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2490333 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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TEXTE

UN BOUQUET DE MOTS

L’institutrice, qui aimait les définitions, demandait à la classe: qu’est-ce qu’une langue? Les élèves se mettaient à papoter, à tourner autour des phrases et des mots. Mais personne n’arrivait à trouver une définition exacte, genre une langue est une manière de parler… un système de signes… Il faut dire que nous n’avions jamais appris ces manières carrées d’enfermer le monde dans des définitions pointues. J’ai répondu avec une certaine audace: une langue est un bouquet de mots. Les camarades de classe ont ri. L’institutrice avait simplement noté sur le tableau noir la réponse en grandes lettres détachées. Tout le monde récitait : une langue est un bouquet… Mon Dieu que j’étais content de moi, quand les camarades scandaient chaque syllabe! Ensemble, ils tournaient autour de mon bouquet. Ils finissaient par donner un sens au mot langue. Ils faisaient alors ce qu’ils voulaient du bouquet. Dans leur tête, ils s’étaient imaginés tellement de choses… C’était simple pour moi. J’aimais le mot bouquet. J’avais simplement osé le lancer comme une pierre.

Une langue serait donc un bouquet, quelque chose de grand, de beau et de doux. L’humanité aussi serait un bouquet. Quelque chose qui pousse et dont on devrait prendre soin comme s’il s’agissait d’une plante fragile. J’imaginais le bouquet grimper, telle une ceinture invisible, autour de nos vies et nous rendre solidaires et utiles.

Le bouquet est aussi signe d’abondance. Du don. Voici le mot. Don de la langue. Don de la nature. Don de soi. C’est ainsi qu’on se touche, se parle, et s’écrit dans la générosité des mots dont les bouquets forment les livres. Depuis, je vois le monde plus clair, telle une succession de bouquets… Cela a pris du temps avant de remarquer la chose suivante. Les camarades, trente ans après, m’arrêtent et m’apostrophent: Monsieur Bouquet. Je riais à mon tour et savais une chose: un bouquet est toujours une chose nécessaire. Pour la rose. Pour l’arbre. Aussi pour l’abeille. Pour les yeux. Pour les oiseaux. Aussi pour le ciel. Pour les êtres humains. Et que seraient donc de nos vies sans les bouquets?

Adapté du texte Un bouquet de mots, Rodney Saint-Éloi, in Dis-moi dix mots semés au loin, 2013.

Après une lecture attentive du texte, répondez à la question suivante.

Le sentiment exprimé par l’élève-auteur, après avoir présenté la définition de langue comme bouquet de mots, est de

 

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2490332 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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UN BOUQUET DE MOTS

L’institutrice, qui aimait les définitions, demandait à la classe: qu’est-ce qu’une langue? Les élèves se mettaient à papoter, à tourner autour des phrases et des mots. Mais personne n’arrivait à trouver une définition exacte, genre une langue est une manière de parler… un système de signes… Il faut dire que nous n’avions jamais appris ces manières carrées d’enfermer le monde dans des définitions pointues. J’ai répondu avec une certaine audace: une langue est un bouquet de mots. Les camarades de classe ont ri. L’institutrice avait simplement noté sur le tableau noir la réponse en grandes lettres détachées. Tout le monde récitait : une langue est un bouquet… Mon Dieu que j’étais content de moi, quand les camarades scandaient chaque syllabe! Ensemble, ils tournaient autour de mon bouquet. Ils finissaient par donner un sens au mot langue. Ils faisaient alors ce qu’ils voulaient du bouquet. Dans leur tête, ils s’étaient imaginés tellement de choses… C’était simple pour moi. J’aimais le mot bouquet. J’avais simplement osé le lancer comme une pierre.

Une langue serait donc un bouquet, quelque chose de grand, de beau et de doux. L’humanité aussi serait un bouquet. Quelque chose qui pousse et dont on devrait prendre soin comme s’il s’agissait d’une plante fragile. J’imaginais le bouquet grimper, telle une ceinture invisible, autour de nos vies et nous rendre solidaires et utiles.

Le bouquet est aussi signe d’abondance. Du don. Voici le mot. Don de la langue. Don de la nature. Don de soi. C’est ainsi qu’on se touche, se parle, et s’écrit dans la générosité des mots dont les bouquets forment les livres. Depuis, je vois le monde plus clair, telle une succession de bouquets… Cela a pris du temps avant de remarquer la chose suivante. Les camarades, trente ans après, m’arrêtent et m’apostrophent: Monsieur Bouquet. Je riais à mon tour et savais une chose: un bouquet est toujours une chose nécessaire. Pour la rose. Pour l’arbre. Aussi pour l’abeille. Pour les yeux. Pour les oiseaux. Aussi pour le ciel. Pour les êtres humains. Et que seraient donc de nos vies sans les bouquets?

Adapté du texte Un bouquet de mots, Rodney Saint-Éloi, in Dis-moi dix mots semés au loin, 2013.

Après une lecture attentive du texte, répondez à la question suivante.

De l’extrait “Ils faisaient alors ce qu’ils voulaient du bouquet. Dans leur tête , ils s’étaient imaginés tellement de choses…” on comprend que

 

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2490331 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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UN BOUQUET DE MOTS

L’institutrice, qui aimait les définitions, demandait à la classe: qu’est-ce qu’une langue? Les élèves se mettaient à papoter, à tourner autour des phrases et des mots. Mais personne n’arrivait à trouver une définition exacte, genre une langue est une manière de parler… un système de signes… Il faut dire que nous n’avions jamais appris ces manières carrées d’enfermer le monde dans des définitions pointues. J’ai répondu avec une certaine audace: une langue est un bouquet de mots. Les camarades de classe ont ri. L’institutrice avait simplement noté sur le tableau noir la réponse en grandes lettres détachées. Tout le monde récitait : une langue est un bouquet… Mon Dieu que j’étais content de moi, quand les camarades scandaient chaque syllabe! Ensemble, ils tournaient autour de mon bouquet. Ils finissaient par donner un sens au mot langue. Ils faisaient alors ce qu’ils voulaient du bouquet. Dans leur tête, ils s’étaient imaginés tellement de choses… C’était simple pour moi. J’aimais le mot bouquet. J’avais simplement osé le lancer comme une pierre.

Une langue serait donc un bouquet, quelque chose de grand, de beau et de doux. L’humanité aussi serait un bouquet. Quelque chose qui pousse et dont on devrait prendre soin comme s’il s’agissait d’une plante fragile. J’imaginais le bouquet grimper, telle une ceinture invisible, autour de nos vies et nous rendre solidaires et utiles.

Le bouquet est aussi signe d’abondance. Du don. Voici le mot. Don de la langue. Don de la nature. Don de soi. C’est ainsi qu’on se touche, se parle, et s’écrit dans la générosité des mots dont les bouquets forment les livres. Depuis, je vois le monde plus clair, telle une succession de bouquets… Cela a pris du temps avant de remarquer la chose suivante. Les camarades, trente ans après, m’arrêtent et m’apostrophent: Monsieur Bouquet. Je riais à mon tour et savais une chose: un bouquet est toujours une chose nécessaire. Pour la rose. Pour l’arbre. Aussi pour l’abeille. Pour les yeux. Pour les oiseaux. Aussi pour le ciel. Pour les êtres humains. Et que seraient donc de nos vies sans les bouquets?

Adapté du texte Un bouquet de mots, Rodney Saint-Éloi, in Dis-moi dix mots semés au loin, 2013.

Après une lecture attentive du texte, répondez à la question suivante.

Lorsque dans la salle de classe à l’école, l’élève-auteur définit la langue comme “un bouquet de mots” , sa définition

 

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2490330 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
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UN BOUQUET DE MOTS

L’institutrice, qui aimait les définitions, demandait à la classe: qu’est-ce qu’une langue? Les élèves se mettaient à papoter, à tourner autour des phrases et des mots. Mais personne n’arrivait à trouver une définition exacte, genre une langue est une manière de parler… un système de signes… Il faut dire que nous n’avions jamais appris ces manières carrées d’enfermer le monde dans des définitions pointues. J’ai répondu avec une certaine audace: une langue est un bouquet de mots. Les camarades de classe ont ri. L’institutrice avait simplement noté sur le tableau noir la réponse en grandes lettres détachées. Tout le monde récitait : une langue est un bouquet… Mon Dieu que j’étais content de moi, quand les camarades scandaient chaque syllabe! Ensemble, ils tournaient autour de mon bouquet. Ils finissaient par donner un sens au mot langue. Ils faisaient alors ce qu’ils voulaient du bouquet. Dans leur tête, ils s’étaient imaginés tellement de choses… C’était simple pour moi. J’aimais le mot bouquet. J’avais simplement osé le lancer comme une pierre.

Une langue serait donc un bouquet, quelque chose de grand, de beau et de doux. L’humanité aussi serait un bouquet. Quelque chose qui pousse et dont on devrait prendre soin comme s’il s’agissait d’une plante fragile. J’imaginais le bouquet grimper, telle une ceinture invisible, autour de nos vies et nous rendre solidaires et utiles.

Le bouquet est aussi signe d’abondance. Du don. Voici le mot. Don de la langue. Don de la nature. Don de soi. C’est ainsi qu’on se touche, se parle, et s’écrit dans la générosité des mots dont les bouquets forment les livres. Depuis, je vois le monde plus clair, telle une succession de bouquets… Cela a pris du temps avant de remarquer la chose suivante. Les camarades, trente ans après, m’arrêtent et m’apostrophent: Monsieur Bouquet. Je riais à mon tour et savais une chose: un bouquet est toujours une chose nécessaire. Pour la rose. Pour l’arbre. Aussi pour l’abeille. Pour les yeux. Pour les oiseaux. Aussi pour le ciel. Pour les êtres humains. Et que seraient donc de nos vies sans les bouquets?

Adapté du texte Un bouquet de mots, Rodney Saint-Éloi, in Dis-moi dix mots semés au loin, 2013.

Après une lecture attentive du texte, répondez à la question suivante.

Selon l’extrait du texte “...une langue est une manière de parler... un système de signes... , l’auteur

 

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2490289 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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CHAGRIN D’ÉCOLE

Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

La majorité des verbes dans le texte sont à l’imparfait parce qu’il s’agit de/d’

 

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2490285 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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TEXTE

CHAGRIN D’ÉCOLE

Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

Avec l’assertion attribuée à Jean Rolin: “…chacun va son rythme…” , on a un(e)/la

 

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2490282 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
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CHAGRIN D’ÉCOLE

Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

À partir de la proposition “… car les gentils ne manquent pas chez les professeurs”, l’auteur

 

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2490280 Ano: 2014
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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CHAGRIN D’ÉCOLE

Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

Cette idée est corroborée dans le premier paragraphe du texte où l’auteur fait part au lecteur de son

 

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2490277 Ano: 2014
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Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

L’auteur se fait protagoniste du texte et y explicite sa présence par des pronoms et des verbes à la première personne en racontant son/ses

 

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2490273 Ano: 2014
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Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous ocupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes.

J’ai hérité cette conviction de ma propre scolarité. On m’y a beaucoup fait la morale, on a souvent essayé de me raisonner, et avec bienveillance, car les gentils ne manquent pas chez les professeurs. Le directeur du collège où m’avait expédié mon cambriolage domestique, par exemple. C’était un marin, un ancien commandant de bord, rompu à la patience des océans, père de famille et mari attentif d’une épouse qu’on disait atteinte d’un mal mystérieux. Un homme fort occupé par les siens et par la direction de ce pensionnat où les cas de mon espèce ne manquaient pas. Combien d’heures a-t-il pourtant épuisées à me convaincre que je n’étais pas l’idiot que je prétendais être, que mês rêves d’exil africain étaitent des tentatives de fuite, et qu’il suffisait de me mettre sérieusement au travail pour lever l'hypothèque que mes jérémiades faisaient peser sur mes aptitudes! Je le trouvais bien bon de s’intéresser à moi, lui qui avait tant de soucis, et je promettais de me reprendre, oui, oui, tout de suite. Seulement, dès que je me retrouvais en cours de math, ou à l’étude du soir penché sur une leçon de sciences naturelles, il ne restait plus rien de l’invincible confiance que j’avais retirée de notre entretien. C’est que nous n’avions pas parlé d’algèbre, ni de la photosynthèse, mais de volonté, de concentration, c’était de moi que nous avions parlé, un moi tout à fait susceptible de progresser, si je m’y mettais vraiment! Et ce moi, gonflé d’un soudain espoir, jurait de s’appliquer, de ne plus se raconter d’histoires; hélas, dix minutes plus tard, confronté à l’algébricité du langage mathématique, il se vidait comme une baudruche, ce moi. Je redevenais le cancre familier qui n’y comprendrait jamais rien, pour la raison qu’il n’y avait jamais rien compris.

Plus tard, il y eut aussi un vieil ami, Jean Rolin, professeur de philo et père de quelques compagnons de mon adolescence. Chaque fois que je ratais une année et le bac, il m’invitait dans un excelent restaurant , pour me convaincre, une fois de plus, que chacun va son rythme et que je faisais tout bonnement un retard d’éclosion. Jean, mon cher Jean, que ces pages, si tardives qu’elles soient, te fassent sourire au paradis des philosophes. C’est vrai ce que tu m’as appris: on devient. On ne change pas tellement, parce que l’on fait avec ce que l’on est. Et me voilà aujourd’hui professeur et écrivain.

Extrait de Chagrin d’école, Daniel Pennac, 2007.

Après avoir lu attentivement le texte, répondez à la question.

Le texte parle du chagrin qui vient

 

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