils avancent.
49 Qu'est-ce qui pourrait inspirer une telle conviction
aux politiques, sinon la conscience d'avoir un objet, eux aussi,
et de rester fidèles à un principe axiomatique? Cet objet, c'est
52 l'individu, indépendamment de son sexe, de son origine ou de
son âge. Et le principe, c'est la nécessité de sa liberté
formelle et réelle. Au total, c'est sur la conception effective
55 qu'un régime politique a de l'individu, sur l'autonomie réelle
qu'il lui reconnaît, que l'on peut mesurer son caractère plus
ou moins démocratique.
Marc Augé, ethnologue. Internet: . Acesso em 9/7/2010.
Analysez la phrase du texte “mais les changements sont si importants et si rapides sur Terre que nous aurons besoin de périodes courtes” (lignes de 7 à 9) pour signaler l’option correcte.
Provas
Texte V, pour répondre aux questions de 26 à 30.
Réconcilier doute et espoir
1 Le monde contemporain nous confronte à une série
de paradoxes qui se présentent comme autant de défis pour
la pensée et l'action politiques.
4 Le premier paradoxe est spatio-temporel. La mesure
du temps et de l'espace change. La terre n'est plus qu'un
point infime par rapport auquel on mesure en années-lumière
7 la distance aux étoiles, mais les changements sont si
importants et si rapides sur Terre que nous aurons besoin de
périodes courtes, dorénavant, pour en prendre la mesure.
10 La division en siècles propose des tranches de temps trop
larges aux historiens de demain. L'espace terrestre se réduit
et le temps des hommes accélère.
13 Le deuxième paradoxe, c'est que l'apparition de ce
nouvel espace-temps semble consacrer la pérennité du
présent, comme si l'accélération du temps empêchait d'en
16 percevoir le mouvement. Cette nouvelle idéologie du présent
est celle d'un monde qui est pourtant en pleine éruption
historique et scientifique. Mais à l'heure de la communication
19 instantanée des images et des messages, nous n'osons plus
imaginer l'avenir et avons le sentiment de vivre dans une
sorte de présent perpétuel. Nous balançons entre nostalgie et
22consommation boulimique de l'actualité.
Le troisième paradoxe est spatial et social.
L'urbanisation du monde (l'apparition du "monde-ville ") est
une caractéristique essentielle du phénomène de
25 une caractéristique essentielle du phénomène de
globalisation. Elle passe par l'extension des mégapoles (les
"villes-mondes"). A l'échelle du "monde-ville ", nous pouvons
28 observer la circulation ininterrompue des hommes, des biens
et des messages. Mais à l'échelle de la "ville-monde", le
tableau change: nous retrouvons à la fois toute la diversité et
31 toutes les inégalités du monde. La ville-monde est cloisonnée
de mille manières; on y trouve des quartiers privés,
surprotégés, et des quartiers qui échappent au contrôle de la
34 police. Une majorité d'humains est assignée à résidence dans
les faubourgs de la misère.
Le quatrième paradoxe touche au domaine de la
37 connaissance. Alors que la science ne cesse de progresser à
un rythme accéléré, l'écart se creuse entre l'élite du savoir et
ceux qui n'y ont aucun accès. Qu'ont en commun, de ce point
40 de vue, le fils d'un couple de professeurs à Harvard et la fille
d'un paysan afghan? Rien, sinon d'être au même titre des
êtres humains et de vivre à la même époque.
43 Face à ces défis, les politiques semblent aujourd'hui
désarmés. Ils se réfugient dans la gestion du présent, la
"gouvernance". Ils auraient cependant intérêt à s'inspirer de la
46 modestie tenace propre à la démarche scientifique. La force
des scientifiques, c'est qu'ils ne doutent pas de la réalité de
leur objet et savent que peu à peu, pas à pas, ils avancent.
49 Qu'est-ce qui pourrait inspirer une telle conviction
aux politiques, sinon la conscience d'avoir un objet, eux aussi,
et de rester fidèles à un principe axiomatique? Cet objet, c'est
52 l'individu, indépendamment de son sexe, de son origine ou de
son âge. Et le principe, c'est la nécessité de sa liberté
formelle et réelle. Au total, c'est sur la conception effective
55 qu'un régime politique a de l'individu, sur l'autonomie réelle
qu'il lui reconnaît, que l'on peut mesurer son caractère plus
ou moins démocratique.
Marc Augé, ethnologue. Internet: . Acesso em 9/7/2010.
D’après le texte, signalez l’option correcte.
Provas
Texte V, pour répondre aux questions de 26 à 30.
Réconcilier doute et espoir
1 Le monde contemporain nous confronte à une série
de paradoxes qui se présentent comme autant de défis pour
la pensée et l'action politiques.
4 Le premier paradoxe est spatio-temporel. La mesure
du temps et de l'espace change. La terre n'est plus qu'un
point infime par rapport auquel on mesure en années-lumière
7 la distance aux étoiles, mais les changements sont si
importants et si rapides sur Terre que nous aurons besoin de
périodes courtes, dorénavant, pour en prendre la mesure.
10 La division en siècles propose des tranches de temps trop
larges aux historiens de demain. L'espace terrestre se réduit
et le temps des hommes accélère.
13 Le deuxième paradoxe, c'est que l'apparition de ce
nouvel espace-temps semble consacrer la pérennité du
présent, comme si l'accélération du temps empêchait d'en
16 percevoir le mouvement. Cette nouvelle idéologie du présent
est celle d'un monde qui est pourtant en pleine éruption
historique et scientifique. Mais à l'heure de la communication
19 instantanée des images et des messages, nous n'osons plus
imaginer l'avenir et avons le sentiment de vivre dans une
sorte de présent perpétuel. Nous balançons entre nostalgie et
22consommation boulimique de l'actualité.
Le troisième paradoxe est spatial et social.
L'urbanisation du monde (l'apparition du "monde-ville ") est
une caractéristique essentielle du phénomène de
25 une caractéristique essentielle du phénomène de
globalisation. Elle passe par l'extension des mégapoles (les
"villes-mondes"). A l'échelle du "monde-ville ", nous pouvons
28 observer la circulation ininterrompue des hommes, des biens
et des messages. Mais à l'échelle de la "ville-monde", le
tableau change: nous retrouvons à la fois toute la diversité et
31 toutes les inégalités du monde. La ville-monde est cloisonnée
de mille manières; on y trouve des quartiers privés,
surprotégés, et des quartiers qui échappent au contrôle de la
34 police. Une majorité d'humains est assignée à résidence dans
les faubourgs de la misère.
Le quatrième paradoxe touche au domaine de la
37 connaissance. Alors que la science ne cesse de progresser à
un rythme accéléré, l'écart se creuse entre l'élite du savoir et
ceux qui n'y ont aucun accès. Qu'ont en commun, de ce point
40 de vue, le fils d'un couple de professeurs à Harvard et la fille
d'un paysan afghan? Rien, sinon d'être au même titre des
êtres humains et de vivre à la même époque.
43 Face à ces défis, les politiques semblent aujourd'hui
désarmés. Ils se réfugient dans la gestion du présent, la
"gouvernance". Ils auraient cependant intérêt à s'inspirer de la
46 modestie tenace propre à la démarche scientifique. La force
des scientifiques, c'est qu'ils ne doutent pas de la réalité de
leur objet et savent que peu à peu, pas à pas, ils avancent.
49 Qu'est-ce qui pourrait inspirer une telle conviction
aux politiques, sinon la conscience d'avoir un objet, eux aussi,
et de rester fidèles à un principe axiomatique? Cet objet, c'est
52 l'individu, indépendamment de son sexe, de son origine ou de
son âge. Et le principe, c'est la nécessité de sa liberté
formelle et réelle. Au total, c'est sur la conception effective
55 qu'un régime politique a de l'individu, sur l'autonomie réelle
qu'il lui reconnaît, que l'on peut mesurer son caractère plus
ou moins démocratique.
Marc Augé, ethnologue. Internet: . Acesso em 9/7/2010.
En considérant le texte ci-dessus, marquez l’option correcte.
Provas
Texte V, pour répondre aux questions de 26 à 30.
Réconcilier doute et espoir
1 Le monde contemporain nous confronte à une série
de paradoxes qui se présentent comme autant de défis pour
la pensée et l'action politiques.
4 Le premier paradoxe est spatio-temporel. La mesure
du temps et de l'espace change. La terre n'est plus qu'un
point infime par rapport auquel on mesure en années-lumière
7 la distance aux étoiles, mais les changements sont si
importants et si rapides sur Terre que nous aurons besoin de
périodes courtes, dorénavant, pour en prendre la mesure.
10 La division en siècles propose des tranches de temps trop
larges aux historiens de demain. L'espace terrestre se réduit
et le temps des hommes accélère.
13 Le deuxième paradoxe, c'est que l'apparition de ce
nouvel espace-temps semble consacrer la pérennité du
présent, comme si l'accélération du temps empêchait d'en
16 percevoir le mouvement. Cette nouvelle idéologie du présent
est celle d'un monde qui est pourtant en pleine éruption
historique et scientifique. Mais à l'heure de la communication
19 instantanée des images et des messages, nous n'osons plus
imaginer l'avenir et avons le sentiment de vivre dans une
sorte de présent perpétuel. Nous balançons entre nostalgie et
22consommation boulimique de l'actualité.
Le troisième paradoxe est spatial et social.
L'urbanisation du monde (l'apparition du "monde-ville ") est
une caractéristique essentielle du phénomène de
25 une caractéristique essentielle du phénomène de
globalisation. Elle passe par l'extension des mégapoles (les
"villes-mondes"). A l'échelle du "monde-ville ", nous pouvons
28 observer la circulation ininterrompue des hommes, des biens
et des messages. Mais à l'échelle de la "ville-monde", le
tableau change: nous retrouvons à la fois toute la diversité et
31 toutes les inégalités du monde. La ville-monde est cloisonnée
de mille manières; on y trouve des quartiers privés,
surprotégés, et des quartiers qui échappent au contrôle de la
34 police. Une majorité d'humains est assignée à résidence dans
les faubourgs de la misère.
Le quatrième paradoxe touche au domaine de la
37 connaissance. Alors que la science ne cesse de progresser à
un rythme accéléré, l'écart se creuse entre l'élite du savoir et
ceux qui n'y ont aucun accès. Qu'ont en commun, de ce point
40 de vue, le fils d'un couple de professeurs à Harvard et la fille
d'un paysan afghan? Rien, sinon d'être au même titre des
êtres humains et de vivre à la même époque.
43 Face à ces défis, les politiques semblent aujourd'hui
désarmés. Ils se réfugient dans la gestion du présent, la
"gouvernance". Ils auraient cependant intérêt à s'inspirer de la
46 modestie tenace propre à la démarche scientifique. La force
des scientifiques, c'est qu'ils ne doutent pas de la réalité de
leur objet et savent que peu à peu, pas à pas, ils avancent.
49 Qu'est-ce qui pourrait inspirer une telle conviction
aux politiques, sinon la conscience d'avoir un objet, eux aussi,
et de rester fidèles à un principe axiomatique? Cet objet, c'est
52 l'individu, indépendamment de son sexe, de son origine ou de
son âge. Et le principe, c'est la nécessité de sa liberté
formelle et réelle. Au total, c'est sur la conception effective
55 qu'un régime politique a de l'individu, sur l'autonomie réelle
qu'il lui reconnaît, que l'on peut mesurer son caractère plus
ou moins démocratique.
Marc Augé, ethnologue. Internet: . Acesso em 9/7/2010.
D’après le texte présenté ci-dessus, marquez l’option correcte.
Provas
A avaliação é um dos mais importantes instrumentos do processo de ensino e aprendizagem. Acerca desse assunto, assinale a alternativa correta.
Provas
Texte VII, pour répondre aux questions de 36 à 39.
Dynamique de la langue et dynamique associative
1 Sans ceux qui les parlent, sans ceux qui
l’apprennent, ceux qui les enseignent, les langues ne sont
que des abstractions. Certains linguistes avancent même
4 qu’elles n’existent pas en dehors de leurs réalisations
effectives. La dynamique qui les porte est donc avant tout une
question humaine. Les associations des professeurs
7 subissent certes des contraintes macrolinguistiques qui les
dépassent: ce sont des contraintes d’ordre politique,
économique, historique. Mais, en tant qu’auteurs importants
10 du champ, elles ont aussi un grand pouvoir d’influence sur
cette dynamique. Je ne confondrais donc pas ici la
dynamique propre à la langue elle-même, et la dynamique
13 associative, qui, si elles ont à l’évidence des points de
recouvrement, ne se laissent pourtant pas réduire l’une à
l’autre.
16 Pour s’exprimer sans langue de bois, on peut dire
tout autour de la planète, le français, comme quelques autres
langues qui sont historiquement développées au niveau
19 mondial, doit répondre aujourd’hui au double et difficile défi
que représente d’une part la vogue du “tout anglais” et d’autre
part la concurrence accrue d’autres langues qui sont
22 maintenant proposées soit dans les systèmes éducatifs
publics soit sur le marché privé des langues.
En ce qui concerne le français à une époque
25 charnière de sa présence en Amérique latine, malgré
l’imposition massive de l’anglais par les systèmes éducatifs,
dans les années 1990, et désormais l’introduction de la
28 langue voisine, le français y a toujours retrouvé sa place. Les
atouts du français, selon Chardedent et Cunha (2008), sont,
dans ce contexte, “la diversité de son intégration sociale, sa
31 proximité néo-latine et sa capacité à relier l’espace
sud-américain à l’espace européen”.
Pour ce qui concerne plus particulièrement le Brésil,
34 Pietraroia (2007) affirme que la présence du français, dans
beaucoup de régions brésiliennes, est due “à l’action des
associations de professeurs pour que les écoles adoptent une
37 perspective plurilingue dans leurs programmes”.
Les deux études citées mettent donc l’accent sur le
fait qu’une des voies majeures ouvertes au français est sa
40 capacité à créer du lien entre les langues ou entre les
disciplines.
Jean-Pierre Cuq, Synergies Brésil, n.º 7, 2009, pp. 154-5. (adapté).
D’après le texte, marquez l’option correcte, sur le plan linguistique et grammatical.
Provas
Caderno Container