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La forêt amazonienne est ravagée par des dizaines de milliers d'incendies (extrait)
Article mis à jour le 04 septembre 2019, 15:07 Chaque année, des dizaines de milliers d'incendies ravagent la plus grande forêt tropicale du monde, l'Amazonie. Cependant, l'année 2019 connaît un nombre important de départs de feux particulièrement virulents et incontrôlables, générant un épais nuage de cendres sur des millions de kilomètres carrés. Si la déforestation en Amazonie a tendance à décélérer depuis quelques années, les mois de juillet et août 2019 ont connu un regain avec plus de 4000 kilomètres carrés de forêt détruite (dont 760 km2 par des incendies) selon les données de l'Institut National de Recherche Spatiale (INPE). La plupart du temps ces incendies sont intentionnels, ils sont déclenchés à cette saison appelée "queimada" - par les agriculteurs pour défricher toujours plus d'espace pour le fourrage (à destination notamment du bétail européen) et l'élevage extensif. Depuis le début de l'année 2019, plus de 93 000 départs de feu ont été enregistrés au Brésil, c'est 62% de plus que l'année 2018, détaille l'INPE, et ces incendies ont été les plus nombreux dans les États occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne. C'est toutefois nettement moins qu'au début des années 2000 et en 2010 où plus de 250 000 incendies étaient enregistrés. Ce qui rend l'année 2019 exceptionnelle, c'est le nombre inédit d'incendies depuis 2012 (début des enregistrements du système de capteur satellitaire VIIRS). En outre, les incendies de 2019 sont plus intenses que les années précédentes (en terme de pouvoir radiatif), ce qui correspond à l'augmentation observée de la déforestation, explique le Global Fire Data. Les mois de juillet et août 2019 ont été catastrophiques: depuis le 15 août, près de 10 000 nouveaux incendies se sont déclarés au Brésil, principalement dans le bassin amazonien.
Résultat: un épais nuage de fumée d'une taille de plus de 3,1 million de km2 (presque la taille de l'Inde) recouvre l'Amérique du Sud.
La forêt amazonienne, le "poumon vert" de la Terre?
Si les forêts sont généralement considérées comme les "poumons de la Terre" c'est parce qu'elles émettraient plus d'oxygène (O2) que ce dont elles ont besoin. Ainsi, on entend dire que la forêt amazonienne génèrerait 20% de l'oxygène que nous respirons. Ce chiffre est sans fondement: lorsqu'un écosystème forestier est à l'équilibre, que la forêt ne progresse plus, le bilan est neutre: une forêt rejette autant d'oxygène qu'elle en absorbe, idem pour le CO2 (Planet-Terre, 2019). Pire, la forêt amazonienne régresse chaque année, elle pourrait donc bien libérer plus de carbone que d'oxygène (et c'est plutôt ça le vrai problème). On ne peut donc pas parler de "poumon vert" de la Terre. Et quand bien même, nous n'en aurions pas vraiment besoin pour respirer, il y a déjà un stock d'oxygène suffisant dans l'air (21%) et il ne régresse pas à notre échelle de temps. Mais d'où vient alors notre oxygène? Il serait hérité de la modification de la composition des roches terrestres et de sa séquestration pendant des milliards d'années par le phytoplancton piégé dans les fonds sous-marins qui l'a ensuite libéré (National Geographic, 2019).
Publié par: https://www.notre-planete.info/actualites/3064-incendiesrecord- amazonie-deforestation
Selon le texte, les incendies …
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La forêt amazonienne est ravagée par des dizaines de milliers d'incendies (extrait)
Article mis à jour le 04 septembre 2019, 15:07 Chaque année, des dizaines de milliers d'incendies ravagent la plus grande forêt tropicale du monde, l'Amazonie. Cependant, l'année 2019 connaît un nombre important de départs de feux particulièrement virulents et incontrôlables, générant un épais nuage de cendres sur des millions de kilomètres carrés. Si la déforestation en Amazonie a tendance à décélérer depuis quelques années, les mois de juillet et août 2019 ont connu un regain avec plus de 4000 kilomètres carrés de forêt détruite (dont 760 km2 par des incendies) selon les données de l'Institut National de Recherche Spatiale (INPE). La plupart du temps ces incendies sont intentionnels, ils sont déclenchés à cette saison appelée "queimada" - par les agriculteurs pour défricher toujours plus d'espace pour le fourrage (à destination notamment du bétail européen) et l'élevage extensif. Depuis le début de l'année 2019, plus de 93 000 départs de feu ont été enregistrés au Brésil, c'est 62% de plus que l'année 2018, détaille l'INPE, et ces incendies ont été les plus nombreux dans les États occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne. C'est toutefois nettement moins qu'au début des années 2000 et en 2010 où plus de 250 000 incendies étaient enregistrés. Ce qui rend l'année 2019 exceptionnelle, c'est le nombre inédit d'incendies depuis 2012 (début des enregistrements du système de capteur satellitaire VIIRS). En outre, les incendies de 2019 sont plus intenses que les années précédentes (en terme de pouvoir radiatif), ce qui correspond à l'augmentation observée de la déforestation, explique le Global Fire Data. Les mois de juillet et août 2019 ont été catastrophiques: depuis le 15 août, près de 10 000 nouveaux incendies se sont déclarés au Brésil, principalement dans le bassin amazonien.
Résultat: un épais nuage de fumée d'une taille de plus de 3,1 million de km2 (presque la taille de l'Inde) recouvre l'Amérique du Sud.
La forêt amazonienne, le "poumon vert" de la Terre?
Si les forêts sont généralement considérées comme les "poumons de la Terre" c'est parce qu'elles émettraient plus d'oxygène (O2) que ce dont elles ont besoin. Ainsi, on entend dire que la forêt amazonienne génèrerait 20% de l'oxygène que nous respirons. Ce chiffre est sans fondement: lorsqu'un écosystème forestier est à l'équilibre, que la forêt ne progresse plus, le bilan est neutre: une forêt rejette autant d'oxygène qu'elle en absorbe, idem pour le CO2 (Planet-Terre, 2019). Pire, la forêt amazonienne régresse chaque année, elle pourrait donc bien libérer plus de carbone que d'oxygène (et c'est plutôt ça le vrai problème). On ne peut donc pas parler de "poumon vert" de la Terre. Et quand bien même, nous n'en aurions pas vraiment besoin pour respirer, il y a déjà un stock d'oxygène suffisant dans l'air (21%) et il ne régresse pas à notre échelle de temps. Mais d'où vient alors notre oxygène? Il serait hérité de la modification de la composition des roches terrestres et de sa séquestration pendant des milliards d'années par le phytoplancton piégé dans les fonds sous-marins qui l'a ensuite libéré (National Geographic, 2019).
Publié par: https://www.notre-planete.info/actualites/3064-incendiesrecord- amazonie-deforestation
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LE POUVOIR DES MÉTAPHORES
Quels effets les métaphores ont-elles en politique? On sait qu’elles sont utiles pour évoquer des tabous: on réfère, par exemple, à la mort en parlant d’un voyage ou d’un repos éternel. Des chercheurs d’un ensemble de groupes de réflexion et d’organismes progressistes ont analysé les réactions des gens aux métaphores économiques.
Ils ont observé qu’à la suite de la dernière crise économique, les politiciens ont misé sur une analogie qui a porté ses fruits. On avait atteint la limite de notre carte de crédit nationale et il était temps de se serrer la ceinture: couper dans les futiles programmes de justice sociale. Cette métaphore a servi de base à la politique d’austérité.
Pour comprendre comment cette métaphore a pu fonctionner, il faut d’abord connaître la perception qu’a la population de l’économie. On suggère que les gens pensent qu’elle est gouvernée par des forces mystérieuses et impénétrables qui la rendent instable, et qu’on la voit comme un coffre, dans lequel des gens ajoutent et d’autres prennent. Par conséquent, il n’est pas difficile de comprendre que cette perception répandue ait permis aux politiciens de gagner des élections en affirmant qu’une certaine classe de gens (notamment les personnes qui bénéficient de l’aide sociale ou les immigrants) ne veut que puiser dans “le coffre”. Sans compter qu’à répéter infiniment que l’économie est complexe, les citoyens ordinaires en viennent à se sentir impuissants.
Cette vision basique a aussi engendré le sentiment très fort que l’économie est trafiquée ou que la presse et les politiciens mentent constamment et que rien ne peut être fait contre cette implacable réalité, et on conclut que l’avidité fait partie de la nature humaine. Malgré le sentiment que le gouvernement devrait s’attaquer aux problèmes, le fatalisme finit par gagner largement la population.
Les chercheurs donnent en exemple deux métaphores que les militants contre l’austérité pourraient utiliser pour se défaire de ce tenace sentiment d’impuissance. Le premier fait appel à la programmation informatique: l’économie a été délibérément programmée d’une façon, mais nous avons le pouvoir de la reprogrammer autrement. Le deuxième exemple porte sur les aspirations des citoyens et d’une société, en comparant les stratégies économiques à des voies ferrées. Pendant des décennies, nous avons construit des voies qui mènent vers la recherche de profits, qu’accapare une minorité d’entre nous, plutôt que vers nos réels besoins. Mais on peut construire de nouvelles voies vers une autre direction, vers ce que nous voulons.
On a parfois l’impression que se servir des mots pour faire réagir la population n’est qu’une autre forme de mensonge politique. Il est vrai que les formules efficaces sans réelles solutions empoisonnent le discours. Mais, entre les mains de personnes qui souhaitent sincèrement changer le monde, il ne fait aucun doute que les métaphores, présentées avec conviction, sont des armes puissantes.
Adaptado de vice.com.
à répéter infiniment que l’économie est complexe, les citoyens ordinaires en viennent à se sentir impuissants.
Dans le fragment ci-dessus, la proposition soulignée a une valeur de:
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NAVIGUER SUR UNE TERRE PLATE?
L’année 2019 est prometteuse pour l’exploration spatiale, mais l’année 2020 sera d’autant plus intéressante pour l’exploration de l’océan, et uniquement pour celles et ceux qui croient encore que la Terre est plate! En effet, une grande croisière est prévue pour 2020, par et pour ces personnes (les platistes) croyant que nous vivons en réalité sur un grand disque (placé sur le dos d’une tortue cosmique géante?).
Bien que les informations à propos du projet de croisière soient encore peu nombreuses, cette dernière serait apparemment organisée par la Flat Earth International Conference – FEIC (Conférence internationale de la Terre plate) et promet d’être “la plus grande, la plus audacieuse, la meilleure aventure à ce jour”.
Mais il y a un problème dès le départ dans ce projet: les bateaux de croisière utilisent la navigation GPS, qui se base donc sur une planète ronde, avec des satellites y orbitant autour. Espérons donc pour eux que l’équipage ne fasse pas lui aussi partie de la Flat Earth Society (l’organisation officielle soutenant l’idée de la Terre plate), car les choses pourraient ne pas se passer comme prévu, et nos heureux platistes pourraient se perdre longtemps, voire à jamais, dans l’océan – bien que cela puisse être un bon moyen de mettre un terme à cette ironie.
“Les bateaux naviguent sur le principe que la Terre est ronde”, a expliqué Henk Keijer, ancien capitaine de bateau de croisière et expert maritime, à Adam Gabbatt du The Guardian. “Les cartes marines sont conçues dans cet esprit: la Terre est ronde”.
La question qui se pose donc est: est-ce que quelqu’un a eu l’occasion d’expliquer aux platistes que le GPS peut localiser votre position, et donc aussi garder un bateau de croisière sur le bon cap, grâce à un réseau de satellites qui gravitent autour de la Terre? Apparemment, soit ils ne sont pas au courant, soit ils ne comprennent pas le fonctionnement du système. Bien que cette actualité hilarante concernant ce groupe atypique de personnes ait déjà fait le tour du web, nous n’en savons malheureusement pas plus, et tous ces questionnements persistent donc.
Et concernant le risque de tomber du bord de la planète, comment s’y prennent-ils? Selon le Wiki de la Terre plate (oui, il en existe un), les vacanciers potentiels ne devraient pas craindre de tomber du plan terrestre, car la “barrière” de l’Antarctique devrait les arrêter avant qu’ils n’atteignent le bord. “La Terre se présente sous la forme d’un disque avec le pôle Nord au centre, et l’Antarctique est sous forme de mur autour du bord”, peut-on lire dans le Wiki. Dans ce cas, s’agirait-il d’un mur similaire à celui de la célèbre série Game of Thrones?
Quoi qu’il en soit, nous nous réjouissons de pouvoir lire et écouter leurs futures explications quant à la courbure de la Terre, lorsqu’ils se rendront compte que des terres et des bateaux peuvent disparaître derrière l’horizon. Enfin, s’ils reviennent un jour.
Adaptado de trustmyscience.com, 11/01/2019.
Dans l’avant-dernier paragraphe, barrière se trouve entre guillemets dans le but de:
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LE POUVOIR DES MÉTAPHORES
Quels effets les métaphores ont-elles en politique? On sait qu’elles sont utiles pour évoquer des tabous: on réfère, par exemple, à la mort en parlant d’un voyage ou d’un repos éternel. Des chercheurs d’un ensemble de groupes de réflexion et d’organismes progressistes ont analysé les réactions des gens aux métaphores économiques.
Ils ont observé qu’à la suite de la dernière crise économique, les politiciens ont misé sur une analogie qui a porté ses fruits. On avait atteint la limite de notre carte de crédit nationale et il était temps de se serrer la ceinture: couper dans les futiles programmes de justice sociale. Cette métaphore a servi de base à la politique d’austérité.
Pour comprendre comment cette métaphore a pu fonctionner, il faut d’abord connaître la perception qu’a la population de l’économie. On suggère que les gens pensent qu’elle est gouvernée par des forces mystérieuses et impénétrables qui la rendent instable, et qu’on la voit comme un coffre, dans lequel des gens ajoutent et d’autres prennent. Par conséquent, il n’est pas difficile de comprendre que cette perception répandue ait permis aux politiciens de gagner des élections en affirmant qu’une certaine classe de gens (notamment les personnes qui bénéficient de l’aide sociale ou les immigrants) ne veut que puiser dans “le coffre”. Sans compter qu’à répéter infiniment que l’économie est complexe, les citoyens ordinaires en viennent à se sentir impuissants.
Cette vision basique a aussi engendré le sentiment très fort que l’économie est trafiquée ou que la presse et les politiciens mentent constamment et que rien ne peut être fait contre cette implacable réalité, et on conclut que l’avidité fait partie de la nature humaine. Malgré le sentiment que le gouvernement devrait s’attaquer aux problèmes, le fatalisme finit par gagner largement la population.
Les chercheurs donnent en exemple deux métaphores que les militants contre l’austérité pourraient utiliser pour se défaire de ce tenace sentiment d’impuissance. Le premier fait appel à la programmation informatique: l’économie a été délibérément programmée d’une façon, mais nous avons le pouvoir de la reprogrammer autrement. Le deuxième exemple porte sur les aspirations des citoyens et d’une société, en comparant les stratégies économiques à des voies ferrées. Pendant des décennies, nous avons construit des voies qui mènent vers la recherche de profits, qu’accapare une minorité d’entre nous, plutôt que vers nos réels besoins. Mais on peut construire de nouvelles voies vers une autre direction, vers ce que nous voulons.
On a parfois l’impression que se servir des mots pour faire réagir la population n’est qu’une autre forme de mensonge politique. Il est vrai que les formules efficaces sans réelles solutions empoisonnent le discours. Mais, entre les mains de personnes qui souhaitent sincèrement changer le monde, il ne fait aucun doute que les métaphores, présentées avec conviction, sont des armes puissantes.
Adaptado de vice.com.
Malgré le sentiment que le gouvernement devrait s’attaquer aux problèmes,
Le connecteur souligné peut être remplacé, sans modification importante de sens, par l’expression suivante:
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NAVIGUER SUR UNE TERRE PLATE?
L’année 2019 est prometteuse pour l’exploration spatiale, mais l’année 2020 sera d’autant plus intéressante pour l’exploration de l’océan, et uniquement pour celles et ceux qui croient encore que la Terre est plate! En effet, une grande croisière est prévue pour 2020, par et pour ces personnes (les platistes)A) croyant que nous vivons en réalité sur un grand disque (placé sur le dos d’une tortue cosmique géante?).
Bien que les informations à propos du projet de croisière soient encore peu nombreuses, cette dernière serait apparemment organisée par la Flat Earth International Conference – FEIC (Conférence internationale de la Terre plate)B) et promet d’être “la plus grande, la plus audacieuse, la meilleure aventure à ce jour”.
Mais il y a un problème dès le départ dans ce projet: les bateaux de croisière utilisent la navigation GPS, qui se base donc sur une planète ronde, avec des satellites y orbitant autour. Espérons donc pour eux que l’équipage ne fasse pas lui aussi partie de la Flat Earth Society (l’organisation officielle soutenant l’idée de la Terre plate)C), car les choses pourraient ne pas se passer comme prévu, et nos heureux platistes pourraient se perdre longtemps, voire à jamais, dans l’océan – bien que cela puisse être un bon moyen de mettre un terme à cette ironie.
“Les bateaux naviguent sur le principe que la Terre est ronde”, a expliqué Henk Keijer, ancien capitaine de bateau de croisière et expert maritime, à Adam Gabbatt du The Guardian. “Les cartes marines sont conçues dans cet esprit: la Terre est ronde”.
La question qui se pose donc est: est-ce que quelqu’un a eu l’occasion d’expliquer aux platistes que le GPS peut localiser votre position, et donc aussi garder un bateau de croisière sur le bon cap, grâce à un réseau de satellites qui gravitent autour de la Terre? Apparemment, soit ils ne sont pas au courant, soit ils ne comprennent pas le fonctionnement du système. Bien que cette actualité hilarante concernant ce groupe atypique de personnes ait déjà fait le tour du web, nous n’en savons malheureusement pas plus, et tous ces questionnements persistent donc.
Et concernant le risque de tomber du bord de la planète, comment s’y prennent-ils? Selon le Wiki de la Terre plate (oui, il en existe un)D), les vacanciers potentiels ne devraient pas craindre de tomber du plan terrestre, car la “barrière” de l’Antarctique devrait les arrêter avant qu’ils n’atteignent le bord. “La Terre se présente sous la forme d’un disque avec le pôle Nord au centre, et l’Antarctique est sous forme de mur autour du bord”, peut-on lire dans le Wiki. Dans ce cas, s’agirait-il d’un mur similaire à celui de la célèbre série Game of Thrones?
Quoi qu’il en soit, nous nous réjouissons de pouvoir lire et écouter leurs futures explications quant à la courbure de la Terre, lorsqu’ils se rendront compte que des terres et des bateaux peuvent disparaître derrière l’horizon. Enfin, s’ils reviennent un jour.
Adaptado de trustmyscience.com, 11/01/2019.
(placé sur le dos d’une tortue cosmique géante?).
Le même ton mordant du fragment ci-dessus peut être repéré dans l’extrait suivant:
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LE POUVOIR DES MÉTAPHORES
Quels effets les métaphores ont-elles en politique? On sait qu’elles sont utiles pour évoquer des tabousA): on réfère, par exemple, à la mort en parlant d’un voyage ou d’un repos éternel. Des chercheurs d’un ensemble de groupes de réflexion et d’organismes progressistes ont analysé les réactions des gens aux métaphores économiques.
Ils ont observé qu’à la suite de la dernière crise économique, les politiciens ont misé sur une analogie qui a porté ses fruits. On avait atteint la limite de notre carte de crédit nationale et il était temps de se serrer la ceinture: couper dans les futiles programmes de justice sociale. Cette métaphore a servi de base à la politique d’austérité.
Pour comprendre comment cette métaphore a pu fonctionner, il faut d’abord connaître la perception qu’a la population de l’économie. On suggère que les gens pensent qu’elle est gouvernée par des forces mystérieusesB) et impénétrables qui la rendent instable, et qu’on la voit comme un coffre, dans lequel des gens ajoutent et d’autres prennent. Par conséquent, il n’est pas difficile de comprendre que cette perception répandue ait permis aux politiciens de gagner des élections en affirmant qu’une certaine classe de gens (notamment les personnes qui bénéficient de l’aide sociale ou les immigrants) ne veut que puiser dans “le coffre”. Sans compter qu’à répéter infiniment que l’économie est complexe, les citoyens ordinaires en viennent à se sentir impuissants.
Cette vision basique a aussi engendré le sentiment très fort que l’économie est trafiquée ou que la presse et les politiciens mentent constamment et que rien ne peut être fait contre cette implacable réalité, et on conclut que l’avidité fait partie de la nature humaineC). Malgré le sentiment que le gouvernement devrait s’attaquer aux problèmes, le fatalisme finit par gagner largement la population.
Les chercheurs donnent en exemple deux métaphores que les militants contre l’austérité pourraient utiliser pour se défaire de ce tenace sentiment d’impuissance. Le premier fait appel à la programmation informatique: l’économie a été délibérément programmée d’une façon, mais nous avons le pouvoir de la reprogrammer autrement. Le deuxième exemple porte sur les aspirations des citoyens et d’une société, en comparant les stratégies économiques à des voies ferrées. Pendant des décennies, nous avons construit des voies qui mènent vers la recherche de profits, qu’accapare une minorité d’entre nous, plutôt que vers nos réels besoins. Mais on peut construire de nouvelles voies vers une autre directionD), vers ce que nous voulons.
On a parfois l’impression que se servir des mots pour faire réagir la population n’est qu’une autre forme de mensonge politique. Il est vrai que les formules efficaces sans réelles solutions empoisonnent le discours. Mais, entre les mains de personnes qui souhaitent sincèrement changer le monde, il ne fait aucun doute que les métaphores, présentées avec conviction, sont des armes puissantes.
Adaptado de vice.com.
On a parfois l’impression que se servir des mots pour faire réagir la population n’est qu’une autre forme de mensonge politique.
Dans le fragment ci-dessus, le pronom on a la valeur de nous. Cette valeur n’est pas observée dans le fragment suivant:
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NAVIGUER SUR UNE TERRE PLATE?
L’année 2019 est prometteuse pour l’exploration spatiale, mais l’année 2020 sera d’autant plus intéressante pour l’exploration de l’océan, et uniquement pour celles et ceux qui croient encore que la Terre est plate! En effet, une grande croisière est prévue pour 2020, par et pour ces personnes (les platistes) croyant que nous vivons en réalité sur un grand disque (placé sur le dos d’une tortue cosmique géante?).
Bien que les informations à propos du projet de croisière soient encore peu nombreuses, cette dernière serait apparemment organisée par la Flat Earth International Conference – FEIC (Conférence internationale de la Terre plate) et promet d’être “la plus grande, la plus audacieuse, la meilleure aventure à ce jour”.
Mais il y a un problème dès le départ dans ce projet: les bateaux de croisière utilisent la navigation GPS, qui se base donc sur une planète ronde, avec des satellites y orbitant autour. Espérons donc pour eux que l’équipage ne fasse pas lui aussi partie de la Flat Earth Society (l’organisation officielle soutenant l’idée de la Terre plate), car les choses pourraient ne pas se passer comme prévu, et nos heureux platistes pourraient se perdre longtemps, voire à jamais, dans l’océan – bien que cela puisse être un bon moyen de mettre un terme à cette ironie.
“Les bateaux naviguent sur le principe que la Terre est ronde”, a expliqué Henk Keijer, ancien capitaine de bateau de croisière et expert maritime, à Adam Gabbatt du The Guardian. “Les cartes marines sont conçues dans cet esprit: la Terre est ronde”.
La question qui se pose donc est: est-ce que quelqu’un a eu l’occasion d’expliquer aux platistes que le GPS peut localiser votre position, et donc aussi garder un bateau de croisière sur le bon cap, grâce à un réseau de satellites qui gravitent autour de la Terre? Apparemment, soit ils ne sont pas au courant, soit ils ne comprennent pas le fonctionnement du système. Bien que cette actualité hilarante concernant ce groupe atypique de personnes ait déjà fait le tour du web, nous n’en savons malheureusement pas plus, et tous ces questionnements persistent donc.
Et concernant le risque de tomber du bord de la planète, comment s’y prennent-ils? Selon le Wiki de la Terre plate (oui, il en existe un), les vacanciers potentiels ne devraient pas craindre de tomber du plan terrestre, car la “barrière” de l’Antarctique devrait les arrêter avant qu’ils n’atteignent le bord. “La Terre se présente sous la forme d’un disque avec le pôle Nord au centre, et l’Antarctique est sous forme de mur autour du bord”, peut-on lire dans le Wiki. Dans ce cas, s’agirait-il d’un mur similaire à celui de la célèbre série Game of Thrones?
Quoi qu’il en soit, nous nous réjouissons de pouvoir lire et écouter leurs futures explications quant à la courbure de la Terre, lorsqu’ils se rendront compte que des terres et des bateaux peuvent disparaître derrière l’horizon. Enfin, s’ils reviennent un jour.
Adaptado de trustmyscience.com, 11/01/2019.
bien que cela puisse être un bon moyen de mettre un terme à cette ironie.
Dans le commentaire ci-dessus l’ironie évoquée par le journaliste consiste dans:
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NAVIGUER SUR UNE TERRE PLATE?
L’année 2019 est prometteuse pour l’exploration spatiale, mais l’année 2020 sera d’autant plus intéressante pour l’exploration de l’océan, et uniquement pour celles et ceux qui croient encore que la Terre est plate! En effet, une grande croisière est prévue pour 2020, par et pour ces personnes (les platistes) croyant que nous vivons en réalité sur un grand disque (placé sur le dos d’une tortue cosmique géante?).
Bien que les informations à propos du projet de croisière soient encore peu nombreuses, cette dernière serait apparemment organisée par la Flat Earth International Conference – FEIC (Conférence internationale de la Terre plate) et promet d’être “la plus grande, la plus audacieuse, la meilleure aventure à ce jour”.
Mais il y a un problème dès le départ dans ce projet: les bateaux de croisière utilisent la navigation GPS, qui se base donc sur une planète ronde, avec des satellites y orbitant autour. Espérons donc pour eux que l’équipage ne fasse pas lui aussi partie de la Flat Earth Society (l’organisation officielle soutenant l’idée de la Terre plate), car les choses pourraient ne pas se passer comme prévu, et nos heureux platistes pourraient se perdre longtemps, voire à jamais, dans l’océan – bien que cela puisse être un bon moyen de mettre un terme à cette ironie.
“Les bateaux naviguent sur le principe que la Terre est ronde”, a expliqué Henk Keijer, ancien capitaine de bateau de croisière et expert maritime, à Adam Gabbatt du The Guardian. “Les cartes marines sont conçues dans cet esprit: la Terre est ronde”.
La question qui se pose donc est: est-ce que quelqu’un a eu l’occasion d’expliquer aux platistes que le GPS peut localiser votre position, et donc aussi garder un bateau de croisière sur le bon cap, grâce à un réseau de satellites qui gravitent autour de la Terre? Apparemment, soit ils ne sont pas au courant, soit ils ne comprennent pas le fonctionnement du système. Bien que cette actualité hilarante concernant ce groupe atypique de personnes ait déjà fait le tour du web, nous n’en savons malheureusement pas plus, et tous ces questionnements persistent donc.
Et concernant le risque de tomber du bord de la planète, comment s’y prennent-ils? Selon le Wiki de la Terre plate (oui, il en existe un), les vacanciers potentiels ne devraient pas craindre de tomber du plan terrestre, car la “barrière” de l’Antarctique devrait les arrêter avant qu’ils n’atteignent le bord. “La Terre se présente sous la forme d’un disque avec le pôle Nord au centre, et l’Antarctique est sous forme de mur autour du bord”, peut-on lire dans le Wiki. Dans ce cas, s’agirait-il d’un mur similaire à celui de la célèbre série Game of Thrones?
Quoi qu’il en soit, nous nous réjouissons de pouvoir lire et écouter leurs futures explications quant à la courbure de la Terre, lorsqu’ils se rendront compte que des terres et des bateaux peuvent disparaître derrière l’horizon. Enfin, s’ils reviennent un jour.
Adaptado de trustmyscience.com, 11/01/2019.
Les titres Sobreviveremos na Terra? et Naviguer sur une Terre plate? annoncent des questionnements sur la planète Terre.
Les attentes créées par ces titres suggèrent des textes ayant comme caractéristique, respectivement:
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O QUE NOSSAS METÁFORAS DIZEM DE NÓS
Para o poeta Robert Frost, a vida era um caminho que passa por encruzilhadas inevitáveis; para Fernando Pessoa, uma sombra que passa sobre um rio. Shakespeare via o mundo como um palco e Scott Fitzgerald percebia os seres humanos como barcos contra a corrente. Metáforas como essas nos rodeiam, mas não só quando seguramos um livro nas mãos. Em nosso uso cotidiano da língua, elas são tão presentes que nem sequer percebemos. São exemplos “teto de vidro impede a carreira das mulheres”, “a bolha do aluguel”, “cortar o mal pela raiz”. Considerada a forma por excelência da linguagem figurada, a metáfora às vezes é tida como mero embelezamento do discurso.
Entretanto, desde 1980, com a publicação do livro Metáforas da vida cotidiana, essa figura retórica recuperou seu protagonismo. Os autores George Lakoff e Mark Johnson mostraram que as alegorias desenham o mapa conceitual a partir do qual observamos, pensamos e agimos. Com frequência são nossa bússola invisível, orientando tanto os gestos instintivos que fazemos como as decisões mais importantes que tomamos. É muito provável que aqueles que concebem a vida como uma cruz e os que a entendem como uma viagem não reajam da mesma forma ante um mesmo dilema. As metáforas são ferramentas eficazes e de múltiplas utilidades. Ao partir de elementos já conhecidos, nos ajudam a examinar realidades, conceitos e teorias novas de uma maneira prática. Também nos servem para abordar experiências traumáticas nas quais a linguagem literal se revela impotente. São vigorosos atalhos que a mente usa para assimilar situações complexas em que a literalidade acaba sendo tediosa, limitada e confusa. É mais fácil para nós entender que a depressão é uma espécie de buraco negro e que o DNA é o manual de instruções de cada ser vivo.
As figurações dão coesão às identidades coletivas, pois circulam sem cessar até se incorporarem à linguagem cotidiana. Há alguns anos, os psicólogos Paul Thibodeau e Lera Boroditsky, da Universidade Stanford (E.U.A.), analisaram os resultados de um debate sobre políticas contra a criminalidade que recorria a duas metáforas. Quando o problema era ilustrado como se houvesse predadores devorando a comunidade, a resposta era endurecer a vigilância policial e aplicar leis mais severas. No entanto, quando o problema era exposto como um vírus infectando a cidade, a opção era a de adotar medidas para erradicar a desigualdade e melhorar a educação. Comparações ruins levam a políticas ruins, escreveu o Nobel de Economia Paul Krugman.
No campo da medicina, tem havido mudanças de paradigma no que diz respeito ao impacto emocional das metáforas. Num recente seminário organizado pela Universidade de Navarra (Espanha), a linguista Elena Semino dissertou sobre os efeitos de abordar o câncer como se fosse uma guerra, provocando sensações negativas quando o paciente acredita estar “perdendo a batalha”, mesmo que isso possa ser estimulante para outros. O erro, segundo a especialista, reside em misturar os campos semânticos da guerra e da saúde. Para corrigir essa questão, a linguista elabora o que chama de “cardápio de metáforas”, para que médicos e pacientes enfrentem a doença de forma mais construtiva.
As boas metáforas nos trazem outras perspectivas, fronteiras menos rígidas e novas categorizações que substituem aquelas já desgastadas.
MARTA REBÓN
Adaptado de brasil.elpais.com, 11/04/2018.
LE POUVOIR DES MÉTAPHORES
Quels effets les métaphores ont-elles en politique? On sait qu’elles sont utiles pour évoquer des tabous: on réfère, par exemple, à la mort en parlant d’un voyage ou d’un repos éternelA). Des chercheurs d’un ensemble de groupes de réflexion et d’organismes progressistes ont analysé les réactions des gens aux métaphores économiques.
Ils ont observé qu’à la suite de la dernière crise économique, les politiciens ont misé sur une analogie qui a porté ses fruits. On avait atteint la limite de notre carte de crédit nationale et il était temps de se serrer la ceintureB): couper dans les futiles programmes de justice sociale. Cette métaphore a servi de base à la politique d’austérité.
Pour comprendre comment cette métaphore a pu fonctionner, il faut d’abord connaître la perception qu’a la population de l’économie. On suggère que les gens pensent qu’elle est gouvernée par des forces mystérieuses et impénétrables qui la rendent instable, et qu’on la voit comme un coffre, dans lequel des gens ajoutent et d’autres prennent. Par conséquent, il n’est pas difficile de comprendre que cette perception répandue ait permis aux politiciens de gagner des élections en affirmant qu’une certaine classe de gens (notamment les personnes qui bénéficient de l’aide sociale ou les immigrants) ne veut que puiser dans “le coffre”. Sans compter qu’à répéter infiniment que l’économie est complexe, les citoyens ordinaires en viennent à se sentir impuissants.
Cette vision basique a aussi engendré le sentiment très fort que l’économie est trafiquée ou que la presse et les politiciens mentent constamment et que rien ne peut être fait contre cette implacable réalité, et on conclut que l’avidité fait partie de la nature humaine. Malgré le sentiment que le gouvernement devrait s’attaquer aux problèmes, le fatalisme finit par gagner largement la population.
Les chercheurs donnent en exemple deux métaphores que les militants contre l’austérité pourraient utiliser pour se défaire de ce tenace sentiment d’impuissance. Le premier fait appel à la programmation informatique: l’économie a été délibérément programmée d’une façon, mais nous avons le pouvoir de la reprogrammer autrementC). Le deuxième exemple porte sur les aspirations des citoyens et d’une société, en comparant les stratégies économiques à des voies ferréesD). Pendant des décennies, nous avons construit des voies qui mènent vers la recherche de profits, qu’accapare une minorité d’entre nous, plutôt que vers nos réels besoins. Mais on peut construire de nouvelles voies vers une autre direction, vers ce que nous voulons.
On a parfois l’impression que se servir des mots pour faire réagir la population n’est qu’une autre forme de mensonge politique. Il est vrai que les formules efficaces sans réelles solutions empoisonnent le discours. Mais, entre les mains de personnes qui souhaitent sincèrement changer le monde, il ne fait aucun doute que les métaphores, présentées avec conviction, sont des armes puissantes.
Adaptado de vice.com.
Dans le texte O que nossas metáforas dizem de nós, on affirme: “comparações ruins levam a políticas ruins”.
Le passage du texte Le pouvoir des métaphores qui illustre cette idée est présenté dans:
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