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TEXTE
IL EST TEMPS DE POÉTISER LA VIE
Il y a quelque chose de plus profond qui ne se trouve dans aucun programme politique: la nécessité de changer nos vies, dans le sens de la sobriété, de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut être calculé, c"est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l"amour, bref, ce qui est important dans nos vies. Les solutions envisagées sont quantitatives: croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l"immense besoin d"amour de l"espèce humaine perdue dans le cosmos?
Une politique intégrant l"écologie dans l"ensemble du problème humain affronterait les problèmes que posent les effets négatifs, de plus en plus importants par rapport aux effets positifs, des développements de notre civilisation, d"où la dégradation des solidarités, ce qui nous ferait comprendre que l"instauration de nouvelles solidarités est un aspect capital d"une politique de civilisation.
L"écologie politique ne saurait s"isoler. Si elle porte sa vérité et ses insuffisances, les partis de gauche portent, chacun à leur façon, leurs vérités, leurs erreurs et leurs carences. Tous devraient se décomposer pour se recomposer dans une force politique régénérée qui pourrait ouvrir des voies.
La voie économique serait celle d"une économie plurielle. La voie sociale serait celle de la régression des inégalités, de la débureaucratisation des organisations publiques et privées, de l"instauration des solidarités. La voie pédagogique permettrait de relier les connaissances afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps. La voie existentielle serait celle d"une réforme de vie, où viendrait à la conscience que l"amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l"important est de vivre poétiquement, dans l"épanouissement de soi, la communion et la ferveur.
Ces voies nouvelles pourraient converger et constituer une grande voie qui conduirait mieux qu"à une révolution, à
une métamorphose. L"inséparabilité de l"idée du cheminement réformateur et d"une métamorphose pourrait concilier l"aspiration réformatrice et l„aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l"espérance sans laquelle aucune politique de salut n"est possible.
Edgar Morin Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, p. 7, juin 2010
Selon le texte, à l'heure actuelle, la politique de développement qui régit le monde
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IL EST TEMPS DE POÉTISER LA VIE
Il y a quelque chose de plus profond qui ne se trouve dans aucun programme politique: la nécessité de changer nos vies, dans le sens de la sobriété, de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut être calculé, c"est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l"amour, bref, ce qui est important dans nos vies. Les solutions envisagées sont quantitatives: croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l"immense besoin d"amour de l"espèce humaine perdue dans le cosmos?
Une politique intégrant l"écologie dans l"ensemble du problème humain affronterait les problèmes que posent les effets négatifs, de plus en plus importants par rapport aux effets positifs, des développements de notre civilisation, d"où la dégradation des solidarités, ce qui nous ferait comprendre que l"instauration de nouvelles solidarités est un aspect capital d"une politique de civilisation.
L"écologie politique ne saurait s"isoler. Si elle porte sa vérité et ses insuffisances, les partis de gauche portent, chacun à leur façon, leurs vérités, leurs erreurs et leurs carences. Tous devraient se décomposer pour se recomposer dans une force politique régénérée qui pourrait ouvrir des voies.
La voie économique serait celle d"une économie plurielle. La voie sociale serait celle de la régression des inégalités, de la débureaucratisation des organisations publiques et privées, de l"instauration des solidarités. La voie pédagogique permettrait de relier les connaissances afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps. La voie existentielle serait celle d"une réforme de vie, où viendrait à la conscience que l"amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l"important est de vivre poétiquement, dans l"épanouissement de soi, la communion et la ferveur.
Ces voies nouvelles pourraient converger et constituer une grande voie qui conduirait mieux qu"à une révolution, à
une métamorphose. L"inséparabilité de l"idée du cheminement réformateur et d"une métamorphose pourrait concilier l"aspiration réformatrice et l„aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l"espérance sans laquelle aucune politique de salut n"est possible.
Edgar Morin Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, p. 7, juin 2010
Dans le texte, Edgar Morin propose des actions qui nous amèneraient à une nouvelle forme de faire de la politique à partir des idées qui
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IL EST TEMPS DE POÉTISER LA VIE
Il y a quelque chose de plus profond qui ne se trouve dans aucun programme politique: la nécessité de changer nos vies, dans le sens de la sobriété, de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut être calculé, c"est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l"amour, bref, ce qui est important dans nos vies. Les solutions envisagées sont quantitatives: croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l"immense besoin d"amour de l"espèce humaine perdue dans le cosmos?
Une politique intégrant l"écologie dans l"ensemble du problème humain affronterait les problèmes que posent les effets négatifs, de plus en plus importants par rapport aux effets positifs, des développements de notre civilisation, d"où la dégradation des solidarités, ce qui nous ferait comprendre que l"instauration de nouvelles solidarités est un aspect capital d"une politique de civilisation.
L"écologie politique ne saurait s"isoler. Si elle porte sa vérité et ses insuffisances, les partis de gauche portent, chacun à leur façon, leurs vérités, leurs erreurs et leurs carences. Tous devraient se décomposer pour se recomposer dans une force politique régénérée qui pourrait ouvrir des voies.
La voie économique serait celle d"une économie plurielle. La voie sociale serait celle de la régression des inégalités, de la débureaucratisation des organisations publiques et privées, de l"instauration des solidarités. La voie pédagogique permettrait de relier les connaissances afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps. La voie existentielle serait celle d"une réforme de vie, où viendrait à la conscience que l"amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l"important est de vivre poétiquement, dans l"épanouissement de soi, la communion et la ferveur.
Ces voies nouvelles pourraient converger et constituer une grande voie qui conduirait mieux qu"à une révolution, à
une métamorphose. L"inséparabilité de l"idée du cheminement réformateur et d"une métamorphose pourrait concilier l"aspiration réformatrice et l„aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l"espérance sans laquelle aucune politique de salut n"est possible.
Edgar Morin Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, p. 7, juin 2010
Le chapeau du texte affirme que ce qu"il y a de plus important dans la vie de nos jours est
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IL EST TEMPS DE POÉTISER LA VIE
Il y a quelque chose de plus profond qui ne se trouve dans aucun programme politique: la nécessité de changer nos vies, dans le sens de la sobriété, de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut être calculé, c"est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l"amour, bref, ce qui est important dans nos vies. Les solutions envisagées sont quantitatives: croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l"immense besoin d"amour de l"espèce humaine perdue dans le cosmos?
Une politique intégrant l"écologie dans l"ensemble du problème humain affronterait les problèmes que posent les effets négatifs, de plus en plus importants par rapport aux effets positifs, des développements de notre civilisation, d"où la dégradation des solidarités, ce qui nous ferait comprendre que l"instauration de nouvelles solidarités est un aspect capital d"une politique de civilisation.
L"écologie politique ne saurait s"isoler. Si elle porte sa vérité et ses insuffisances, les partis de gauche portent, chacun à leur façon, leurs vérités, leurs erreurs et leurs carences. Tous devraient se décomposer pour se recomposer dans une force politique régénérée qui pourrait ouvrir des voies.
La voie économique serait celle d"une économie plurielle. La voie sociale serait celle de la régression des inégalités, de la débureaucratisation des organisations publiques et privées, de l"instauration des solidarités. La voie pédagogique permettrait de relier les connaissances afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps. La voie existentielle serait celle d"une réforme de vie, où viendrait à la conscience que l"amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l"important est de vivre poétiquement, dans l"épanouissement de soi, la communion et la ferveur.
Ces voies nouvelles pourraient converger et constituer une grande voie qui conduirait mieux qu"à une révolution, à
une métamorphose. L"inséparabilité de l"idée du cheminement réformateur et d"une métamorphose pourrait concilier l"aspiration réformatrice et l„aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l"espérance sans laquelle aucune politique de salut n"est possible.
Edgar Morin Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, p. 7, juin 2010
Le titre “Il est temps de poétiser la vie” nous fait réfléchir à l"immense besoin de/d"
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Être heureux! Revendication collective ou individuelle?
Elle court, elle court, l’idée du bonheur. Des Grecs épicuriens ou stoïciens, aux économistes, psychologues et sociologues contemporains. Monopolisée un temps par l’Église, privatisée par la révolution, mentionnée dans la déclaration des droits de l’homme, soucieuse «du bonheur de tous». «La grande affaire et la seule qu’on doive avoir, c’est vivre heureux» se persuadait Voltaire, tranchant alors sur la religiosité, qui réservait jadis ce couvert pour l’au-delà.
L’affaire n’est pas neuve. La voilà recyclée par le capitalisme de grande consommation. Car, quête sociale ou individuelle, le bonheur fait un retour en force dans le discours des sociétés occidentales depuis qu’au seuil du XXIe. siècle se sont éffondrées les utopies politiques et les idéologies. Celles-ci rêvaient de faire le bonheur de l’humanité. En s’actualisant autour de l’individu, la société pousse à commencer par soi.
C’est dans l’air du temps vouloir mesurer le bonheur ou le bien-être des gens. C’en serait même devenu un impératif social: comme de l’attention portée à la qualité de l’air et à celle de l’eau, à la capacité d’autonomie des individus, à leur capital éducatif, culturel, à leur aptitude à la paix.
L’affaiblissement des liens sociaux, du degré de confiance dans autrui, du niveau d’entraide et du sentiment de sécurité ont des effets négatifs pour la santé. Évidemment, comme l’indique le bon sens populaire, si la richesse ne crée pas le bonheur, elle y contribue fortement. Mais jusqu’à un certain niveau seulement. Car si l’augmentation des revenus a des effets spectaculaires et durables sur le bien-être dans les populations pauvres, cette amélioration a un effet limité chez les plus riches.
Jean Michel Dumay
Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, nº 398, juin 2010
Dans la phrase "Elle court, elle court, l’idée du bonheur." , le pronom du discours "elle"
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Être heureux! Revendication collective ou individuelle?
Elle court, elle court, l’idée du bonheur. Des Grecs épicuriens ou stoïciens, aux économistes, psychologues et sociologues contemporains. Monopolisée un temps par l’Église, privatisée par la révolution, mentionnée dans la déclaration des droits de l’homme, soucieuse «du bonheur de tous». «La grande affaire et la seule qu’on doive avoir, c’est vivre heureux» se persuadait Voltaire, tranchant alors sur la religiosité, qui réservait jadis ce couvert pour l’au-delà.
L’affaire n’est pas neuve. La voilà recyclée par le capitalisme de grande consommation. Car, quête sociale ou individuelle, le bonheur fait un retour en force dans le discours des sociétés occidentales depuis qu’au seuil du XXIe. siècle se sont éffondrées les utopies politiques et les idéologies. Celles-ci rêvaient de faire le bonheur de l’humanité. En s’actualisant autour de l’individu, la société pousse à commencer par soi.
C’est dans l’air du temps vouloir mesurer le bonheur ou le bien-être des gens. C’en serait même devenu un impératif social: comme de l’attention portée à la qualité de l’air et à celle de l’eau, à la capacité d’autonomie des individus, à leur capital éducatif, culturel, à leur aptitude à la paix.
L’affaiblissement des liens sociaux, du degré de confiance dans autrui, du niveau d’entraide et du sentiment de sécurité ont des effets négatifs pour la santé. Évidemment, comme l’indique le bon sens populaire, si la richesse ne crée pas le bonheur, elle y contribue fortement. Mais jusqu’à un certain niveau seulement. Car si l’augmentation des revenus a des effets spectaculaires et durables sur le bien-être dans les populations pauvres, cette amélioration a un effet limité chez les plus riches.
Jean Michel Dumay
Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, nº 398, juin 2010
Selon le savoir populaire exprimé dans le dernier paragraphe
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Être heureux! Revendication collective ou individuelle?
Elle court, elle court, l’idée du bonheur. Des Grecs épicuriens ou stoïciens, aux économistes, psychologues et sociologues contemporains. Monopolisée un temps par l’Église, privatisée par la révolution, mentionnée dans la déclaration des droits de l’homme, soucieuse «du bonheur de tous». «La grande affaire et la seule qu’on doive avoir, c’est vivre heureux» se persuadait Voltaire, tranchant alors sur la religiosité, qui réservait jadis ce couvert pour l’au-delà.
L’affaire n’est pas neuve. La voilà recyclée par le capitalisme de grande consommation. Car, quête sociale ou individuelle, le bonheur fait un retour en force dans le discours des sociétés occidentales depuis qu’au seuil du XXIe. siècle se sont éffondrées les utopies politiques et les idéologies. Celles-ci rêvaient de faire le bonheur de l’humanité. En s’actualisant autour de l’individu, la société pousse à commencer par soi.
C’est dans l’air du temps vouloir mesurer le bonheur ou le bien-être des gens. C’en serait même devenu un impératif social: comme de l’attention portée à la qualité de l’air et à celle de l’eau, à la capacité d’autonomie des individus, à leur capital éducatif, culturel, à leur aptitude à la paix.
L’affaiblissement des liens sociaux, du degré de confiance dans autrui, du niveau d’entraide et du sentiment de sécurité ont des effets négatifs pour la santé. Évidemment, comme l’indique le bon sens populaire, si la richesse ne crée pas le bonheur, elle y contribue fortement. Mais jusqu’à un certain niveau seulement. Car si l’augmentation des revenus a des effets spectaculaires et durables sur le bien-être dans les populations pauvres, cette amélioration a un effet limité chez les plus riches.
Jean Michel Dumay
Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, nº 398, juin 2010
De nos jours, vouloir mesurer la quête du bonheur des gens devient une exigence sociale au même titre que
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Être heureux! Revendication collective ou individuelle?
Elle court, elle court, l’idée du bonheur. Des Grecs épicuriens ou stoïciens, aux économistes, psychologues et sociologues contemporains. Monopolisée un temps par l’Église, privatisée par la révolution, mentionnée dans la déclaration des droits de l’homme, soucieuse «du bonheur de tous». «La grande affaire et la seule qu’on doive avoir, c’est vivre heureux» se persuadait Voltaire, tranchant alors sur la religiosité, qui réservait jadis ce couvert pour l’au-delà.
L’affaire n’est pas neuve. La voilà recyclée par le capitalisme de grande consommation. Car, quête sociale ou individuelle, le bonheur fait un retour en force dans le discours des sociétés occidentales depuis qu’au seuil du XXIe. siècle se sont éffondrées les utopies politiques et les idéologies. Celles-ci rêvaient de faire le bonheur de l’humanité. En s’actualisant autour de l’individu, la société pousse à commencer par soi.
C’est dans l’air du temps vouloir mesurer le bonheur ou le bien-être des gens. C’en serait même devenu un impératif social: comme de l’attention portée à la qualité de l’air et à celle de l’eau, à la capacité d’autonomie des individus, à leur capital éducatif, culturel, à leur aptitude à la paix.
L’affaiblissement des liens sociaux, du degré de confiance dans autrui, du niveau d’entraide et du sentiment de sécurité ont des effets négatifs pour la santé. Évidemment, comme l’indique le bon sens populaire, si la richesse ne crée pas le bonheur, elle y contribue fortement. Mais jusqu’à un certain niveau seulement. Car si l’augmentation des revenus a des effets spectaculaires et durables sur le bien-être dans les populations pauvres, cette amélioration a un effet limité chez les plus riches.
Jean Michel Dumay
Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, nº 398, juin 2010
Avec l’affirmation "La grande affaire et la seule qu’on doive avoir, c’est vivre heureux", Voltaire
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Être heureux! Revendication collective ou individuelle?
Elle court, elle court, l’idée du bonheur. Des Grecs épicuriens ou stoïciens, aux économistes, psychologues et sociologues contemporains. Monopolisée un temps par l’Église, privatisée par la révolution, mentionnée dans la déclaration des droits de l’homme, soucieuse «du bonheur de tous». «La grande affaire et la seule qu’on doive avoir, c’est vivre heureux» se persuadait Voltaire, tranchant alors sur la religiosité, qui réservait jadis ce couvert pour l’au-delà.
L’affaire n’est pas neuve. La voilà recyclée par le capitalisme de grande consommation. Car, quête sociale ou individuelle, le bonheur fait un retour en force dans le discours des sociétés occidentales depuis qu’au seuil du XXIe. siècle se sont éffondrées les utopies politiques et les idéologies. Celles-ci rêvaient de faire le bonheur de l’humanité. En s’actualisant autour de l’individu, la société pousse à commencer par soi.
C’est dans l’air du temps vouloir mesurer le bonheur ou le bien-être des gens. C’en serait même devenu un impératif social: comme de l’attention portée à la qualité de l’air et à celle de l’eau, à la capacité d’autonomie des individus, à leur capital éducatif, culturel, à leur aptitude à la paix.
L’affaiblissement des liens sociaux, du degré de confiance dans autrui, du niveau d’entraide et du sentiment de sécurité ont des effets négatifs pour la santé. Évidemment, comme l’indique le bon sens populaire, si la richesse ne crée pas le bonheur, elle y contribue fortement. Mais jusqu’à un certain niveau seulement. Car si l’augmentation des revenus a des effets spectaculaires et durables sur le bien-être dans les populations pauvres, cette amélioration a un effet limité chez les plus riches.
Jean Michel Dumay
Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, nº 398, juin 2010
Des expressions du texte qui viennent confirmer l’actualité de la quête du bonheur sont
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Être heureux! Revendication collective ou individuelle?
Elle court, elle court, l’idée du bonheur. Des Grecs épicuriens ou stoïciens, aux économistes, psychologues et sociologues contemporains. Monopolisée un temps par l’Église, privatisée par la révolution, mentionnée dans la déclaration des droits de l’homme, soucieuse «du bonheur de tous». «La grande affaire et la seule qu’on doive avoir, c’est vivre heureux» se persuadait Voltaire, tranchant alors sur la religiosité, qui réservait jadis ce couvert pour l’au-delà.
L’affaire n’est pas neuve. La voilà recyclée par le capitalisme de grande consommation. Car, quête sociale ou individuelle, le bonheur fait un retour en force dans le discours des sociétés occidentales depuis qu’au seuil du XXIe. siècle se sont éffondrées les utopies politiques et les idéologies. Celles-ci rêvaient de faire le bonheur de l’humanité. En s’actualisant autour de l’individu, la société pousse à commencer par soi.
C’est dans l’air du temps vouloir mesurer le bonheur ou le bien-être des gens. C’en serait même devenu un impératif social: comme de l’attention portée à la qualité de l’air et à celle de l’eau, à la capacité d’autonomie des individus, à leur capital éducatif, culturel, à leur aptitude à la paix.
L’affaiblissement des liens sociaux, du degré de confiance dans autrui, du niveau d’entraide et du sentiment de sécurité ont des effets négatifs pour la santé. Évidemment, comme l’indique le bon sens populaire, si la richesse ne crée pas le bonheur, elle y contribue fortement. Mais jusqu’à un certain niveau seulement. Car si l’augmentation des revenus a des effets spectaculaires et durables sur le bien-être dans les populations pauvres, cette amélioration a un effet limité chez les plus riches.
Jean Michel Dumay
Extrait adapté de Le Monde Dossiers & Documents, nº 398, juin 2010
Selon l’auteur du texte, Jean-Michel Dumay,
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