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Les ancêtres du foot
Le jeu de balle, exercice d'adresse, martial, ou rituel lié aux astres, a fait tourner en rond les plus anciennes civilisations. Avec, très tôt, un même attrait pour la difficulté de ne jouer que du pied.
En Orient, il s’agissait d’un art martial chinois. Alors, les précurseurs sur ce terrain ne sont pas les Italiens ou les Brésiliens mais les Chinois. Deux siècles av. J.-C., des récits et dessins évoquent le jeu et les règles du "Cuju". Une boule de cuir remplie de plumes ou de cheveux devait être envoyée du pied dans un petit filet fixé à de longs poteaux de bambous. L'armée chinoise l'adopte "pour renforcer la combativité des soldats". Six siècles plus tard, au Japon, c'est un jeu moins martial et plus cérémoniel qui se développe: le "Kemari", consistant à se passer et à maintenir le ballon en l'air le plus longtemps possible.
De l'autre côté du globe, en Amérique latine, chez les Olmèques et les Mayas, on trouve des traces d'un jeu de balle à caractère rituel, dit "Pok-A-Tok", et ce dès le 2ème millénaire av. J.-C. Sur un terrain délimité par des parois inclinées, deux équipes de 7 joueurs s'affrontent afin de toucher ou de faire passer une boule de caoutchouc dans un mince anneau, sans utiliser les mains. Ce spectacle évoquant les astres et la création du monde couronnait de gloire le vainqueur et s'achevait parfois par le sacrifice du perdant.
En Europe, le ballon captive aussi les athlètes grecs, dribblant avec des vessies de porcs gonflées et enveloppées dans du cuir ou avec des balles de mousse en éponge naturelle. Ce sport, dit "Episkyros", sera repris par les Romains sous une forme plus proche du rugby, dit "Harpastum", que Jules César aurait lui-même pratiqué. En Gaule, les druides développent le "Soule", évoquant le soleil, qui se propage en Normandie puis vers la Grande-Bretagne, où va naître le football moderne.
Adapté de L’Internaute Histoire du 29/06/2006.
Les Brésiliens sont nommés dans le texte parce que
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Les ancêtres du foot
Le jeu de balle, exercice d'adresse, martial, ou rituel lié aux astres, a fait tourner en rond les plus anciennes civilisations. Avec, très tôt, un même attrait pour la difficulté de ne jouer que du pied.
En Orient, il s’agissait d’un art martial chinois. Alors, les précurseurs sur ce terrain ne sont pas les Italiens ou les Brésiliens mais les Chinois. Deux siècles av. J.-C., des récits et dessins évoquent le jeu et les règles du "Cuju". Une boule de cuir remplie de plumes ou de cheveux devait être envoyée du pied dans un petit filet fixé à de longs poteaux de bambous. L'armée chinoise l'adopte "pour renforcer la combativité des soldats". Six siècles plus tard, au Japon, c'est un jeu moins martial et plus cérémoniel qui se développe: le "Kemari", consistant à se passer et à maintenir le ballon en l'air le plus longtemps possible.
De l'autre côté du globe, en Amérique latine, chez les Olmèques et les Mayas, on trouve des traces d'un jeu de balle à caractère rituel, dit "Pok-A-Tok", et ce dès le 2ème millénaire av. J.-C. Sur un terrain délimité par des parois inclinées, deux équipes de 7 joueurs s'affrontent afin de toucher ou de faire passer une boule de caoutchouc dans un mince anneau, sans utiliser les mains. Ce spectacle évoquant les astres et la création du monde couronnait de gloire le vainqueur et s'achevait parfois par le sacrifice du perdant.
En Europe, le ballon captive aussi les athlètes grecs, dribblant avec des vessies de porcs gonflées et enveloppées dans du cuir ou avec des balles de mousse en éponge naturelle. Ce sport, dit "Episkyros", sera repris par les Romains sous une forme plus proche du rugby, dit "Harpastum", que Jules César aurait lui-même pratiqué. En Gaule, les druides développent le "Soule", évoquant le soleil, qui se propage en Normandie puis vers la Grande-Bretagne, où va naître le football moderne.
Adapté de L’Internaute Histoire du 29/06/2006.
Dans l’extrait du texte “a fait tourner en rond les plus anciennes civilisations” l’auteur crée un(e)
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Les ancêtres du foot
Le jeu de balle, exercice d'adresse, martial, ou rituel lié aux astres, a fait tourner en rond les plus anciennes civilisations. Avec, très tôt, un même attrait pour la difficulté de ne jouer que du pied.
En Orient, il s’agissait d’un art martial chinois. Alors, les précurseurs sur ce terrain ne sont pas les Italiens ou les Brésiliens mais les Chinois. Deux siècles av. J.-C., des récits et dessins évoquent le jeu et les règles du "Cuju". Une boule de cuir remplie de plumes ou de cheveux devait être envoyée du pied dans un petit filet fixé à de longs poteaux de bambous. L'armée chinoise l'adopte "pour renforcer la combativité des soldats". Six siècles plus tard, au Japon, c'est un jeu moins martial et plus cérémoniel qui se développe: le "Kemari", consistant à se passer et à maintenir le ballon en l'air le plus longtemps possible.
De l'autre côté du globe, en Amérique latine, chez les Olmèques et les Mayas, on trouve des traces d'un jeu de balle à caractère rituel, dit "Pok-A-Tok", et ce dès le 2ème millénaire av. J.-C. Sur un terrain délimité par des parois inclinées, deux équipes de 7 joueurs s'affrontent afin de toucher ou de faire passer une boule de caoutchouc dans un mince anneau, sans utiliser les mains. Ce spectacle évoquant les astres et la création du monde couronnait de gloire le vainqueur et s'achevait parfois par le sacrifice du perdant.
En Europe, le ballon captive aussi les athlètes grecs, dribblant avec des vessies de porcs gonflées et enveloppées dans du cuir ou avec des balles de mousse en éponge naturelle. Ce sport, dit "Episkyros", sera repris par les Romains sous une forme plus proche du rugby, dit "Harpastum", que Jules César aurait lui-même pratiqué. En Gaule, les druides développent le "Soule", évoquant le soleil, qui se propage en Normandie puis vers la Grande-Bretagne, où va naître le football moderne.
Adapté de L’Internaute Histoire du 29/06/2006.
À partir du titre, on constate déjà que le sujet du texte traite d’un(e)
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Les ancêtres du foot
Le jeu de balle, exercice d'adresse, martial, ou rituel lié aux astres, a fait tourner en rond les plus anciennes civilisations. Avec, très tôt, un même attrait pour la difficulté de ne jouer que du pied.
En Orient, il s’agissait d’un art martial chinois. Alors, les précurseurs sur ce terrain ne sont pas les Italiens ou les Brésiliens mais les Chinois. Deux siècles av. J.-C., des récits et dessins évoquent le jeu et les règles du "Cuju". Une boule de cuir remplie de plumes ou de cheveux devait être envoyée du pied dans un petit filet fixé à de longs poteaux de bambous. L'armée chinoise l'adopte "pour renforcer la combativité des soldats". Six siècles plus tard, au Japon, c'est un jeu moins martial et plus cérémoniel qui se développe: le "Kemari", consistant à se passer et à maintenir le ballon en l'air le plus longtemps possible.
De l'autre côté du globe, en Amérique latine, chez les Olmèques et les Mayas, on trouve des traces d'un jeu de balle à caractère rituel, dit "Pok-A-Tok", et ce dès le 2ème millénaire av. J.-C. Sur un terrain délimité par des parois inclinées, deux équipes de 7 joueurs s'affrontent afin de toucher ou de faire passer une boule de caoutchouc dans un mince anneau, sans utiliser les mains. Ce spectacle évoquant les astres et la création du monde couronnait de gloire le vainqueur et s'achevait parfois par le sacrifice du perdant.
En Europe, le ballon captive aussi les athlètes grecs, dribblant avec des vessies de porcs gonflées et enveloppées dans du cuir ou avec des balles de mousse en éponge naturelle. Ce sport, dit "Episkyros", sera repris par les Romains sous une forme plus proche du rugby, dit "Harpastum", que Jules César aurait lui-même pratiqué. En Gaule, les druides développent le "Soule", évoquant le soleil, qui se propage en Normandie puis vers la Grande-Bretagne, où va naître le football moderne.
Adapté de L’Internaute Histoire du 29/06/2006.
Signalez ce qui n’appartient pas à l’univers du football
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PETITE PHYSIOLOGIE DU COUP DE FOUDRE
La vie réserve bien des coups; coups de jarnac, coups tordus, coups pourris, quand ce ne sont pas tout bêtement coups de barre, coups de bourdon ou coups de bambous. De tous ces coups du sort, le plus prodigieux, le plus exceptionnel, le plus irrationnel, le plus incroyable aussi est le coup de foudre, objet de toutes les envies. On emploie l’expression coup de foudre lorsqu’on éprouve au premier coup d’oeil une attirance aussi extrême que soudaine pour une femme ou un homme qu’on n’avait jamais vu auparavant. Coup de tonnerre dans la météo du coeur, le coup de foudre entre en trombe dans nos vies, aussi violemment qu’une tornade, un cyclone, un ouragan.
Comme un fleuve qui rompt ses digues, il dévaste tout à son passage, puis assiège sans pitié le coeur de sa victime soudainement privée de raison et de livrearbitre. Perplexes face à ce coup de baguette magique sentimental cinglant comme un coup de fouet, les écrivains ont cherché à en pénétrer les mystères. Puis médecins, psychiatres et psychologues sont venus en renfort. Lorsque les romanciers considèrent la morphologie du coup de foudre, la recherche scientifique l’envisage comme une pathologie. Mais tout cela n’est qu’une terminologie.
Certes la science a tout dit des poussées d’adrénaline, de la libération d’endorphines, du travail des zones corticales ou des neurotransmetteurs, mais que sait-on vraiment de cette alchimie métabolique? Certes les romanciers nous ont donné l’exemple de Paul et Virginie, Tristan et Iseult ou Roméo et Juliette; grâce aux rencontres de la Princesse de Clèves avec Monsieur de Nemours ou de Colin avec Chloé, en passant par celle de Cendrillon et de son prince charmant, nous savons tout des délices, des extases et des tourments de l’amour. Le coup de foudre n’en demeure pas moins une impénétrable énigme.
Mieux vaut aller voir du côté des poètes. Le coup de foudre, diront-ils, c’est une pluie d’étoiles filantes en plein jour, une maison à mille fenêtres, ou les rues jaunes d’un jour de fête plein de chansons. Le coup de foudre est bien souvent réciproque. Lorsque deux êtres s’attirent aussi irrésistiblement que des électrons, il n’y a rien à faire; la formule chimique est parfaite et la science est impuissante. Un échange de sourires ou de regards appuyés, et hop, le tour est joué; deux foudroyés pour le prix d’un! Déterminant parfois une vie entière, le coup de foudre est alors coup du destin.
Si l’on en croit les statistiques, les coups de foudre se produisent le plus souvent à l’arrêt du bus en bas de chez vous, dans le métro, le train, les gares et les aéroports. Drôles d’endroits pour une rencontre! Les cinéastes ont abondamment utilisé la palette romanesque de ces gares ferroviaires ou routières, et plus particulièrement de leurs quais intemporels. Mais le coup de foudre survient aussi chez le boulanger, à la plage ou au restaurant.
Il semble certain que le coup de foudre affecte davantage les humains. Du règne animal, seuls les libellules, les poissons rouges et les caméléons y sont sensibles. Aucun représentant du règne minéral n’y est sujet; d’où l’expression « avoir le coeur comme une pierre ».
Gérard Gréverand, in Dis-moi dix mots semés au loin, 2013.
Les référents qui correspondent aux éléments anaphoriques « que », « celle », « ils » et « y » sont respectivement
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PETITE PHYSIOLOGIE DU COUP DE FOUDRE
La vie réserve bien des coups; coups de jarnac, coups tordus, coups pourris, quand ce ne sont pas tout bêtement coups de barre, coups de bourdon ou coups de bambous. De tous ces coups du sort, le plus prodigieux, le plus exceptionnel, le plus irrationnel, le plus incroyable aussi est le coup de foudre, objet de toutes les envies. On emploie l’expression coup de foudre lorsqu’on éprouve au premier coup d’oeil une attirance aussi extrême que soudaine pour une femme ou un homme qu’on n’avait jamais vu auparavant. Coup de tonnerre dans la météo du coeur, le coup de foudre entre en trombe dans nos vies, aussi violemment qu’une tornade, un cyclone, un ouragan.
Comme un fleuve qui rompt ses digues, il dévaste tout à son passage, puis assiège sans pitié le coeur de sa victime soudainement privée de raison et de livrearbitre. Perplexes face à ce coup de baguette magique sentimental cinglant comme un coup de fouet, les écrivains ont cherché à en pénétrer les mystères. Puis médecins, psychiatres et psychologues sont venus en renfort. Lorsque les romanciers considèrent la morphologie du coup de foudre, la recherche scientifique l’envisage comme une pathologie. Mais tout cela n’est qu’une terminologie.
Certes la science a tout dit des poussées d’adrénaline, de la libération d’endorphines, du travail des zones corticales ou des neurotransmetteurs, mais que sait-on vraiment de cette alchimie métabolique? Certes les romanciers nous ont donné l’exemple de Paul et Virginie, Tristan et Iseult ou Roméo et Juliette; grâce aux rencontres de la Princesse de Clèves avec Monsieur de Nemours ou de Colin avec Chloé, en passant par celle de Cendrillon et de son prince charmant, nous savons tout des délices, des extases et des tourments de l’amour. Le coup de foudre n’en demeure pas moins une impénétrable énigme.
Mieux vaut aller voir du côté des poètes. Le coup de foudre, diront-ils, c’est une pluie d’étoiles filantes en plein jour, une maison à mille fenêtres, ou les rues jaunes d’un jour de fête plein de chansons. Le coup de foudre est bien souvent réciproque. Lorsque deux êtres s’attirent aussi irrésistiblement que des électrons, il n’y a rien à faire; la formule chimique est parfaite et la science est impuissante. Un échange de sourires ou de regards appuyés, et hop, le tour est joué; deux foudroyés pour le prix d’un! Déterminant parfois une vie entière, le coup de foudre est alors coup du destin.
Si l’on en croit les statistiques, les coups de foudre se produisent le plus souvent à l’arrêt du bus en bas de chez vous, dans le métro, le train, les gares et les aéroports. Drôles d’endroits pour une rencontre! Les cinéastes ont abondamment utilisé la palette romanesque de ces gares ferroviaires ou routières, et plus particulièrement de leurs quais intemporels. Mais le coup de foudre survient aussi chez le boulanger, à la plage ou au restaurant.
Il semble certain que le coup de foudre affecte davantage les humains. Du règne animal, seuls les libellules, les poissons rouges et les caméléons y sont sensibles. Aucun représentant du règne minéral n’y est sujet; d’où l’expression « avoir le coeur comme une pierre ».
Gérard Gréverand, in Dis-moi dix mots semés au loin, 2013.
Le fait que la plupart des expressions verbales du texte sont au présent de l’ndicatif vient confirmer que leur valeur d’emploi exprime
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PETITE PHYSIOLOGIE DU COUP DE FOUDRE
La vie réserve bien des coups; coups de jarnac, coups tordus, coups pourris, quand ce ne sont pas tout bêtement coups de barre, coups de bourdon ou coups de bambous. De tous ces coups du sort, le plus prodigieux, le plus exceptionnel, le plus irrationnel, le plus incroyable aussi est le coup de foudre, objet de toutes les envies. On emploie l’expression coup de foudre lorsqu’on éprouve au premier coup d’oeil une attirance aussi extrême que soudaine pour une femme ou un homme qu’on n’avait jamais vu auparavant. Coup de tonnerre dans la météo du coeur, le coup de foudre entre en trombe dans nos vies, aussi violemment qu’une tornade, un cyclone, un ouragan.
Comme un fleuve qui rompt ses digues, il dévaste tout à son passage, puis assiège sans pitié le coeur de sa victime soudainement privée de raison et de livrearbitre. Perplexes face à ce coup de baguette magique sentimental cinglant comme un coup de fouet, les écrivains ont cherché à en pénétrer les mystères. Puis médecins, psychiatres et psychologues sont venus en renfort. Lorsque les romanciers considèrent la morphologie du coup de foudre, la recherche scientifique l’envisage comme une pathologie. Mais tout cela n’est qu’une terminologie.
Certes la science a tout dit des poussées d’adrénaline, de la libération d’endorphines, du travail des zones corticales ou des neurotransmetteurs, mais que sait-on vraiment de cette alchimie métabolique? Certes les romanciers nous ont donné l’exemple de Paul et Virginie, Tristan et Iseult ou Roméo et Juliette; grâce aux rencontres de la Princesse de Clèves avec Monsieur de Nemours ou de Colin avec Chloé, en passant par celle de Cendrillon et de son prince charmant, nous savons tout des délices, des extases et des tourments de l’amour. Le coup de foudre n’en demeure pas moins une impénétrable énigme.
Mieux vaut aller voir du côté des poètes. Le coup de foudre, diront-ils, c’est une pluie d’étoiles filantes en plein jour, une maison à mille fenêtres, ou les rues jaunes d’un jour de fête plein de chansons. Le coup de foudre est bien souvent réciproque. Lorsque deux êtres s’attirent aussi irrésistiblement que des électrons, il n’y a rien à faire; la formule chimique est parfaite et la science est impuissante. Un échange de sourires ou de regards appuyés, et hop, le tour est joué; deux foudroyés pour le prix d’un! Déterminant parfois une vie entière, le coup de foudre est alors coup du destin.
Si l’on en croit les statistiques, les coups de foudre se produisent le plus souvent à l’arrêt du bus en bas de chez vous, dans le métro, le train, les gares et les aéroports. Drôles d’endroits pour une rencontre! Les cinéastes ont abondamment utilisé la palette romanesque de ces gares ferroviaires ou routières, et plus particulièrement de leurs quais intemporels. Mais le coup de foudre survient aussi chez le boulanger, à la plage ou au restaurant.
Il semble certain que le coup de foudre affecte davantage les humains. Du règne animal, seuls les libellules, les poissons rouges et les caméléons y sont sensibles. Aucun représentant du règne minéral n’y est sujet; d’où l’expression « avoir le coeur comme une pierre ».
Gérard Gréverand, in Dis-moi dix mots semés au loin, 2013.
Dire que « le tour est joué », c’est dire qu’un fait
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PETITE PHYSIOLOGIE DU COUP DE FOUDRE
La vie réserve bien des coups; coups de jarnac, coups tordus, coups pourris, quand ce ne sont pas tout bêtement coups de barre, coups de bourdon ou coups de bambous. De tous ces coups du sort, le plus prodigieux, le plus exceptionnel, le plus irrationnel, le plus incroyable aussi est le coup de foudre, objet de toutes les envies(a). On emploie l’expression coup de foudre lorsqu’on éprouve au premier coup d’oeil une attirance aussi extrême que soudaine pour une femme ou un homme qu’on n’avait jamais vu auparavant. Coup de tonnerre dans la météo du coeur, le coup de foudre entre en trombe dans nos vies, aussi violemment qu’une tornade, un cyclone, un ouragan.
Comme un fleuve qui rompt ses digues, il dévaste tout à son passage, puis assiège sans pitié le coeur de sa victime soudainement privée de raison et de livrearbitre. Perplexes face à ce coup de baguette magique sentimental cinglant comme un coup de fouet, les écrivains ont cherché à en pénétrer les mystères. Puis médecins, psychiatres et psychologues sont venus en renfort. Lorsque les romanciers considèrent la morphologie du coup de foudre, la recherche scientifique l’envisage comme une pathologie. Mais tout cela n’est qu’une terminologie(b).
Certes la science a tout dit des poussées d’adrénaline, de la libération d’endorphines, du travail des zones corticales ou des neurotransmetteurs, mais que sait-on vraiment de cette alchimie métabolique? Certes les romanciers nous ont donné l’exemple de Paul et Virginie, Tristan et Iseult ou Roméo et Juliette; grâce aux rencontres de la Princesse de Clèves avec Monsieur de Nemours ou de Colin avec Chloé, en passant par celle de Cendrillon et de son prince charmant, nous savons tout des délices, des extases et des tourments de l’amour. Le coup de foudre n’en demeure pas moins une impénétrable énigme(c).
Mieux vaut aller voir du côté des poètes. Le coup de foudre, diront-ils, c’est une pluie d’étoiles filantes en plein jour, une maison à mille fenêtres, ou les rues jaunes d’un jour de fête plein de chansons. Le coup de foudre est bien souvent réciproque. Lorsque deux êtres s’attirent aussi irrésistiblement que des électrons, il n’y a rien à faire; la formule chimique est parfaite et la science est impuissante. Un échange de sourires ou de regards appuyés, et hop, le tour est joué; deux foudroyés pour le prix d’un(d)! Déterminant parfois une vie entière, le coup de foudre est alors coup du destin.
Si l’on en croit les statistiques, les coups de foudre se produisent le plus souvent à l’arrêt du bus en bas de chez vous, dans le métro, le train, les gares et les aéroports. Drôles d’endroits pour une rencontre! Les cinéastes ont abondamment utilisé la palette romanesque de ces gares ferroviaires ou routières, et plus particulièrement de leurs quais intemporels. Mais le coup de foudre survient aussi chez le boulanger, à la plage ou au restaurant.
Il semble certain que le coup de foudre affecte davantage les humains. Du règne animal, seuls les libellules, les poissons rouges et les caméléons y sont sensibles. Aucun représentant du règne minéral n’y est sujet; d’où l’expression « avoir le coeur comme une pierre ».
Gérard Gréverand, in Dis-moi dix mots semés au loin, 2013.
La réflexion qui NE constitue PAS une définition de coup de foudre est
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PETITE PHYSIOLOGIE DU COUP DE FOUDRE
La vie réserve bien des coups; coups de jarnac, coups tordus, coups pourris, quand ce ne sont pas tout bêtement coups de barre, coups de bourdon ou coups de bambous. De tous ces coups du sort, le plus prodigieux, le plus exceptionnel, le plus irrationnel, le plus incroyable aussi est le coup de foudre, objet de toutes les envies. On emploie l’expression coup de foudre lorsqu’on éprouve au premier coup d’oeil une attirance aussi extrême que soudaine pour une femme ou un homme qu’on n’avait jamais vu auparavant. Coup de tonnerre dans la météo du coeur, le coup de foudre entre en trombe dans nos vies, aussi violemment qu’une tornade, un cyclone, un ouragan.
Comme un fleuve qui rompt ses digues, il dévaste tout à son passage, puis assiège sans pitié le coeur de sa victime soudainement privée de raison et de livrearbitre. Perplexes face à ce coup de baguette magique sentimental cinglant comme un coup de fouet, les écrivains ont cherché à en pénétrer les mystères. Puis médecins, psychiatres et psychologues sont venus en renfort. Lorsque les romanciers considèrent la morphologie du coup de foudre, la recherche scientifique l’envisage comme une pathologie. Mais tout cela n’est qu’une terminologie.
Certes la science a tout dit des poussées d’adrénaline, de la libération d’endorphines, du travail des zones corticales ou des neurotransmetteurs, mais que sait-on vraiment de cette alchimie métabolique? Certes les romanciers nous ont donné l’exemple de Paul et Virginie, Tristan et Iseult ou Roméo et Juliette; grâce aux rencontres de la Princesse de Clèves avec Monsieur de Nemours ou de Colin avec Chloé, en passant par celle de Cendrillon et de son prince charmant, nous savons tout des délices, des extases et des tourments de l’amour. Le coup de foudre n’en demeure pas moins une impénétrable énigme.
Mieux vaut aller voir du côté des poètes. Le coup de foudre, diront-ils, c’est une pluie d’étoiles filantes en plein jour, une maison à mille fenêtres, ou les rues jaunes d’un jour de fête plein de chansons. Le coup de foudre est bien souvent réciproque. Lorsque deux êtres s’attirent aussi irrésistiblement que des électrons, il n’y a rien à faire; la formule chimique est parfaite et la science est impuissante. Un échange de sourires ou de regards appuyés, et hop, le tour est joué; deux foudroyés pour le prix d’un! Déterminant parfois une vie entière, le coup de foudre est alors coup du destin.
Si l’on en croit les statistiques, les coups de foudre se produisent le plus souvent à l’arrêt du bus en bas de chez vous, dans le métro, le train, les gares et les aéroports. Drôles d’endroits pour une rencontre! Les cinéastes ont abondamment utilisé la palette romanesque de ces gares ferroviaires ou routières, et plus particulièrement de leurs quais intemporels. Mais le coup de foudre survient aussi chez le boulanger, à la plage ou au restaurant.
Il semble certain que le coup de foudre affecte davantage les humains. Du règne animal, seuls les libellules, les poissons rouges et les caméléons y sont sensibles. Aucun représentant du règne minéral n’y est sujet; d’où l’expression « avoir le coeur comme une pierre ».
Gérard Gréverand, in Dis-moi dix mots semés au loin, 2013.
D’après le cinquième paragraphe, la production d’un coup de foudre
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La vie réserve bien des coups; coups de jarnac, coups tordus, coups pourris, quand ce ne sont pas tout bêtement coups de barre, coups de bourdon ou coups de bambous. De tous ces coups du sort, le plus prodigieux, le plus exceptionnel, le plus irrationnel, le plus incroyable aussi est le coup de foudre, objet de toutes les envies. On emploie l’expression coup de foudre lorsqu’on éprouve au premier coup d’oeil une attirance aussi extrême que soudaine pour une femme ou un homme qu’on n’avait jamais vu auparavant. Coup de tonnerre dans la météo du coeur, le coup de foudre entre en trombe dans nos vies, aussi violemment qu’une tornade, un cyclone, un ouragan.
Comme un fleuve qui rompt ses digues, il dévaste tout à son passage, puis assiège sans pitié le coeur de sa victime soudainement privée de raison et de livrearbitre. Perplexes face à ce coup de baguette magique sentimental cinglant comme un coup de fouet, les écrivains ont cherché à en pénétrer les mystères. Puis médecins, psychiatres et psychologues sont venus en renfort. Lorsque les romanciers considèrent la morphologie du coup de foudre, la recherche scientifique l’envisage comme une pathologie. Mais tout cela n’est qu’une terminologie.
Certes la science a tout dit des poussées d’adrénaline, de la libération d’endorphines, du travail des zones corticales ou des neurotransmetteurs, mais que sait-on vraiment de cette alchimie métabolique? Certes les romanciers nous ont donné l’exemple de Paul et Virginie, Tristan et Iseult ou Roméo et Juliette; grâce aux rencontres de la Princesse de Clèves avec Monsieur de Nemours ou de Colin avec Chloé, en passant par celle de Cendrillon et de son prince charmant, nous savons tout des délices, des extases et des tourments de l’amour. Le coup de foudre n’en demeure pas moins une impénétrable énigme.
Mieux vaut aller voir du côté des poètes. Le coup de foudre, diront-ils, c’est une pluie d’étoiles filantes en plein jour, une maison à mille fenêtres, ou les rues jaunes d’un jour de fête plein de chansons. Le coup de foudre est bien souvent réciproque. Lorsque deux êtres s’attirent aussi irrésistiblement que des électrons, il n’y a rien à faire; la formule chimique est parfaite et la science est impuissante. Un échange de sourires ou de regards appuyés, et hop, le tour est joué; deux foudroyés pour le prix d’un! Déterminant parfois une vie entière, le coup de foudre est alors coup du destin.
Si l’on en croit les statistiques, les coups de foudre se produisent le plus souvent à l’arrêt du bus en bas de chez vous, dans le métro, le train, les gares et les aéroports. Drôles d’endroits pour une rencontre! Les cinéastes ont abondamment utilisé la palette romanesque de ces gares ferroviaires ou routières, et plus particulièrement de leurs quais intemporels. Mais le coup de foudre survient aussi chez le boulanger, à la plage ou au restaurant.
Il semble certain que le coup de foudre affecte davantage les humains. Du règne animal, seuls les libellules, les poissons rouges et les caméléons y sont sensibles. Aucun représentant du règne minéral n’y est sujet; d’où l’expression « avoir le coeur comme une pierre ».
Gérard Gréverand, in Dis-moi dix mots semés au loin, 2013.
Avec la proposition « il semble certain », l’auteur exprime
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