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Nas revoltas e guerras, um dos sons mais significativos, pela carga de dor que traz e pelos desdobramentos político-sociais que produz, é o dos tiros. A década de 30 do século XX começou com um dos eventos mais decisivos da história do Brasil, não importando se sua designação consagrada — Revolução de 1930 — tenha suscitado muitos debates na área acadêmica sobre seu real ou autêntico caráter revolucionário, como movimento de transformação das estruturas socioeconômicas do país. Entre esses dramáticos sons de abertura e desfecho, ainda houve uma guerra civil (a Revolução Constitucionalista de 1932). Além disso, esse foi o momento em que eclodiu a Segunda Guerra Mundial, cujos impactos na vida política e econômica brasileira foram grandes.
Angela de Castro Gomes. As marcas do período. In: Lilia Moritz Schwarcz (Dir.). História do Brasil nação: 1808-2010. Vol. 4 (Olhando para dentro: 1930-1964). Madri: Fundación Mapfre; Rio de Janeiro: Objetiva, 2013, p. 24 (com adaptações).
Tendo o texto precedente como referência inicial, julgue o item subsequente, considerando o contexto histórico brasileiro a partir da última década da Primeira República.
A Revolução Constitucionalista de 1932 traduziu a insatisfação das elites políticas de São Paulo com o governo provisório de Getúlio Vargas, a despeito das demonstrações dadas pelo político gaúcho, em seus primeiros anos de exercício do poder nacional, de apreço pelo federalismo e de adesão aos princípios da democracia representativa moderna em voga no mundo.
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A prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l’on voit ainsi qu’il ne saurait établir pour cela des commissions, sans que la forme de l’administration change.
En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent, tôt outard, la plus grande autorité, ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D’alleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement ! Premièrement un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler, où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres : secondement, une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude d’affaires et les dicussions épineuses : ensuite, beaucoup d’égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l’égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l’autorité : enfin, peu ou point de luxe ; car, ou le luxe est l’effet des richesses, ou il les rend nécessaires, il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion.
Voilà pourquoi un auteur célèbre [Montesquieu, Esprit des Lois, liv. III, chap. 3] a donné la vertu pour principe à la république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu : mais, faute d’avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n’a pas vu que l’autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout état bien constitué ; plus ou moins il est vrai, selon la forme du gouvernement.
Ajoutons qu’il n’y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu’il n’y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C’est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s’armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son coeur ce que disait un vertueux palatin [le palatin de Posnanie, père du roi de Pologne, duc de Lorraine] dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium [Je préfère une liberté périlleuse à un esclavage tranquille].
S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.
Jean-Jacques Rousseau. Du contrat social (1762, livre III, chapitre IV : de la démocratie). Flammarion, s.d., p. 72-4.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
Par les mots « On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques », Rousseau constate l’impossibilité de la démocratie directe.
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A prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l’on voit ainsi qu’il ne saurait établir pour cela des commissions, sans que la forme de l’administration change.
En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent, tôt outard, la plus grande autorité, ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D’alleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement ! Premièrement un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler, où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres : secondement, une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude d’affaires et les dicussions épineuses : ensuite, beaucoup d’égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l’égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l’autorité : enfin, peu ou point de luxe ; car, ou le luxe est l’effet des richesses, ou il les rend nécessaires, il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion.
Voilà pourquoi un auteur célèbre [Montesquieu, Esprit des Lois, liv. III, chap. 3] a donné la vertu pour principe à la république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu : mais, faute d’avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n’a pas vu que l’autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout état bien constitué ; plus ou moins il est vrai, selon la forme du gouvernement.
Ajoutons qu’il n’y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu’il n’y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C’est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s’armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son coeur ce que disait un vertueux palatin [le palatin de Posnanie, père du roi de Pologne, duc de Lorraine] dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium [Je préfère une liberté périlleuse à un esclavage tranquille].
S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.
Jean-Jacques Rousseau. Du contrat social (1762, livre III, chapitre IV : de la démocratie). Flammarion, s.d., p. 72-4.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
Dans le 3ème paragraphe, Rousseau, en accumulant les conditions précises d’exercice de la démocratie, établit qu’elle est impossible dans la réalité.
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A prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l’on voit ainsi qu’il ne saurait établir pour cela des commissions, sans que la forme de l’administration change.
En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent, tôt outard, la plus grande autorité, ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D’alleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement ! Premièrement un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler, où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres : secondement, une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude d’affaires et les dicussions épineuses : ensuite, beaucoup d’égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l’égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l’autorité : enfin, peu ou point de luxe ; car, ou le luxe est l’effet des richesses, ou il les rend nécessaires, il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion.
Voilà pourquoi un auteur célèbre [Montesquieu, Esprit des Lois, liv. III, chap. 3] a donné la vertu pour principe à la république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu : mais, faute d’avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n’a pas vu que l’autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout état bien constitué ; plus ou moins il est vrai, selon la forme du gouvernement.
Ajoutons qu’il n’y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu’il n’y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C’est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s’armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son coeur ce que disait un vertueux palatin [le palatin de Posnanie, père du roi de Pologne, duc de Lorraine] dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium [Je préfère une liberté périlleuse à un esclavage tranquille].
S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.
Jean-Jacques Rousseau. Du contrat social (1762, livre III, chapitre IV : de la démocratie). Flammarion, s.d., p. 72-4.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
Par les mots « S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes », Rousseau condamne non pas la démocratie mais la médiocrité de l’espèce humaine.
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A prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l’on voit ainsi qu’il ne saurait établir pour cela des commissions, sans que la forme de l’administration change.
En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent, tôt outard, la plus grande autorité, ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D’alleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement ! Premièrement un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler, où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres : secondement, une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude d’affaires et les dicussions épineuses : ensuite, beaucoup d’égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l’égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l’autorité : enfin, peu ou point de luxe ; car, ou le luxe est l’effet des richesses, ou il les rend nécessaires, il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion.
Voilà pourquoi un auteur célèbre [Montesquieu, Esprit des Lois, liv. III, chap. 3] a donné la vertu pour principe à la république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu : mais, faute d’avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n’a pas vu que l’autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout état bien constitué ; plus ou moins il est vrai, selon la forme du gouvernement.
Ajoutons qu’il n’y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu’il n’y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C’est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s’armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son coeur ce que disait un vertueux palatin [le palatin de Posnanie, père du roi de Pologne, duc de Lorraine] dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium [Je préfère une liberté périlleuse à un esclavage tranquille].
S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.
Jean-Jacques Rousseau. Du contrat social (1762, livre III, chapitre IV : de la démocratie). Flammarion, s.d., p. 72-4.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
Dans le 2e paragraphe, Rousseau considère que, la démocratie directe étant éliminée, les fonctions du gouvernement, même partagées entre plusieurs organes, tendent à l’oligarchie.
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A prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l’on voit ainsi qu’il ne saurait établir pour cela des commissions, sans que la forme de l’administration change.
En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent, tôt outard, la plus grande autorité, ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D’alleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement ! Premièrement un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler, où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres : secondement, une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude d’affaires et les dicussions épineuses : ensuite, beaucoup d’égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l’égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l’autorité : enfin, peu ou point de luxe ; car, ou le luxe est l’effet des richesses, ou il les rend nécessaires, il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion.
Voilà pourquoi un auteur célèbre [Montesquieu, Esprit des Lois, liv. III, chap. 3] a donné la vertu pour principe à la république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu : mais, faute d’avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n’a pas vu que l’autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout état bien constitué ; plus ou moins il est vrai, selon la forme du gouvernement.
Ajoutons qu’il n’y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu’il n’y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C’est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s’armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son coeur ce que disait un vertueux palatin [le palatin de Posnanie, père du roi de Pologne, duc de Lorraine] dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium [Je préfère une liberté périlleuse à un esclavage tranquille].
S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.
Jean-Jacques Rousseau. Du contrat social (1762, livre III, chapitre IV : de la démocratie). Flammarion, s.d., p. 72-4.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
Dans « ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires » ’expression ne fût-ce que signifie même si ce n’était que.
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A prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l’on voit ainsi qu’il ne saurait établir pour cela des commissions, sans que la forme de l’administration change.
En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent, tôt outard, la plus grande autorité, ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D’alleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement ! Premièrement un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler, où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres : secondement, une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude d’affaires et les dicussions épineuses : ensuite, beaucoup d’égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l’égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l’autorité : enfin, peu ou point de luxe ; car, ou le luxe est l’effet des richesses, ou il les rend nécessaires, il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion.
Voilà pourquoi un auteur célèbre [Montesquieu, Esprit des Lois, liv. III, chap. 3] a donné la vertu pour principe à la république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu : mais, faute d’avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n’a pas vu que l’autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout état bien constitué ; plus ou moins il est vrai, selon la forme du gouvernement.
Ajoutons qu’il n’y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu’il n’y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C’est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s’armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son coeur ce que disait un vertueux palatin [le palatin de Posnanie, père du roi de Pologne, duc de Lorraine] dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium [Je préfère une liberté périlleuse à un esclavage tranquille].
S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.
Jean-Jacques Rousseau. Du contrat social (1762, livre III, chapitre IV : de la démocratie). Flammarion, s.d., p. 72-4.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
La phrase « S’il y avait... , il se gouvernerait » exprime l’irréel du présent, renforçant l’idée que la démocratie n’existe pas dans la réalité.
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A prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l’on voit ainsi qu’il ne saurait établir pour cela des commissions, sans que la forme de l’administration change.
En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent, tôt outard, la plus grande autorité, ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D’alleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement ! Premièrement un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler, où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres : secondement, une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude d’affaires et les dicussions épineuses : ensuite, beaucoup d’égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l’égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l’autorité : enfin, peu ou point de luxe ; car, ou le luxe est l’effet des richesses, ou il les rend nécessaires, il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion.
Voilà pourquoi un auteur célèbre [Montesquieu, Esprit des Lois, liv. III, chap. 3] a donné la vertu pour principe à la république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu : mais, faute d’avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n’a pas vu que l’autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout état bien constitué ; plus ou moins il est vrai, selon la forme du gouvernement.
Ajoutons qu’il n’y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu’il n’y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C’est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s’armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son coeur ce que disait un vertueux palatin [le palatin de Posnanie, père du roi de Pologne, duc de Lorraine] dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium [Je préfère une liberté périlleuse à un esclavage tranquille].
S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.
Jean-Jacques Rousseau. Du contrat social (1762, livre III, chapitre IV : de la démocratie). Flammarion, s.d., p. 72-4.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
La phrase exclamative « que de choses... ne suppose pas ce gouvernement ! » a une signification négative.
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En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent, tôt outard, la plus grande autorité, ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D’alleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement ! Premièrement un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler, où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres : secondement, une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude d’affaires et les dicussions épineuses : ensuite, beaucoup d’égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l’égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l’autorité : enfin, peu ou point de luxe ; car, ou le luxe est l’effet des richesses, ou il les rend nécessaires, il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion.
Voilà pourquoi un auteur célèbre [Montesquieu, Esprit des Lois, liv. III, chap. 3] a donné la vertu pour principe à la république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu : mais, faute d’avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n’a pas vu que l’autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout état bien constitué ; plus ou moins il est vrai, selon la forme du gouvernement.
Ajoutons qu’il n’y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu’il n’y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C’est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s’armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son coeur ce que disait un vertueux palatin [le palatin de Posnanie, père du roi de Pologne, duc de Lorraine] dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium [Je préfère une liberté périlleuse à un esclavage tranquille].
S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.
Jean-Jacques Rousseau. Du contrat social (1762, livre III, chapitre IV : de la démocratie). Flammarion, s.d., p. 72-4.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
Dans la proposition relative « qui les y amène », « y » fait référence à « la plus grande autorité ».
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En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent, tôt outard, la plus grande autorité, ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires, qui les y amène naturellement.
D’alleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement ! Premièrement un état très petit, où le peuple soit facile à rassembler, où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres : secondement, une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude d’affaires et les dicussions épineuses : ensuite, beaucoup d’égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l’égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l’autorité : enfin, peu ou point de luxe ; car, ou le luxe est l’effet des richesses, ou il les rend nécessaires, il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion.
Voilà pourquoi un auteur célèbre [Montesquieu, Esprit des Lois, liv. III, chap. 3] a donné la vertu pour principe à la république, car toutes ces conditions ne sauraient subsister sans la vertu : mais, faute d’avoir fait les distinctions nécessaires, ce beau génie a manqué souvent de justesse, quelquefois de clarté, et n’a pas vu que l’autorité souveraine étant partout la même, le même principe doit avoir lieu dans tout état bien constitué ; plus ou moins il est vrai, selon la forme du gouvernement.
Ajoutons qu’il n’y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu’il n’y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. C’est surtout dans cette constitution que le citoyen doit s’armer de force et de constance, et dire chaque jour de sa vie au fond de son coeur ce que disait un vertueux palatin [le palatin de Posnanie, père du roi de Pologne, duc de Lorraine] dans la diète de Pologne : Malo periculosam libertatem quam quietum servitium [Je préfère une liberté périlleuse à un esclavage tranquille].
S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.
Jean-Jacques Rousseau. Du contrat social (1762, livre III, chapitre IV : de la démocratie). Flammarion, s.d., p. 72-4.
Dans le texte, jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E).
À la, « On ne peut imaginer » peut aussi bien se dire On ne peut pas imaginer.
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