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1341694 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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Langage... déplacé !

Pour une mission de travail, j’ai dû intégrer une réunion étrange où chaque ministère disposait d’un représentant louant les mérites de ses actions et rappelant à quel point le ministre en place se sent “impliqué” dès lors qu’une mesure concerne ces autres, dont nous disons à peu près tout et rien à la fois: ces pauvres, ces handicapés, ces immigrés, ces Français d’origine africaine et maghrébine1.

Autant le dire tout de suite, ces termes n’ont jamais été employés au cours de ce conseil. Et pour cause... Afin de rassurer l’opinion publique, les représentants de l’Etat renomment systématiquement chaque mot dans un langage différent qui, à terme, se répercute dans la société française avant même qu’elle n’ait le temps de réagir. A titre d’exemple, ces dernières années, les cités sensibles sont devenues subitement des “quartiers”. Pourtant, lorsque je regarde dans le dictionnaire, un quartier est “la partie d’une ville ayant sa physionomie propre et une certaine unité. Exemple : le quartier Latin à Paris”. Tout le monde conviendra qu’il y a plus dangereux sur Terre que le quartier Latin de la capitale.

Le même processus s’est engagé avec la création des fameuses “personnes issues de l’immigration”. Théoriquement, une personne issue de l’immigration pourrait ressembler à la plupart des Français qui ont tous ou presque une origine, au premier, deuxième ou troisième degré, qu’elle soit italienne, portugaise, algérienne, espagnole, russe, etc. Par ailleurs, la totalité du peuple américain ou encore notre président actuel sont issus de l’immigration. Or, et cela ressortait bien au cours de cette réunion, pour nos hommes politiques, le sens de ces termes est tout autre: il s’agit tout simplement des Français d’origine africaine et maghrébine, auxquels les hommes politiques ont jugé bon de trouver une appellation spéciale tout en affirmant en parallèle que ce sont des Français comme les autres.

Nous pourrions citer d’autres exemples, comme le feu “plan Marshall”2 de la banlieue, né dans la précipitation pendant les émeutes de 2005, aujourd’hui rebaptisé “plan Respect-Egalité des chances”. En effet, passée l’agitation, quelqu’un a dû suggérer que “plan Marshall”, lié à une thématique de guerre, résonne de façon trop négative dans les esprits. Il a donc dû chercher un nouveau nom, plus positif et, surtout, en accord avec les populations concernées par ce plan. Je n’ai malheureusement pas pu assister à ces débats des plus passionnants, mais j’imagine sans mal la teneur des propositions: peut-être qu’avant de statuer sur “Respect”, quelqu’un a soufflé un plan “Wesh Wesh”, une Réforme “Yo!” ou encore “Zy-va!”, histoire d’être en totale symbiose avec le public hypothétiquement visé et de témoigner, toujours via le langage, de sa proximité avec lui.

Au fil des années, les formulations évoluent, mais les situations demeurent identiques. En effet, les cités sensibles ne se sont pas brusquement métamorphosées en simples quartiers, un plan “Respect-Egalité des chances” ne sera pas plus efficace qu’un “plan Marshall”, et les Français d’origine maghrébine et africaine ne sont pas les seuls à être “issus de l’immigration”. Cependant, le plus naturellement du monde, ces termes au sens biaisé continuent de se fondre dans le langage commun. Nous assistons régulièrement à des protestations contre le langage SMS et autres anglicismes pervertissant la “langue de Molière”, mais il semblerait qu’à d’autres niveaux la déformation de celle-ci à des fins politiques ne dérange personne. Le mot est une arme. A travers lui, on peut donner l’illusion d’une amélioration pour mieux masquer l’incompétence, la stagnation et, même, la régression.

LZ

www.agoravox.fr

1Maghrébin(e) se réfère au Maghreb, region de l’ Afrique du Nord qui comprend le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.

2Plan américain élaboré pour aider la reconstruction de l’ Europe après la Deuxième Guerre mondiale.

histoire d’être en totale symbiose avec le public hypothétiquement visé

L’expression soulignée sert à indiquer l’idée de:

 

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1341633 Ano: 2011
Disciplina: Inglês (Língua Inglesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
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What’s in a name?

The trouble with lingo

Remember the campaign in New York for garbage collectors to be called sanitation engineers? Near the top of the strike’s agenda was the matter of getting the respect due to the people doing such essential work. Unfortunately, the new euphemistic title clarified nothing about the work and by now is either simply not heard for what it means, or is used in moments of gentle disdain. A clearer term may have both generated the respect desired and withstood the test of time.

Clarity and sincerity matter. Terms which mislead, confuse or cause offence can become a distraction from the real content of public debate. In the search for consensus, since public understanding is harder to change than terminology, changing the terminology might be a better place to start. No additional prejudice or emotion should be brought to a debate by the terminology used in it. Here are two examples.

Genetic Engineering and Genetic Modification

Despite the insistence of biotech scientists that genes of completely different species are no longer being mixed, the message isn’t being heard. They insist that they are now involved only in developments which simply hasten the natural processes of selective and cross breeding or cross pollination. As farmers and horticulturists have been doing exactly this, unquestioned, for years, they cannot understand public resistance.

The problem may well be the terminology. In this context, the words “scientific” or “genetic” have been irreparably sullied. If “genetic engineering” has, in the public’s view, become synonymous with the indiscriminate mixing of genes, and if the softer label “genetically modified” hasn’t been able to shake off a perception of sinister overtones, these terms might as well be dropped − or left attached only to experiments in Dr. Frankenstein’s laboratory.

Ideally, a new agricultural term would leave out the word “genetic” altogether: it seems to frighten the public. Assuming it described science’s benign genetic activities accurately, the term “productivity breeding” is not a trivial call for a euphemism; besides, it would probably encounter less public opposition.

So, let’s have new terms for selective cross breeding by scientists who simply speed up the same process that is carried out in nature.

Clean coal*

If this new term was intended to be clear, it hasn’t worked.

In “Politics and the English Language” (1946), George Orwell wrote that because so much political speech involves defending the indefensible, it has to consist largely of euphemism. He insisted that, in politics, these euphemisms are “swindles” and “perversions” left deliberately vague in order to mislead. Deliberate or not, “clean coal” is one of these. Aside from being a contradiction in terms, the name is misleading, creating the impression of the existence of a new type of coal. In fact, it is ordinary coal which has been treated to “eliminate” most of its destructive by-products, which are then buried. The whole process produces emissions. This, though, isn’t clear when it is simply labelled “clean coal”. The term just doesn’t seem sincere. It’s a red rag to any green. It’s not asking too much to expect the term describing these procedures to be more accurate. A clearer term would be less provocative.

So, what’s in a name? A lot. There’s the possibility of confusion, prejudice, perversions and swindles. For the sake of fair debate, let’s mean what we say and say what we mean.

SEEARGH MACAULAY

www.londongrip.com

* Coal: carvão

He insisted that, in politics, these euphemisms are “swindles” and “perversions” left deliberately vague in order to mislead.

In the fragment above, the inverted commas are used with the following purpose:

 

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