Magna Concursos

Foram encontradas 3.184 questões.

1613057 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: FCC
Orgão: SEDUC-SP
Provas:

Atenção: As questões de números 21 a 26 referem-se ao Quadro europeu comum de referência (doravante QECR) para o ensino de línguas estrangeiras, documento elaborado pelo Conselho da Europa e publicado em 2001.

O QECR apresenta uma échelle de niveaux communs de référence. Os níveis de referência estabelecidos pelo QECR são

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas
1613056 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: FCC
Orgão: SEDUC-SP
Provas:

Atenção: As questões de números 21 a 26 referem-se ao Quadro europeu comum de referência (doravante QECR) para o ensino de línguas estrangeiras, documento elaborado pelo Conselho da Europa e publicado em 2001.

Leia o trecho:

enunciado 1613056-1

O pronome en, sublinhado no texto acima, refere-se a

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas
1613055 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: FCC
Orgão: SEDUC-SP
Provas:

Atenção: As questões de números 21 a 26 referem-se ao Quadro europeu comum de referência (doravante QECR) para o ensino de línguas estrangeiras, documento elaborado pelo Conselho da Europa e publicado em 2001.

Leia o trecho:

enunciado 1613055-1

O termo plutôt, sublinhado no texto acima, traz uma ideia de

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas
1613054 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: FCC
Orgão: SEDUC-SP
Provas:

Atenção: As questões de números 21 a 26 referem-se ao Quadro europeu comum de referência (doravante QECR) para o ensino de línguas estrangeiras, documento elaborado pelo Conselho da Europa e publicado em 2001.

Leia o trecho:

enunciado 1613054-1

A expressão afin de, sublinhada no texto acima, indica uma relação de

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas
1343604 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
Provas:

Langage... déplacé !

Pour une mission de travail, j’ai dû intégrer une réunion étrange où chaque ministère disposait d’un représentant louant les mérites de ses actions et rappelant à quel point le ministre en place se sent “impliqué” dès lors qu’une mesure concerne ces autres, dont nous disons à peu près tout et rien à la fois: ces pauvres, ces handicapés, ces immigrés, ces Français d’origine africaine et maghrébine1.

Autant le dire tout de suite, ces termes n’ont jamais été employés au cours de ce conseil. Et pour cause... Afin de rassurer l’opinion publique, les représentants de l’Etat renomment systématiquement chaque mot dans un langage différent qui, à terme, se répercute dans la société française avant même qu’elle n’ait le temps de réagir. A titre d’exemple, ces dernières années, les cités sensibles sont devenues subitement des “quartiers”. Pourtant, lorsque je regarde dans le dictionnaire, un quartier est “la partie d’une ville ayant sa physionomie propre et une certaine unité. Exemple : le quartier Latin à Paris”. Tout le monde conviendra qu’il y a plus dangereux sur Terre que le quartier Latin de la capitale.

Le même processus s’est engagé avec la création des fameuses “personnes issues de l’immigration”. Théoriquement, une personne issue de l’immigration pourrait ressembler à la plupart des Français qui ont tous ou presque une origine, au premier, deuxième ou troisième degré, qu’elle soit italienne, portugaise, algérienne, espagnole, russe, etc. Par ailleurs, la totalité du peuple américain ou encore notre président actuel sont issus de l’immigration. Or, et cela ressortait bien au cours de cette réunion, pour nos hommes politiques, le sens de ces termes est tout autre: il s’agit tout simplement des Français d’origine africaine et maghrébine, auxquels les hommes politiques ont jugé bon de trouver une appellation spéciale tout en affirmant en parallèle que ce sont des Français comme les autres.

Nous pourrions citer d’autres exemples, comme le feu “plan Marshall”2 de la banlieue, né dans la précipitation pendant les émeutes de 2005, aujourd’hui rebaptisé “plan Respect-Egalité des chances”. En effet, passée l’agitation, quelqu’un a dû suggérer que “plan Marshall”, lié à une thématique de guerre, résonne de façon trop négative dans les esprits. Il a donc dû chercher un nouveau nom, plus positif et, surtout, en accord avec les populations concernées par ce plan. Je n’ai malheureusement pas pu assister à ces débats des plus passionnants, mais j’imagine sans mal la teneur des propositions: peut-être qu’avant de statuer sur “Respect”, quelqu’un a soufflé un plan “Wesh Wesh”, une Réforme “Yo!” ou encore “Zy-va!”, histoire d’être en totale symbiose avec le public hypothétiquement visé et de témoigner, toujours via le langage, de sa proximité avec lui.

Au fil des années, les formulations évoluent, mais les situations demeurent identiques. En effet, les cités sensibles ne se sont pas brusquement métamorphosées en simples quartiers, un plan “Respect-Egalité des chances” ne sera pas plus efficace qu’un “plan Marshall”, et les Français d’origine maghrébine et africaine ne sont pas les seuls à être “issus de l’immigration”. Cependant, le plus naturellement du monde, ces termes au sens biaisé continuent de se fondre dans le langage commun. Nous assistons régulièrement à des protestations contre le langage SMS et autres anglicismes pervertissant la “langue de Molière”, mais il semblerait qu’à d’autres niveaux la déformation de celle-ci à des fins politiques ne dérange personne. Le mot est une arme. A travers lui, on peut donner l’illusion d’une amélioration pour mieux masquer l’incompétence, la stagnation et, même, la régression.

LZ

www.agoravox.fr

1Maghrébin(e) se réfère au Maghreb, region de l’ Afrique du Nord qui comprend le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.

2Plan américain élaboré pour aider la reconstruction de l’ Europe après la Deuxième Guerre mondiale.

les représentants de l’Etat renomment systématiquement chaque mot

D’après le texte, cette pratique des représentants de l’Etat a l’objectif de:

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas
1343289 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
Provas:

Langage... déplacé !

Pour une mission de travail, j’ai dû intégrer une réunion étrange où chaque ministère disposait d’un représentant louant les mérites de ses actions et rappelant à quel point le ministre en place se sent “impliqué” dès lors qu’une mesure concerne ces autres, dont nous disons à peu près tout et rien à la fois: ces pauvres, ces handicapés, ces immigrés, ces Français d’origine africaine et maghrébine1.

Autant le dire tout de suite, ces termes n’ont jamais été employés au cours de ce conseil. Et pour cause... Afin de rassurer l’opinion publique, les représentants de l’Etat renomment systématiquement chaque mot dans un langage différent qui, à terme, se répercute dans la société française avant même qu’elle n’ait le temps de réagir. A titre d’exemple, ces dernières années, les cités sensibles sont devenues subitement des “quartiers”. Pourtant, lorsque je regarde dans le dictionnaire, un quartier est “la partie d’une ville ayant sa physionomie propre et une certaine unité. Exemple : le quartier Latin à Paris”. Tout le monde conviendra qu’il y a plus dangereux sur Terre que le quartier Latin de la capitale.

Le même processus s’est engagé avec la création des fameuses “personnes issues de l’immigration”. Théoriquement, une personne issue de l’immigration pourrait ressembler à la plupart des Français qui ont tous ou presque une origine, au premier, deuxième ou troisième degré, qu’elle soit italienne, portugaise, algérienne, espagnole, russe, etc. Par ailleurs, la totalité du peuple américain ou encore notre président actuel sont issus de l’immigration. Or, et cela ressortait bien au cours de cette réunion, pour nos hommes politiques, le sens de ces termes est tout autre: il s’agit tout simplement des Français d’origine africaine et maghrébine, auxquels les hommes politiques ont jugé bon de trouver une appellation spéciale tout en affirmant en parallèle que ce sont des Français comme les autres.

Nous pourrions citer d’autres exemples, comme le feu “plan Marshall”2 de la banlieue, né dans la précipitation pendant les émeutes de 2005, aujourd’hui rebaptisé “plan Respect-Egalité des chances”. En effet, passée l’agitation, quelqu’un a dû suggérer que “plan Marshall”, lié à une thématique de guerre, résonne de façon trop négative dans les esprits. Il a donc dû chercher un nouveau nom, plus positif et, surtout, en accord avec les populations concernées par ce plan. Je n’ai malheureusement pas pu assister à ces débats des plus passionnants, mais j’imagine sans mal la teneur des propositions: peut-être qu’avant de statuer sur “Respect”, quelqu’un a soufflé un plan “Wesh Wesh”, une Réforme “Yo!” ou encore “Zy-va!”, histoire d’être en totale symbiose avec le public hypothétiquement visé et de témoigner, toujours via le langage, de sa proximité avec lui.

Au fil des années, les formulations évoluent, mais les situations demeurent identiques. En effet, les cités sensibles ne se sont pas brusquement métamorphosées en simples quartiers, un plan “Respect-Egalité des chances” ne sera pas plus efficace qu’un “plan Marshall”, et les Français d’origine maghrébine et africaine ne sont pas les seuls à être “issus de l’immigration”. Cependant, le plus naturellement du monde, ces termes au sens biaisé continuent de se fondre dans le langage commun. Nous assistons régulièrement à des protestations contre le langage SMS et autres anglicismes pervertissant la “langue de Molière”, mais il semblerait qu’à d’autres niveaux la déformation de celle-ci à des fins politiques ne dérange personne. Le mot est une arme. A travers lui, on peut donner l’illusion d’une amélioration pour mieux masquer l’incompétence, la stagnation et, même, la régression.

LZ

www.agoravox.fr

1Maghrébin(e) se réfère au Maghreb, region de l’ Afrique du Nord qui comprend le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.

2Plan américain élaboré pour aider la reconstruction de l’ Europe après la Deuxième Guerre mondiale.

Dans le troisième paragraphe, l’auteure montre son désaccord avec l’utilisation de l’expression “personnes issues de l’immigration”, puisque la plupart des Français ont une origine étrangère.

Pour soutenir son opinion, elle utilise la stratégie argumentative suivante:

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas
1342911 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
Provas:

Langage... déplacé !

Pour une mission de travail, j’ai dû intégrer une réunion étrange où chaque ministère disposait d’un représentant louant les mérites de ses actions et rappelant à quel point le ministre en place se sent “impliqué” dès lors qu’une mesure concerne ces autres, dont nous disons à peu près tout et rien à la fois: ces pauvres, ces handicapés, ces immigrés, ces Français d’origine africaine et maghrébine1.

Autant le dire tout de suite, ces termes n’ont jamais été employés au cours de ce conseil. Et pour cause... Afin de rassurer l’opinion publique, les représentants de l’Etat renomment systématiquement chaque mot dans un langage différent qui, à terme, se répercute dans la société française avant même qu’elle n’ait le temps de réagir. A titre d’exemple, ces dernières années, les cités sensibles sont devenues subitement des “quartiersA)”. Pourtant, lorsque je regarde dans le dictionnaire, un quartier est “la partie d’une ville ayant sa physionomie propre et une certaine unité. Exemple : le quartier Latin à Paris”. Tout le monde conviendra qu’il y a plus dangereux sur Terre que le quartier Latin de la capitale.

Le même processus s’est engagé avec la création des fameuses “personnes issues de l’immigration”. Théoriquement, une personne issue de l’immigration pourrait ressembler à la plupart des Français qui ont tous ou presque une origine, au premier, deuxième ou troisième degré, qu’elle soit italienne, portugaise, algérienne, espagnole, russe, etc. Par ailleurs, la totalité du peuple américain ou encore notre président actuel sont issus de l’immigration. Or, et cela ressortait bien au cours de cette réunion, pour nos hommes politiques, le sens de ces termes est tout autre: il s’agit tout simplement des Français d’origine africaine et maghrébine, auxquels les hommes politiques ont jugé bon de trouver une appellation spéciale tout en affirmant en parallèle que ce sont des Français comme les autres.

Nous pourrions citer d’autres exemples, comme le feu “plan Marshall”2 de la banlieue, né dans la précipitation pendant les émeutes de 2005, aujourd’hui rebaptisé “plan Respect-Egalité des chances”. En effet, passée l’agitation, quelqu’un a dû suggérer que “plan Marshall”, lié à une thématique de guerre, résonne de façon trop négative dans les esprits. Il a donc dû chercher un nouveau nom, plus positif et, surtout, en accord avec les populations concernées par ce plan. Je n’ai malheureusement pas pu assister à ces débats des plus passionnants, mais j’imagine sans mal la teneur des propositions: peut-être qu’avant de statuer sur “Respect”, quelqu’un a soufflé un plan “Wesh WeshC)”, une Réforme “Yo!” ou encore “Zy-va!”, histoire d’être en totale symbiose avec le public hypothétiquement visé et de témoigner, toujours via le langage, de sa proximité avec lui.

Au fil des années, les formulations évoluent, mais les situations demeurent identiques. En effet, les cités sensibles ne se sont pas brusquement métamorphosées en simples quartiers, un plan “Respect-Egalité des chances” ne sera pas plus efficace qu’un “plan MarshallB)”, et les Français d’origine maghrébine et africaine ne sont pas les seuls à être “issus de l’immigration”. Cependant, le plus naturellement du monde, ces termes au sens biaisé continuent de se fondre dans le langage commun. Nous assistons régulièrement à des protestations contre le langage SMS et autres anglicismes pervertissant la “langue de MolièreD)”, mais il semblerait qu’à d’autres niveaux la déformation de celle-ci à des fins politiques ne dérange personne. Le mot est une arme. A travers lui, on peut donner l’illusion d’une amélioration pour mieux masquer l’incompétence, la stagnation et, même, la régression.

LZ

www.agoravox.fr

1Maghrébin(e) se réfère au Maghreb, region de l’ Afrique du Nord qui comprend le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.

2Plan américain élaboré pour aider la reconstruction de l’ Europe après la Deuxième Guerre mondiale.

Le texte traite l’usage inapproprié de certains mots. Cette inappropriation peut être montrée par l’ emploi de guillemets.

Un exemple de cet emploi de guillemets c’est:

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas
1342463 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
Provas:

Langage... déplacé !

Pour une mission de travail, j’ai dû intégrer une réunion étrange où chaque ministère disposait d’un représentant louant les mérites de ses actions et rappelant à quel point le ministre en place se sent “impliqué” dès lors qu’une mesure concerne ces autres, dont nous disons à peu près tout et rien à la fois: ces pauvres, ces handicapés, ces immigrés, ces Français d’origine africaine et maghrébine1.

Autant le dire tout de suite, ces termes n’ont jamais été employés au cours de ce conseil. Et pour cause... Afin de rassurer l’opinion publique, les représentants de l’Etat renomment systématiquement chaque mot dans un langage différent qui, à terme, se répercute dans la société française avant même qu’elle n’ait le temps de réagir. A titre d’exemple, ces dernières années, les cités sensibles sont devenues subitement des “quartiers”. Pourtant, lorsque je regarde dans le dictionnaire, un quartier est “la partie d’une ville ayant sa physionomie propre et une certaine unité. Exemple : le quartier Latin à Paris”. Tout le monde conviendra qu’il y a plus dangereux sur Terre que le quartier Latin de la capitale.

Le même processus s’est engagé avec la création des fameuses “personnes issues de l’immigration”. Théoriquement, une personne issue de l’immigration pourrait ressembler à la plupart des Français qui ont tous ou presque une origine, au premier, deuxième ou troisième degré, qu’elle soit italienne, portugaise, algérienne, espagnole, russe, etc. Par ailleurs, la totalité du peuple américain ou encore notre président actuel sont issus de l’immigration. Or, et cela ressortait bien au cours de cette réunion, pour nos hommes politiques, le sens de ces termes est tout autre: il s’agit tout simplement des Français d’origine africaine et maghrébine, auxquels les hommes politiques ont jugé bon de trouver une appellation spéciale tout en affirmant en parallèle que ce sont des Français comme les autres.

Nous pourrions citer d’autres exemples, comme le feu “plan Marshall”2 de la banlieue, né dans la précipitation pendant les émeutes de 2005, aujourd’hui rebaptisé “plan Respect-Egalité des chances”. En effet, passée l’agitation, quelqu’un a dû suggérer que “plan Marshall”, lié à une thématique de guerre, résonne de façon trop négative dans les esprits. Il a donc dû chercher un nouveau nom, plus positif et, surtout, en accord avec les populations concernées par ce plan. Je n’ai malheureusement pas pu assister à ces débats des plus passionnants, mais j’imagine sans mal la teneur des propositions: peut-être qu’avant de statuer sur “Respect”, quelqu’un a soufflé un plan “Wesh Wesh”, une Réforme “Yo!” ou encore “Zy-va!”, histoire d’être en totale symbiose avec le public hypothétiquement visé et de témoigner, toujours via le langage, de sa proximité avec lui.

Au fil des années, les formulations évoluent, mais les situations demeurent identiques. En effet, les cités sensibles ne se sont pas brusquement métamorphosées en simples quartiers, un plan “Respect-Egalité des chances” ne sera pas plus efficace qu’un “plan Marshall”, et les Français d’origine maghrébine et africaine ne sont pas les seuls à être “issus de l’immigration”. Cependant, le plus naturellement du monde, ces termes au sens biaisé continuent de se fondre dans le langage commun. Nous assistons régulièrement à des protestations contre le langage SMS et autres anglicismes pervertissant la “langue de Molière”, mais il semblerait qu’à d’autres niveaux la déformation de celle-ci à des fins politiques ne dérange personne. Le mot est une arme. A travers lui, on peut donner l’illusion d’une amélioration pour mieux masquer l’incompétence, la stagnation et, même, la régression.

LZ

www.agoravox.fr

1Maghrébin(e) se réfère au Maghreb, region de l’ Afrique du Nord qui comprend le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.

2Plan américain élaboré pour aider la reconstruction de l’ Europe après la Deuxième Guerre mondiale.

le ministre en place se sent “impliqué” dès lors qu’une mesure concerne ces autres,

L’expression soulignée peut être remplacée, sans changement de sens, par:

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas
1342400 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
Provas:

Langage... déplacé !

Pour une mission de travail, j’ai dû intégrer une réunion étrangeA) où chaque ministère disposait d’un représentant louant les mérites de ses actions et rappelant à quel point le ministre en place se sent “impliqué” dès lors qu’une mesure concerne ces autres, dont nous disons à peu près tout et rien à la fois: ces pauvres, ces handicapés, ces immigrés, ces Français d’origine africaine et maghrébine1.

Autant le dire tout de suite, ces termes n’ont jamais été employés au cours de ce conseil. Et pour cause... Afin de rassurer l’opinion publique, les représentants de l’Etat renomment systématiquement chaque mot dans un langage différent qui, à terme, se répercute dans la société française avant même qu’elle n’ait le temps de réagir. A titre d’exemple, ces dernières années, les cités sensibles sont devenues subitement des “quartiers”. Pourtant, lorsque je regarde dans le dictionnaire, un quartier est “la partie d’une ville ayant sa physionomie propre et une certaine unité. Exemple : le quartier Latin à Paris”. Tout le monde conviendra qu’il y a plus dangereux sur Terre que le quartier Latin de la capitale.

Le même processus s’est engagé avec la création des fameuses “personnes issues de l’immigration”. Théoriquement, une personne issue de l’immigration pourrait ressembler à la plupart des Français qui ont tous ou presque une origine, au premier, deuxième ou troisième degré, qu’elle soit italienne, portugaise, algérienne, espagnole, russe, etc. Par ailleurs, la totalité du peuple américain ou encore notre président actuel sont issus de l’immigration. Or, et cela ressortait bien au cours de cette réunion, pour nos hommes politiques, le sens de ces termes est tout autre: il s’agit tout simplement des Français d’origine africaine et maghrébine, auxquels les hommes politiques ont jugé bon de trouver une appellation spéciale tout en affirmant en parallèle que ce sont des Français comme les autres.

Nous pourrions citer d’autres exemples, comme le feu “plan Marshall”2 de la banlieue,B) né dans la précipitation pendant les émeutes de 2005, aujourd’hui rebaptisé “plan Respect-Egalité des chances”. En effet, passée l’agitation, quelqu’un a dû suggérer que “plan Marshall”, lié à une thématique de guerre, résonne de façon trop négative dans les esprits. Il a donc dû chercher un nouveau nom, plus positif et, surtout, en accord avec les populations concernées par ce plan. Je n’ai malheureusement pas pu assister à ces débats des plus passionnants,C) mais j’imagine sans mal la teneur des propositions: peut-être qu’avant de statuer sur “Respect”, quelqu’un a soufflé un plan “Wesh Wesh”, une Réforme “Yo!” ou encore “Zy-va!”, histoire d’être en totale symbiose avec le public hypothétiquement visé et de témoigner, toujours via le langage, de sa proximité avec lui.

Au fil des années, les formulations évoluent, mais les situations demeurent identiques. En effet, les cités sensibles ne se sont pas brusquement métamorphosées en simples quartiers, un plan “Respect-Egalité des chances” ne sera pas plus efficace qu’un “plan Marshall”, et les Français d’origine maghrébine et africaine ne sont pas les seuls à être “issus de l’immigration”. Cependant, le plus naturellement du monde, ces termes au sens biaisé continuent de se fondre dans le langage commun. Nous assistons régulièrement à des protestations contre le langage SMSD) et autres anglicismes pervertissant la “langue de Molière”, mais il semblerait qu’à d’autres niveaux la déformation de celle-ci à des fins politiques ne dérange personne. Le mot est une arme. A travers lui, on peut donner l’illusion d’une amélioration pour mieux masquer l’incompétence, la stagnation et, même, la régression.

LZ

www.agoravox.fr

1Maghrébin(e) se réfère au Maghreb, region de l’ Afrique du Nord qui comprend le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.

2Plan américain élaboré pour aider la reconstruction de l’ Europe après la Deuxième Guerre mondiale.

L’ironie − une manière de se moquer en disant le contraire de ce qu’on veut faire entendre − est un procédé utilisé par l’auteure pour exprimer ses opinions.

On peut identifier ce procédé dans:

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas
1341694 Ano: 2011
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: DSEA UERJ
Orgão: UERJ
Provas:

Langage... déplacé !

Pour une mission de travail, j’ai dû intégrer une réunion étrange où chaque ministère disposait d’un représentant louant les mérites de ses actions et rappelant à quel point le ministre en place se sent “impliqué” dès lors qu’une mesure concerne ces autres, dont nous disons à peu près tout et rien à la fois: ces pauvres, ces handicapés, ces immigrés, ces Français d’origine africaine et maghrébine1.

Autant le dire tout de suite, ces termes n’ont jamais été employés au cours de ce conseil. Et pour cause... Afin de rassurer l’opinion publique, les représentants de l’Etat renomment systématiquement chaque mot dans un langage différent qui, à terme, se répercute dans la société française avant même qu’elle n’ait le temps de réagir. A titre d’exemple, ces dernières années, les cités sensibles sont devenues subitement des “quartiers”. Pourtant, lorsque je regarde dans le dictionnaire, un quartier est “la partie d’une ville ayant sa physionomie propre et une certaine unité. Exemple : le quartier Latin à Paris”. Tout le monde conviendra qu’il y a plus dangereux sur Terre que le quartier Latin de la capitale.

Le même processus s’est engagé avec la création des fameuses “personnes issues de l’immigration”. Théoriquement, une personne issue de l’immigration pourrait ressembler à la plupart des Français qui ont tous ou presque une origine, au premier, deuxième ou troisième degré, qu’elle soit italienne, portugaise, algérienne, espagnole, russe, etc. Par ailleurs, la totalité du peuple américain ou encore notre président actuel sont issus de l’immigration. Or, et cela ressortait bien au cours de cette réunion, pour nos hommes politiques, le sens de ces termes est tout autre: il s’agit tout simplement des Français d’origine africaine et maghrébine, auxquels les hommes politiques ont jugé bon de trouver une appellation spéciale tout en affirmant en parallèle que ce sont des Français comme les autres.

Nous pourrions citer d’autres exemples, comme le feu “plan Marshall”2 de la banlieue, né dans la précipitation pendant les émeutes de 2005, aujourd’hui rebaptisé “plan Respect-Egalité des chances”. En effet, passée l’agitation, quelqu’un a dû suggérer que “plan Marshall”, lié à une thématique de guerre, résonne de façon trop négative dans les esprits. Il a donc dû chercher un nouveau nom, plus positif et, surtout, en accord avec les populations concernées par ce plan. Je n’ai malheureusement pas pu assister à ces débats des plus passionnants, mais j’imagine sans mal la teneur des propositions: peut-être qu’avant de statuer sur “Respect”, quelqu’un a soufflé un plan “Wesh Wesh”, une Réforme “Yo!” ou encore “Zy-va!”, histoire d’être en totale symbiose avec le public hypothétiquement visé et de témoigner, toujours via le langage, de sa proximité avec lui.

Au fil des années, les formulations évoluent, mais les situations demeurent identiques. En effet, les cités sensibles ne se sont pas brusquement métamorphosées en simples quartiers, un plan “Respect-Egalité des chances” ne sera pas plus efficace qu’un “plan Marshall”, et les Français d’origine maghrébine et africaine ne sont pas les seuls à être “issus de l’immigration”. Cependant, le plus naturellement du monde, ces termes au sens biaisé continuent de se fondre dans le langage commun. Nous assistons régulièrement à des protestations contre le langage SMS et autres anglicismes pervertissant la “langue de Molière”, mais il semblerait qu’à d’autres niveaux la déformation de celle-ci à des fins politiques ne dérange personne. Le mot est une arme. A travers lui, on peut donner l’illusion d’une amélioration pour mieux masquer l’incompétence, la stagnation et, même, la régression.

LZ

www.agoravox.fr

1Maghrébin(e) se réfère au Maghreb, region de l’ Afrique du Nord qui comprend le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.

2Plan américain élaboré pour aider la reconstruction de l’ Europe après la Deuxième Guerre mondiale.

histoire d’être en totale symbiose avec le public hypothétiquement visé

L’expression soulignée sert à indiquer l’idée de:

 

Provas

Questão presente nas seguintes provas