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2184333 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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Fenêtres sur coeur

Notre existence ressemble à une nuit semée d’étoiles. Il nous faut, comme dit le poète, tenter “d’apprendre à vivre”, trouver la voie qui est la nôtre, marcher vers l’aube de celui ou de celle que nous avons à être, devenir, pas à pas, ce que nous sommes.

Le sentier est long, souvent escarpé, il se dérobe même parfois. Comment savoir ce que la vie attend de nous? Comment ne pas rater les rendez-vous essentiels de notre existence, faire les bons choix aux bons moments, oser les bifurcations salutaires, risquer l’aventure des chemins de traverse, dire oui ou non quand il le faut? Comment vivre pleinement, intensément notre “métier” d’homme ou de femme? Comment rester sur le pont de notre existence malgré le gros temps? Comment tenir le cap?

Dans le lent et obscur exode qui nous mène peu à peu vers la Terre promise de notre unification intérieure, nous avons besoin de phares. Et la vie nous fait, parfois, le cadeau de mettre sur notre route d’étincelants visages qui, comme des fenêtres ouvertes sur le coeur des jours, viennent nous révéler la voie. Jamais ces visages-là ne nous diront ce que nous devons faire de notre vie mais leur propre existence est pour nous un appel, comme une icône où attend de se révéler notre propre résurrection. Souvent ces hommes et ces femmes ont connu les brûlures de l’existence qui, inévitablement, riment un jour ou l’autre avec souffrance...

Ils sont passés par le creuset des douleurs, les heures de tombeaux où l’on n’est plus personne... La vie, peu à peu – ou trop à trop – leur a appris la vie. Ils savent un peu mieux – un peu moins mal? – comment marcher, oser le pas suivant... Ces hommes et ces femmes sont des veilleurs et des résistants, ils guettent la lumière et savent aussi se lever pour dire non. Il nous est parfois donné de rencontrer des êtres dont la lumière fait reculer un peu notre nuit. Leur parole ressuscite en nous la Parole et leur amour nous donne, à nous aussi, l’irrépressible désir d’aimer l’amour. Ils sont pour nous prophètes.

Et nous pouvons, à notre tour, modestement, pauvrement, faiblement, l’être un peu pour les autres. Transmettre quelques reflets de la lumière reçue. Chaque homme, chaque femme peut, sur cette terre, être, pour celles ou ceux que la vie lui donne de rencontrer, comme une fenêtre qui s’ouvre sur la résurrection, parce que, oui, c’est très grand un être humain!

Extrait de l’éditorial du magazine Panorama, nº 376.

Qualifiant la première phrase du texte, le mot “sémée” signifie

 

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2184332 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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Fenêtres sur coeur

Notre existence ressemble à une nuit semée d’étoiles. Il nous faut, comme dit le poète, tenter “d’apprendre à vivre”, trouver la voie qui est la nôtre, marcher vers l’aube de celui ou de celle que nous avons à être, devenir, pas à pas, ce que nous sommes.

Le sentier est long, souvent escarpé, il se dérobe même parfois. Comment savoir ce que la vie attend de nous? Comment ne pas rater les rendez-vous essentiels de notre existence, faire les bons choix aux bons moments, oser les bifurcations salutaires, risquer l’aventure des chemins de traverse, dire oui ou non quand il le faut? Comment vivre pleinement, intensément notre “métier” d’homme ou de femme? Comment rester sur le pont de notre existence malgré le gros temps? Comment tenir le cap?

Dans le lent et obscur exode qui nous mène peu à peu vers la Terre promise de notre unification intérieure, nous avons besoin de phares. Et la vie nous fait, parfois, le cadeau de mettre sur notre route d’étincelants visages qui, comme des fenêtres ouvertes sur le coeur des jours, viennent nous révéler la voie. Jamais ces visages-là ne nous diront ce que nous devons faire de notre vie mais leur propre existence est pour nous un appel, comme une icône où attend de se révéler notre propre résurrection. Souvent ces hommes et ces femmes ont connu les brûlures de l’existence qui, inévitablement, riment un jour ou l’autre avec souffrance...

Ils sont passés par le creuset des douleurs, les heures de tombeaux où l’on n’est plus personne... La vie, peu à peu – ou trop à trop – leur a appris la vie. Ils savent un peu mieux – un peu moins mal? – comment marcher, oser le pas suivant... Ces hommes et ces femmes sont des veilleurs et des résistants, ils guettent la lumière et savent aussi se lever pour dire non. Il nous est parfois donné de rencontrer des êtres dont la lumière fait reculer un peu notre nuit. Leur parole ressuscite en nous la Parole et leur amour nous donne, à nous aussi, l’irrépressible désir d’aimer l’amour. Ils sont pour nous prophètes.

Et nous pouvons, à notre tour, modestement, pauvrement, faiblement, l’être un peu pour les autres. Transmettre quelques reflets de la lumière reçue. Chaque homme, chaque femme peut, sur cette terre, être, pour celles ou ceux que la vie lui donne de rencontrer, comme une fenêtre qui s’ouvre sur la résurrection, parce que, oui, c’est très grand un être humain!

Extrait de l’éditorial du magazine Panorama, nº 376.

Le titre du texte se propose de nous faire penser que/qu’

 

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2184331 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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Fenêtres sur coeur

Notre existence ressemble à une nuit semée d’étoiles. Il nous faut, comme dit le poète, tenter “d’apprendre à vivre”, trouver la voie qui est la nôtre, marcher vers l’aube de celui ou de celle que nous avons à être, devenir, pas à pas, ce que nous sommes.

Le sentier est long, souvent escarpé, il se dérobe même parfois. Comment savoir ce que la vie attend de nous? Comment ne pas rater les rendez-vous essentiels de notre existence, faire les bons choix aux bons moments, oser les bifurcations salutaires, risquer l’aventure des chemins de traverse, dire oui ou non quand il le faut? Comment vivre pleinement, intensément notre “métier” d’homme ou de femme? Comment rester sur le pont de notre existence malgré le gros temps? Comment tenir le cap?

Dans le lent et obscur exode qui nous mène peu à peu vers la Terre promise de notre unification intérieure, nous avons besoin de phares. Et la vie nous fait, parfois, le cadeau de mettre sur notre route d’étincelants visages qui, comme des fenêtres ouvertes sur le coeur des jours, viennent nous révéler la voie. Jamais ces visages-là ne nous diront ce que nous devons faire de notre vie mais leur propre existence est pour nous un appel, comme une icône où attend de se révéler notre propre résurrection. Souvent ces hommes et ces femmes ont connu les brûlures de l’existence qui, inévitablement, riment un jour ou l’autre avec souffrance...

Ils sont passés par le creuset des douleurs, les heures de tombeaux où l’on n’est plus personne... La vie, peu à peu – ou trop à trop – leur a appris la vie. Ils savent un peu mieux – un peu moins mal? – comment marcher, oser le pas suivant... Ces hommes et ces femmes sont des veilleurs et des résistants, ils guettent la lumière et savent aussi se lever pour dire non. Il nous est parfois donné de rencontrer des êtres dont la lumière fait reculer un peu notre nuit. Leur parole ressuscite en nous la Parole et leur amour nous donne, à nous aussi, l’irrépressible désir d’aimer l’amour. Ils sont pour nous prophètes.

Et nous pouvons, à notre tour, modestement, pauvrement, faiblement, l’être un peu pour les autres. Transmettre quelques reflets de la lumière reçue. Chaque homme, chaque femme peut, sur cette terre, être, pour celles ou ceux que la vie lui donne de rencontrer, comme une fenêtre qui s’ouvre sur la résurrection, parce que, oui, c’est très grand un être humain!

Extrait de l’éditorial du magazine Panorama, nº 376.

L’auteur ouvre le texte poétiquement en comparant notre existence avec une nuit sémée d’étoiles parce que

 

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2183963 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

Université Jean Monnet, Saint-Étienne, in Études de

linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

L’expression “tomber dans le piège” signifie

 

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2183962 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

Université Jean Monnet, Saint-Étienne, in Études de

linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

L’adjectif “cible” modalise la langue comme

 

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2183961 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignementA) du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentaritéB).

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenantsC) et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtriseD) du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

Université Jean Monnet, Saint-Étienne, in Études de

linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

Le mot-clé du texte qui définit l’intégration nécessaire entre la pratique langagière et l’apprentissage grammatical d’une langue étrangère est

 

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2183960 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
Orgão: UECE
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

Université Jean Monnet, Saint-Étienne, in Études de

linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

Les articulateurs argumentatifs “pour”, “toutefois” et “car” aident à construire la cohésion du premier paragraphe dans la mesure où ils transmettent respectivement l’idée de

 

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2183959 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

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linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

La valeur d’emploi de l’expression verbale “elle a souffert”, qui constitue la seule occurrence au passé composé dans le texte, déclare

 

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2183958 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

Université Jean Monnet, Saint-Étienne, in Études de

linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

Trop travailler la grammaire en contexte pédagogique NE VEUT PAS dire que

 

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2183957 Ano: 2017
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: UECE
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LA PLACE DE LA GRAMMAIRE DANS LA CLASSE

DE FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE - FLE

D’après des recherches réalisées les dernières années, pour les enseignants, la grammaire est une composante linguistique qu’ils estiment très importante en classe de langue. Dans ce nouveau millénaire, il semble bien que l’oubli qu’elle a souffert durant la période de l’approche communicative ne soit plus à l’ordre du jour. Même s’il est incontestable que l’apprenant apprend à communiquer en communiquant, il ne peut néanmoins se passer de grammaire dans les pratiques langagières. Tout se déroule comme si la grammaire redevenait un passage obligatoire pour l’enseignement du FLE. Toutefois, cette dernière ne serait pas l’unique objet de l’enseignement, car la compréhension et l’expression orales sont également importantes.

Cette remarque est d’autant plus significative que ces composantes n’étaient pas proposées et qu’un enseignant sur trois a pris soin de le préciser. Dans leur esprit, il existe une relation évidente entre un enseignement formel de la langue et la mise en pratique des formes dans des situations de communication essentiellement orales. Les enseignants du FLE appliquent le principe selon lequel l’apprentissage de la langue passe par des pratiques communicatives en langue cible, mais avec de la grammaire. Dans le cadre de la classe, cette dernière est ancrée dans une réalité textuelle et contextuelle: il cesse d’y avoir une coupure entre emplois et formes, on arrive à la complémentarité.

Ce retour en force de la grammaire dans la classe de langue paraît correspondre aux attentes des apprenants. Elle devance le lexique et la civilisation, la phonétique n’apparaissant pas comme primordiale. Il y a donc correspondance entre ce qu’attendent les apprenants et ce que proposent les enseignants. Cependant, il faut éviter de tomber dans l’écueil d’un enseignement de la langue toujours plus grammaticalisé, sous prétexte d’attendre une demande indispensable pour parvenir à la maîtrise du français.

Il convient d’autre part de s’interroger sur les causes de cette reconnaissance de la valeur de la grammaire par les enseignants comme par les apprenants. Peut-être leur apporte-t-elle un sentiment de sécurité. Lorsque l’apprenant prend connaissance d’une nouvelle règle de grammaire, il a l’impression de maîtriser une partie du système linguistique, même si le réemploi dans des situations de communication ne va pas toujours de soi. Pour un apprenant en français, apprendre la grammaire, c’est parvenir progressivement à appréhender la langue. Il la perçoit comme un élément de stabilité parmi le nombre plus ou moins élevé de réalisations langagières possibles pour un acte de parole. L’enseignant, conscient de ces limites mais aussi de la nécessité de prendre appui sur ce qui lui semble le plus stable dans la langue, intègre la grammaire dans son programme de cours. Il reste cependant à déterminer dans quelle proportion.

Sur ce problème nous dirons qu’il ne faut pas que la grammaire prenne une trop grande place en classe de FLE. À trop vouloir répondre aux attentes des apprenants, il est possible de tomber dans le piège d’une focalisation excessive sur la grammaire qui ne garantit pas nécessairement une bonne compétence communicative orale et/ou écrite en français.

En ce qui concerne la formation, si l’enseignement de la grammaire ne constitue pas une fin en soi et qu’il est tout aussi inconcevable que l’enseignant du FLE vise à une transmission intégrale des savoirs grammaticaux, il est aussi vrai que l’enseignement de la grammaire en FLE exige qu’elle soit intégrée dans l’entier de la formation dispensée aux étudiants. Cela implique d’envisager conjointement la dimension de l’enseignement (relations entre théories et méthodologies) et celle de l’apprentissage (obstacles et réussites dans l’appropriation scolaire).

Extrait et adaté de Marie-Christine Fougerouse,

Université Jean Monnet, Saint-Étienne, in Études de

linguistique appliquée, 2001/2 et de Jacques David,

in Le français aujourd'hui 2011/5.

Dire que l’enseignement de la grammaire en FLE ne constitue pas une fin en soi veut dire que

 

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