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[...] Ainsi, puisque nous sommes tous réunis ici pour affirmer que la diplomatie sert à quelque chose, me revient-il la tâche de vous faire partager ma conviction qu’il est possible et même souhaitable d’en enseigner les arcanes.
Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
À la lumière du texte, jugez (C ou E) les items suivants.
L’expression « C’est tout l’enjeu » signifie c’est tout le défi, c’est tout le pari.
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[...] Ainsi, puisque nous sommes tous réunis ici pour affirmer que la diplomatie sert à quelque chose, me revient-il la tâche de vous faire partager ma conviction qu’il est possible et même souhaitable d’en enseigner les arcanes.
Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
À la lumière du texte, jugez (C ou E) les items suivants.
La diplomatie est l’art de défendre une vision propre, au besoin, en portant atteinte à l’autre.
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[...] Ainsi, puisque nous sommes tous réunis ici pour affirmer que la diplomatie sert à quelque chose, me revient-il la tâche de vous faire partager ma conviction qu’il est possible et même souhaitable d’en enseigner les arcanes.
Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
À la lumière du texte, jugez (C ou E) les items suivants.
Une des difficultés les plus importantes pour l’enseignement de la diplomatie est le manque d’institutions fiables de formation de diplomates.
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[...] Ainsi, puisque nous sommes tous réunis ici pour affirmer que la diplomatie sert à quelque chose, me revient-il la tâche de vous faire partager ma conviction qu’il est possible et même souhaitable d’en enseigner les arcanes.
Pourtant, tout ou presque plaiderait pour qu’on renonce à un tel enseignement. Car en effet qu’est-ce que la diplomatie si ce n’est d’abord un art qui, comme tous les arts requiert avant tout du talent. Or, comme chacun sait, le talent est sans doute la plus grande injustice qui traverse l’humanité, car il n’est jamais distribué à parts égales. Il choisit certains sans qu’il soit toujours possible de déterminer comment ils ont acquis les qualités dont ils font preuve. Il y a ainsi fort à parier que jamais Talleyrand ne suivit de cours de diplomate, pas plus sans doute que Metternich, même si, des deux artisans du Traité de Vienne, il est plus naturel d’admirer le Français, qui sut préserver les intérêts d’un pays vaincu que l’Autrichien qui s’attacha surtout à restaurer un ordre ancien.
Un art donc et, sans nul doute, des dispositions naturelles qui incitent à comprendre l’autre sans se compromettre, à savoir expliquer sans pour autant excuser, à convaincre sans blesser et sans volonté excessive d’avoir raison ni de donner tort. Ce qu’en langage courant on appelle être diplomate. Voilà bien le premier obstacle à enseigner la diplomatie puisqu’elle fait appel à des qualités humaines qu’on suppose innées et qui en tous cas ne sont pas possédées par tous.
Le deuxième obstacle est sans doute plus sérieux. Le monde dans lequel nous vivons change à vive allure et se prête mal à la reproduction des pratiques du passé. C’est tout l’enjeu de l’école que je dirige et qui forme les décideurs publics français et étrangers de demain : nous connaissons peu de choses des métiers qu’ils exerceront et du contexte dans lequel ils évolueront, tant notre société connait des bouleversements profonds.
Peut-on enseigner la diplomatie. Conférence de Nathalie Loiseau prononcée à l’Institut Rio Branco, Brasilia, le 31 mai 2016 (texte avec adaptations).
À la lumière du texte, jugez (C ou E) les items suivants.
L’expression « change à vive allure » peut être remplacée par change à toute vitesse sans modifier le sens de la phrase.
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Après s’être défiés pendant un demi-siècle, Washington et La Havane ont annoncé mercredi 17 décembre 2014, dans un geste historique, leur volonté de normaliser leurs relations.
Barack Obama effectuera-t-il une visite à Cuba avant de quitter la Maison Blanche, en janvier 2017 ? Interrogé sur ce point sur ABC, mercredi 17 décembre, après l’annonce historique d’une normalisation entre les deux pays, le président des Etats-Unis ne l’a pas exclue tout en avouant que rien n’était prévu pour l’instant. « Voyons comment les choses vont évoluer », a-t-il ajouté prudemment. S’il se concrétise un jour, un tel déplacement, qui serait le premier depuis 1959, signifiera que M. Obama aura gagné le pari audacieux pris devant les Américains.
Car c’est bien un pari qu’a fait le président Obama en décidant de classer un dossier vieux de plus de cinq décennies qui apparaissait pour beaucoup, et depuis longtemps, comme anachronique. Cette prise de risque, de la part d’un président souvent critiqué pour son attentisme, ne survient pas par hasard. M. Obama, comme paradoxalement libéré depuis la défaite cinglante essuyée aux élections de mi-mandat, le 4 novembre 2014, a tranché sur Cuba comme il l’a fait le 20 novembre en annonçant des mesures de régularisation pour les immigrés clandestins après six années d’immobilisme.
Alors que la voie est désormais dégagée de toute échéance électorale jusqu’à son départ de la Maison Blanche, le président a eu le courage de reconnaître publiquement que la politique suivie depuis plus d’un demi-siècle par les Etats-Unis à l’égard du régime cubain, « l’isolement », n’avait pas porté ses fruits (« Cuba est toujours dirigé par les Castro et le Parti communiste arrivé au pouvoir il y a un demi-siècle ») et que le temps était venu « d’une nouvelle approche ». « Todos somos americanos » (« Nous sommes tous des Américains »), a lancé en espagnol M. Obama aux Cubains, renouant avec les accents de démiurge qui avaient marqué ses premiers mois à la Maison Blanche et qu’un sentiment de fatalisme face aux désordres du monde avait par la suite étouffés.
Gilles Paris. Le Monde. Le 18 déc. 2014. Internet: <www.lemonde.fr> (texte avec adaptations).
Selon le texte, considérez les affirmations suivantes et jugez si elles sont vraies (C) ou fausses (E).
L’expression « échéance électorale » fait référence à la date à laquelle expire le dépouillement des votes reçus par les candidats durant les élections présidentielles.
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Après s’être défiés pendant un demi-siècle, Washington et La Havane ont annoncé mercredi 17 décembre 2014, dans un geste historique, leur volonté de normaliser leurs relations.
Barack Obama effectuera-t-il une visite à Cuba avant de quitter la Maison Blanche, en janvier 2017 ? Interrogé sur ce point sur ABC, mercredi 17 décembre, après l’annonce historique d’une normalisation entre les deux pays, le président des Etats-Unis ne l’a pas exclue tout en avouant que rien n’était prévu pour l’instant. « Voyons comment les choses vont évoluer », a-t-il ajouté prudemment. S’il se concrétise un jour, un tel déplacement, qui serait le premier depuis 1959, signifiera que M. Obama aura gagné le pari audacieux pris devant les Américains.
Car c’est bien un pari qu’a fait le président Obama en décidant de classer un dossier vieux de plus de cinq décennies qui apparaissait pour beaucoup, et depuis longtemps, comme anachronique. Cette prise de risque, de la part d’un président souvent critiqué pour son attentisme, ne survient pas par hasard. M. Obama, comme paradoxalement libéré depuis la défaite cinglante essuyée aux élections de mi-mandat, le 4 novembre 2014, a tranché sur Cuba comme il l’a fait le 20 novembre en annonçant des mesures de régularisation pour les immigrés clandestins après six années d’immobilisme.
Alors que la voie est désormais dégagée de toute échéance électorale jusqu’à son départ de la Maison Blanche, le président a eu le courage de reconnaître publiquement que la politique suivie depuis plus d’un demi-siècle par les Etats-Unis à l’égard du régime cubain, « l’isolement », n’avait pas porté ses fruits (« Cuba est toujours dirigé par les Castro et le Parti communiste arrivé au pouvoir il y a un demi-siècle ») et que le temps était venu « d’une nouvelle approche ». « Todos somos americanos » (« Nous sommes tous des Américains »), a lancé en espagnol M. Obama aux Cubains, renouant avec les accents de démiurge qui avaient marqué ses premiers mois à la Maison Blanche et qu’un sentiment de fatalisme face aux désordres du monde avait par la suite étouffés.
Gilles Paris. Le Monde. Le 18 déc. 2014. Internet: <www.lemonde.fr> (texte avec adaptations).
Selon le texte, considérez les affirmations suivantes et jugez si elles sont vraies (C) ou fausses (E).
L’expression « les accents de démiurge » caractérise l’immobilisme du premier gouvernement Obama.
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Après s’être défiés pendant un demi-siècle, Washington et La Havane ont annoncé mercredi 17 décembre 2014, dans un geste historique, leur volonté de normaliser leurs relations.
Barack Obama effectuera-t-il une visite à Cuba avant de quitter la Maison Blanche, en janvier 2017 ? Interrogé sur ce point sur ABC, mercredi 17 décembre, après l’annonce historique d’une normalisation entre les deux pays, le président des Etats-Unis ne l’a pas exclue tout en avouant que rien n’était prévu pour l’instant. « Voyons comment les choses vont évoluer », a-t-il ajouté prudemment. S’il se concrétise un jour, un tel déplacement, qui serait le premier depuis 1959, signifiera que M. Obama aura gagné le pari audacieux pris devant les Américains.
Car c’est bien un pari qu’a fait le président Obama en décidant de classer un dossier vieux de plus de cinq décennies qui apparaissait pour beaucoup, et depuis longtemps, comme anachronique. Cette prise de risque, de la part d’un président souvent critiqué pour son attentisme, ne survient pas par hasard. M. Obama, comme paradoxalement libéré depuis la défaite cinglante essuyée aux élections de mi-mandat, le 4 novembre 2014, a tranché sur Cuba comme il l’a fait le 20 novembre en annonçant des mesures de régularisation pour les immigrés clandestins après six années d’immobilisme.
Alors que la voie est désormais dégagée de toute échéance électorale jusqu’à son départ de la Maison Blanche, le président a eu le courage de reconnaître publiquement que la politique suivie depuis plus d’un demi-siècle par les Etats-Unis à l’égard du régime cubain, « l’isolement », n’avait pas porté ses fruits (« Cuba est toujours dirigé par les Castro et le Parti communiste arrivé au pouvoir il y a un demi-siècle ») et que le temps était venu « d’une nouvelle approche ». « Todos somos americanos » (« Nous sommes tous des Américains »), a lancé en espagnol M. Obama aux Cubains, renouant avec les accents de démiurge qui avaient marqué ses premiers mois à la Maison Blanche et qu’un sentiment de fatalisme face aux désordres du monde avait par la suite étouffés.
Gilles Paris. Le Monde. Le 18 déc. 2014. Internet: <www.lemonde.fr> (texte avec adaptations).
Selon le texte, considérez les affirmations suivantes et jugez si elles sont vraies (C) ou fausses (E).
Les épithètes « vieux » et « anachronique » qualifient le dossier des relations entre Cuba et les Etats-Unis.
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Après s’être défiés pendant un demi-siècle, Washington et La Havane ont annoncé mercredi 17 décembre 2014, dans un geste historique, leur volonté de normaliser leurs relations.
Barack Obama effectuera-t-il une visite à Cuba avant de quitter la Maison Blanche, en janvier 2017 ? Interrogé sur ce point sur ABC, mercredi 17 décembre, après l’annonce historique d’une normalisation entre les deux pays, le président des Etats-Unis ne l’a pas exclue tout en avouant que rien n’était prévu pour l’instant. « Voyons comment les choses vont évoluer », a-t-il ajouté prudemment. S’il se concrétise un jour, un tel déplacement, qui serait le premier depuis 1959, signifiera que M. Obama aura gagné le pari audacieux pris devant les Américains.
Car c’est bien un pari qu’a fait le président Obama en décidant de classer un dossier vieux de plus de cinq décennies qui apparaissait pour beaucoup, et depuis longtemps, comme anachronique. Cette prise de risque, de la part d’un président souvent critiqué pour son attentisme, ne survient pas par hasard. M. Obama, comme paradoxalement libéré depuis la défaite cinglante essuyée aux élections de mi-mandat, le 4 novembre 2014, a tranché sur Cuba comme il l’a fait le 20 novembre en annonçant des mesures de régularisation pour les immigrés clandestins après six années d’immobilisme.
Alors que la voie est désormais dégagée de toute échéance électorale jusqu’à son départ de la Maison Blanche, le président a eu le courage de reconnaître publiquement que la politique suivie depuis plus d’un demi-siècle par les Etats-Unis à l’égard du régime cubain, « l’isolement », n’avait pas porté ses fruits (« Cuba est toujours dirigé par les Castro et le Parti communiste arrivé au pouvoir il y a un demi-siècle ») et que le temps était venu « d’une nouvelle approche ». « Todos somos americanos » (« Nous sommes tous des Américains »), a lancé en espagnol M. Obama aux Cubains, renouant avec les accents de démiurge qui avaient marqué ses premiers mois à la Maison Blanche et qu’un sentiment de fatalisme face aux désordres du monde avait par la suite étouffés.
Gilles Paris. Le Monde. Le 18 déc. 2014. Internet: <www.lemonde.fr> (texte avec adaptations).
Selon le texte, considérez les affirmations suivantes et jugez si elles sont vraies (C) ou fausses (E).
L’expression « prise de risque » signifie tenter quelque chose sans garanties quant aux résultats.
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Après s’être défiés pendant un demi-siècle, Washington et La Havane ont annoncé mercredi 17 décembre 2014, dans un geste historique, leur volonté de normaliser leurs relations.
Barack Obama effectuera-t-il une visite à Cuba avant de quitter la Maison Blanche, en janvier 2017 ? Interrogé sur ce point sur ABC, mercredi 17 décembre, après l’annonce historique d’une normalisation entre les deux pays, le président des Etats-Unis ne l’a pas exclue tout en avouant que rien n’était prévu pour l’instant. « Voyons comment les choses vont évoluer », a-t-il ajouté prudemment. S’il se concrétise un jour, un tel déplacement, qui serait le premier depuis 1959, signifiera que M. Obama aura gagné le pari audacieux pris devant les Américains.
Car c’est bien un pari qu’a fait le président Obama en décidant de classer un dossier vieux de plus de cinq décennies qui apparaissait pour beaucoup, et depuis longtemps, comme anachronique. Cette prise de risque, de la part d’un président souvent critiqué pour son attentisme, ne survient pas par hasard. M. Obama, comme paradoxalement libéré depuis la défaite cinglante essuyée aux élections de mi-mandat, le 4 novembre 2014, a tranché sur Cuba comme il l’a fait le 20 novembre en annonçant des mesures de régularisation pour les immigrés clandestins après six années d’immobilisme.
Alors que la voie est désormais dégagée de toute échéance électorale jusqu’à son départ de la Maison Blanche, le président a eu le courage de reconnaître publiquement que la politique suivie depuis plus d’un demi-siècle par les Etats-Unis à l’égard du régime cubain, « l’isolement », n’avait pas porté ses fruits (« Cuba est toujours dirigé par les Castro et le Parti communiste arrivé au pouvoir il y a un demi-siècle ») et que le temps était venu « d’une nouvelle approche ». « Todos somos americanos » (« Nous sommes tous des Américains »), a lancé en espagnol M. Obama aux Cubains, renouant avec les accents de démiurge qui avaient marqué ses premiers mois à la Maison Blanche et qu’un sentiment de fatalisme face aux désordres du monde avait par la suite étouffés.
Gilles Paris. Le Monde. Le 18 déc. 2014. Internet: <www.lemonde.fr> (texte avec adaptations).
« M. Obama, comme paradoxalement libéré depuis la défaite cinglante essuyée aux élections de mi-mandat, le 4 novembre 2014, a tranché sur Cuba comme il l’a fait le 20 novembre en annonçant des mesures de régularisation pour les immigrés clandestins après six années d’immobilisme. »
Selon le passage ci-dessus, extrait du texte, jugez si les items sont vrais (C) ou faux (E).
L’expression « défaite cinglante essuyée » peut être remplacée par défaite humiliante subie, sans changer le sens de la phrase.
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Après s’être défiés pendant un demi-siècle, Washington et La Havane ont annoncé mercredi 17 décembre 2014, dans un geste historique, leur volonté de normaliser leurs relations.
Barack Obama effectuera-t-il une visite à Cuba avant de quitter la Maison Blanche, en janvier 2017 ? Interrogé sur ce point sur ABC, mercredi 17 décembre, après l’annonce historique d’une normalisation entre les deux pays, le président des Etats-Unis ne l’a pas exclue tout en avouant que rien n’était prévu pour l’instant. « Voyons comment les choses vont évoluer », a-t-il ajouté prudemment. S’il se concrétise un jour, un tel déplacement, qui serait le premier depuis 1959, signifiera que M. Obama aura gagné le pari audacieux pris devant les Américains.
Car c’est bien un pari qu’a fait le président Obama en décidant de classer un dossier vieux de plus de cinq décennies qui apparaissait pour beaucoup, et depuis longtemps, comme anachronique. Cette prise de risque, de la part d’un président souvent critiqué pour son attentisme, ne survient pas par hasard. M. Obama, comme paradoxalement libéré depuis la défaite cinglante essuyée aux élections de mi-mandat, le 4 novembre 2014, a tranché sur Cuba comme il l’a fait le 20 novembre en annonçant des mesures de régularisation pour les immigrés clandestins après six années d’immobilisme.
Alors que la voie est désormais dégagée de toute échéance électorale jusqu’à son départ de la Maison Blanche, le président a eu le courage de reconnaître publiquement que la politique suivie depuis plus d’un demi-siècle par les Etats-Unis à l’égard du régime cubain, « l’isolement », n’avait pas porté ses fruits (« Cuba est toujours dirigé par les Castro et le Parti communiste arrivé au pouvoir il y a un demi-siècle ») et que le temps était venu « d’une nouvelle approche ». « Todos somos americanos » (« Nous sommes tous des Américains »), a lancé en espagnol M. Obama aux Cubains, renouant avec les accents de démiurge qui avaient marqué ses premiers mois à la Maison Blanche et qu’un sentiment de fatalisme face aux désordres du monde avait par la suite étouffés.
Gilles Paris. Le Monde. Le 18 déc. 2014. Internet: <www.lemonde.fr> (texte avec adaptations).
« M. Obama, comme paradoxalement libéré depuis la défaite cinglante essuyée aux élections de mi-mandat, le 4 novembre 2014, a tranché sur Cuba comme il l’a fait le 20 novembre en annonçant des mesures de régularisation pour les immigrés clandestins après six années d’immobilisme. »
Selon le passage ci-dessus, extrait du texte, jugez si les items sont vrais (C) ou faux (E).
Le président Obama a évincé toute possibilité d’accord entre son gouvernement et Cuba.
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