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2538484 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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Le XIXème siècle possède deux types de sociétés qui ont fait leurs preuves, et qui, malgré les incertitudes qui peuvent peser sur leur avenir, auront une grande place dans l’histoire de la civilisation. L’un est le type américain, fondé essentiellement sur la liberté et la propriété, sans privilèges de classes, sans institutions anciennes, sans histoire, sans société aristocratique, sans cour, sans pouvoir brillant, sans universités sérieuses ni fortes institutions scientifiques, sans service militaire obligatoire pour les citoyens. Dans ce système, l’individu, très peu protégé par l’Etat, aussi très peu gêné par l’Etat. Jeté sans patron dans la bataille de la vie, il s’en tire comme il peut, et s’enrichit, s’appauvrit, sans qu’il songe une seule fois à se plaindre du gouvernement, à le renverser, à lui demander quelque chose, à déclamer contre la liberté et la propriété. Le plaisir de déployer son activité à toute vapeur lui suffit, même quand les chances de la loterie ne lui ont pas été favorables. Ces sociétés manquent de distinction, de noblesse ; elles ne font guère d’oeuvres originales en fait d’art et de science ; mais elles peuvent arriver à être très puissantes, et d’excellentes choses peuvent s’y produire. La grosse question est de savoir combien de temps elles dureront, quelles maladies particulières les affecteront, comment elles se comporteront à l’égard du socialisme, qui les a jusqu’ici peu atteintes.
Le second type de société que notre siècle voit exister avec éclat est celui que j’appellerai l’ancien régime développé et corrigé. La Prusse en offre le meilleur modèle. Ici l’individu est pris, élevé, façonné, dressé, discipliné, requis sans cesse par une société dérivant du passé, moulée dans de vieilles institutions, s’arrogeant une maîtrise de moralité et de raison. L’individu, dans ce système, donne énormément à l’Etat ; il reçoit en échange de l’Etat une forte culture intellectuelle et morale, ainsi que la joie de participer à une grande oeuvre. Ces sociétés sont particulièrement nobles ; elles créent la science ; elles dirigent l’esprit humain ; elles font l’histoire ; mais elles sont de jour en jour affaiblies par les réclamations de l’égoïsme individuel, qui trouve que le fardeau que l’Etat lui impose est trop lourd à porter. Ces sociétés en effet impliquent des catégories entières de sacrifiés, de gens qui doivent se résigner à une vie triste sans espoir d’amélioration. L’éveil de la conscience populaire et jusqu’à un certain point l’instruction du peuple minent ces grands édifices féodaux et les menacent de ruine. La France, qui était autrefois une société de ce genre, est tombée. L’Angleterre s’éloigne sans cesse du type que nous venons de décrire pour se rapprocher du type américain. L’Allemagne maintient ce grand cadre, non sans que des signes de révolte s’y fassent déjà entrevoir. Jusqu’à quel point cet esprit de révolte, qui n’est autre que la démocratie socialiste, envahira-t-il les pays germaniques à leur tour ? Voilà la question qui doit préoccuper le plus un esprit réfléchi. Nous manquons d’éléments pour y répondre avec précision.
Ernest Renan. La reforme intellectuelle et morale de la France (1871). Union Générale d’Éditions, 10/18, 1967, p. 167-70.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
Les trois pronoms relatifs « qui », dans « qui ont fait, ... qui auront, ... qui peuvent peser » ont pour antécédents « deux types de sociétés ».
 

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2538483 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
Provas:
Le XIXème siècle possède deux types de sociétés qui ont fait leurs preuves, et qui, malgré les incertitudes qui peuvent peser sur leur avenir, auront une grande place dans l’histoire de la civilisation. L’un est le type américain, fondé essentiellement sur la liberté et la propriété, sans privilèges de classes, sans institutions anciennes, sans histoire, sans société aristocratique, sans cour, sans pouvoir brillant, sans universités sérieuses ni fortes institutions scientifiques, sans service militaire obligatoire pour les citoyens. Dans ce système, l’individu, très peu protégé par l’Etat, aussi très peu gêné par l’Etat. Jeté sans patron dans la bataille de la vie, il s’en tire comme il peut, et s’enrichit, s’appauvrit, sans qu’il songe une seule fois à se plaindre du gouvernement, à le renverser, à lui demander quelque chose, à déclamer contre la liberté et la propriété. Le plaisir de déployer son activité à toute vapeur lui suffit, même quand les chances de la loterie ne lui ont pas été favorables. Ces sociétés manquent de distinction, de noblesse ; elles ne font guère d’oeuvres originales en fait d’art et de science ; mais elles peuvent arriver à être très puissantes, et d’excellentes choses peuvent s’y produire. La grosse question est de savoir combien de temps elles dureront, quelles maladies particulières les affecteront, comment elles se comporteront à l’égard du socialisme, qui les a jusqu’ici peu atteintes.
Le second type de société que notre siècle voit exister avec éclat est celui que j’appellerai l’ancien régime développé et corrigé. La Prusse en offre le meilleur modèle. Ici l’individu est pris, élevé, façonné, dressé, discipliné, requis sans cesse par une société dérivant du passé, moulée dans de vieilles institutions, s’arrogeant une maîtrise de moralité et de raison. L’individu, dans ce système, donne énormément à l’Etat ; il reçoit en échange de l’Etat une forte culture intellectuelle et morale, ainsi que la joie de participer à une grande oeuvre. Ces sociétés sont particulièrement nobles ; elles créent la science ; elles dirigent l’esprit humain ; elles font l’histoire ; mais elles sont de jour en jour affaiblies par les réclamations de l’égoïsme individuel, qui trouve que le fardeau que l’Etat lui impose est trop lourd à porter. Ces sociétés en effet impliquent des catégories entières de sacrifiés, de gens qui doivent se résigner à une vie triste sans espoir d’amélioration. L’éveil de la conscience populaire et jusqu’à un certain point l’instruction du peuple minent ces grands édifices féodaux et les menacent de ruine. La France, qui était autrefois une société de ce genre, est tombée. L’Angleterre s’éloigne sans cesse du type que nous venons de décrire pour se rapprocher du type américain. L’Allemagne maintient ce grand cadre, non sans que des signes de révolte s’y fassent déjà entrevoir. Jusqu’à quel point cet esprit de révolte, qui n’est autre que la démocratie socialiste, envahira-t-il les pays germaniques à leur tour ? Voilà la question qui doit préoccuper le plus un esprit réfléchi. Nous manquons d’éléments pour y répondre avec précision.
Ernest Renan. La reforme intellectuelle et morale de la France (1871). Union Générale d’Éditions, 10/18, 1967, p. 167-70.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
À la, « atteintes » est le participe passé passif du verbe atteindre.
 

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2538482 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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[...] Ainsi, puisque nous sommes tous réunis ici pour affirmer que la diplomatie sert à quelque chose, me revient-il la tâche de vous faire partager ma conviction qu’il est possible et même souhaitable d’en enseigner les arcanes.
Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
Sans changer le sens de la phrase « Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines » , la conjonction « puisque » peut être remplacée par
mais.
 

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2538481 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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[...] Ainsi, puisque nous sommes tous réunis ici pour affirmer que la diplomatie sert à quelque chose, me revient-il la tâche de vous faire partager ma conviction qu’il est possible et même souhaitable d’en enseigner les arcanes.
Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
Sans changer le sens de la phrase « Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines » , la conjonction « puisque » peut être remplacée par
parce que.
 

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2538480 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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[...] Ainsi, puisque nous sommes tous réunis ici pour affirmer que la diplomatie sert à quelque chose, me revient-il la tâche de vous faire partager ma conviction qu’il est possible et même souhaitable d’en enseigner les arcanes.
Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
Sans changer le sens de la phrase « Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines » , la conjonction « puisque » peut être remplacée par
car.
 

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2538479 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
Orgão: IRB
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[...] Ainsi, puisque nous sommes tous réunis ici pour affirmer que la diplomatie sert à quelque chose, me revient-il la tâche de vous faire partager ma conviction qu’il est possible et même souhaitable d’en enseigner les arcanes.
Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
Sans changer le sens de la phrase « Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines » , la conjonction « puisque » peut être remplacée par
cependant.
 

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2538478 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
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[...] Ainsi, puisque nous sommes tous réunis ici pour affirmer que la diplomatie sert à quelque chose, me revient-il la tâche de vous faire partager ma conviction qu’il est possible et même souhaitable d’en enseigner les arcanes.
Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
Dans le texte, le nom pluriel « les arcanes » signifie
les risques.
 

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2538477 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
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[...] Ainsi, puisque nous sommes tous réunis ici pour affirmer que la diplomatie sert à quelque chose, me revient-il la tâche de vous faire partager ma conviction qu’il est possible et même souhaitable d’en enseigner les arcanes.
Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
Dans le texte, le nom pluriel « les arcanes » signifie
les obstacles.
 

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2538476 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
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Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
Dans le texte, le nom pluriel « les arcanes » signifie
les secrets.
 

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2538475 Ano: 2016
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: CESPE / CEBRASPE
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Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
Dans le texte, le nom pluriel « les arcanes » signifie
les mystères.
 

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