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2461028 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

Les idées finales du texte adressent une leçon à l’humanité par le fait que/qu’

 

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2461027 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

Les expressions "la pire angoisse, l’enfant abandonné, les ténèbres" avec lesquelles l’auteur définit ce sentiment de "vide si plein" qui l’envahit ont toutes un trait sémique commun qui relève de la/l’

 

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2461026 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

Par rapport au thème du texte, les expressions "vaste désert” et “sans boussole” répresentent

 

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2461025 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

Avec la première phrase du texte l’auteur

 

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2461024 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

Deux idées opposées marquent les décisions de l’auteur dans le premier paragraphe par les expressions

 

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2461023 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

L’état d’esprit de l’auteur s’explique le mieux par

 

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2461022 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin, Sami Tchak, 2013.

Le sentiment de l’auteur qui se répand dans tout le texte est

 

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2461021 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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VIS-À-VIS: au-delà d’une simple expression
grammaticale

Il m’était arrivé de me retrouver comme dans un vaste désert, sans boussole. S’ouvraient alors tout autour de moi des chemins dont aucun ne me disait où il me mènerait. Il ne s’agissait pas de solitude, mais d’un vide si plein de possibilités qu’il devenait la matrice de la pire angoisse, pareille à celle de l’enfant abandonné dans les ténèbres, dont les cris ne frappait nulle oreille. Par de tels moments, fuir n’avait plus de sens, car fuir ne faisait que me ramener à moi, à moi seul, comme repère et comme menace. Si je me décidais à avancer ou à reculer, à bifurquer vers la droite ou à gauche, alors, une autre impression s’imposait à ma conscience: je me sentais enchaîné à un pieu invisible, si solidement enchaîné que l’immobilité totale devenait le choix de la sagesse. Mais rester planté là, au coeur de mon propre désert, resté planté là, sans nul écho humain, rester planté là c’était le pire enfer. Alors donc, l’enfer ce ne serait plus les autres, mais moimême. Je compris en même temps qu’au coeur de tout désert j’avais la possibilité, même le devoir, d’inventer un chemin qui ne soit pas une impasse, un chemin qui me conduise à un univers habité par des échos autres que ceux de mon silence ou de ma voix.

Si je suis mon enfer, alors je me dois de creuser dans mes propres ombres en quête non seulement d’une lueur qui m’attire des petits papillons, mais surtout de la lumière proche ou lointaine des autres qui sont ma véritable ouverture. Les autres? Les autres aux mille visages, connus, inconnus, inventés, ressuscités au coeur de mes souvenirs de lectures. Les autres réels et fictifs vis-à-vis, les autres mes ennemis, mes frères et mes soeurs, les autres. Les autres, c’ést-à-dire cette humanité dont je suis un échantillon.

J’ai fini par comprendre que je suis mon ultime vis-à-vis, celui que j’ai en face de moi, ami qui me tend une main ou me la retire, me montre ses crocs ou ses griffes. Mon vis-à-vis, ce fauve, donc moi, qu’il me faut dompter, à qui je ne dois rien céder qui ne soit conforme à ma conception de l’humain. Mon vis-à-vis, donc moi, dont je me dois de briser toutes les chaînes. Il s’agit bien de ça, être libre, au coeur d’un désert ou au fond de l’océan, être libre. En lisant un article de Mircea Eliade, dans son recueil de textes divers Fragmentarium, je tombe sur cette phrase: “Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.” J’aurais juste ajouté qu’être libre c’est ne point s’aliéner envers son vis-à-vis, c’est-à-dire envers cet être en face de nous, je veux dire nous-mêmes, cet autre nous-mêmes qui nous présente mille pistes dont peut-être une seule nous mènerait vers ce qui grandit l’humain. Ma vie consiste à chercher, dans un vaste désert, l’unique chemin qui me mène vers ce qui grandit l’humain.

Adaptét de Dis-moi dix mots semés au loin,
Sami Tchak, 2013.

À partir du titre du texte, l’auteur annonce qu’il va employer dans le texte l’expression “vis-à-vis” pour

 

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2460980 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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Les ancêtres du foot

Le jeu de balle, exercice d'adresse, martial, ou rituel lié aux astres, a fait tourner en rond les plus anciennes civilisations. Avec, très tôt, un même attrait pour la difficulté de ne jouer que du pied.

En Orient, il s’agissait d’un art martial chinois. Alors, les précurseurs sur ce terrain ne sont pas les Italiens ou les Brésiliens mais les Chinois. Deux siècles av. J.-C., des récits et dessins évoquent le jeu et les règles du "Cuju". Une boule de cuir remplie de plumes ou de cheveux devait être envoyée du pied dans un petit filet fixé à de longs poteaux de bambous. L'armée chinoise l'adopte "pour renforcer la combativité des soldats". Six siècles plus tard, au Japon, c'est un jeu moins martial et plus cérémoniel qui se développe: le "Kemari", consistant à se passer et à maintenir le ballon en l'air le plus longtemps possible.

De l'autre côté du globe, en Amérique latine, chez les Olmèques et les Mayas, on trouve des traces d'un jeu de balle à caractère rituel, dit "Pok-A-Tok", et ce dès le 2ème millénaire av. J.-C. Sur un terrain délimité par des parois inclinées, deux équipes de 7 joueurs s'affrontent afin de toucher ou de faire passer une boule de caoutchouc dans un mince anneau, sans utiliser les mains. Ce spectacle évoquant les astres et la création du monde couronnait de gloire le vainqueur et s'achevait parfois par le sacrifice du perdant.

En Europe, le ballon captive aussi les athlètes grecs, dribblant avec des vessies de porcs gonflées et enveloppées dans du cuir ou avec des balles de mousse en éponge naturelle. Ce sport, dit "Episkyros", sera repris par les Romains sous une forme plus proche du rugby, dit "Harpastum", que Jules César aurait lui-même pratiqué. En Gaule, les druides développent le "Soule", évoquant le soleil, qui se propage en Normandie puis vers la Grande-Bretagne, où va naître le football moderne.

Adapté de L’Internaute Histoire du 29/06/2006.

Dans la proposition “...que Jules César aurait lui-même pratiqué.”, le verbe est au conditionnel passé pour exprimer un(e)

 

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2460976 Ano: 2013
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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Les ancêtres du foot

Le jeu de balle, exercice d'adresse, martial, ou rituel lié aux astres, a fait tourner en rond les plus anciennes civilisations. Avec, très tôt, un même attrait pour la difficulté de ne jouer que du pied.

En Orient, il s’agissait d’un art martial chinois. Alors, les précurseurs sur ce terrain ne sont pas les Italiens ou les Brésiliens mais les Chinois. Deux siècles av. J.-C., des récits et dessins évoquent le jeu et les règles du "Cuju". Une boule de cuir remplie de plumes ou de cheveux devait être envoyée du pied dans un petit filet fixé à de longs poteaux de bambous. L'armée chinoise l'adopte "pour renforcer la combativité des soldats". Six siècles plus tard, au Japon, c'est un jeu moins martial et plus cérémoniel qui se développe: le "Kemari", consistant à se passer et à maintenir le ballon en l'air le plus longtemps possible.

De l'autre côté du globe, en Amérique latine, chez les Olmèques et les Mayas, on trouve des traces d'un jeu de balle à caractère rituel, dit "Pok-A-Tok", et ce dès le 2ème millénaire av. J.-C. Sur un terrain délimité par des parois inclinées, deux équipes de 7 joueurs s'affrontent afin de toucher ou de faire passer une boule de caoutchouc dans un mince anneau, sans utiliser les mains. Ce spectacle évoquant les astres et la création du monde couronnait de gloire le vainqueur et s'achevait parfois par le sacrifice du perdant.

En Europe, le ballon captive aussi les athlètes grecs, dribblant avec des vessies de porcs gonflées et enveloppées dans du cuir ou avec des balles de mousse en éponge naturelle. Ce sport, dit "Episkyros", sera repris par les Romains sous une forme plus proche du rugby, dit "Harpastum", que Jules César aurait lui-même pratiqué. En Gaule, les druides développent le "Soule", évoquant le soleil, qui se propage en Normandie puis vers la Grande-Bretagne, où va naître le football moderne.

Adapté de L’Internaute Histoire du 29/06/2006.

Le spectacle que constituait le jeu de balle en Amérique latine du 2ème. millénaire av. J.-C.

 

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