Foram encontradas 3.184 questões.
Crime et châtiment chez les figues

Certains figuiers punissent les guêpes qui ont déposé des oeufs dans les futurs fruits sans les avoir pollinisés : ils coupent la figue avant maturité !
Tout semble aller pour le mieux dans le monde des figuiers et des guêpes, deux espèces qui vivent sous le régime du mutualisme : l’insecte pollinise la plante tandis que les fruits de celle-ci protègent le développement des oeufs de l’hyménoptère. Cependant, ces relations constituent un fragile équilibre, où l’un des partenaires pourrait profiter de la situation en ne remplissant pas son rôle. Charlotte Jandér et Allen Herre, de l’Institut Smithonian pour la recherche tropicale, au Panama, se sont intéressés à ce mutualisme et ont montré comment certains figuiers punissent les guêpes qui trichent.
Les chercheurs ont étudié six tandems plantes-insectes qui se distinguent par l’énergie déployée par la guêpe pour recueillir le pollen. Certaines espèces de guêpes sont plutôt passives et se contentent de récupérer dans les fleurs mâles le pollen qui se colle à leurs pattes (avant de le déposer dans des fleurs femelles où le pollen féconde les ovules), tandis que d’autres sont actives et collectent les gamètes mâles (le pollen) dans des réceptacles prévus à cet effet. Ce dernier mode serait apparu plus tardivement au regard de l’évolution.
Les figuiers du premier type (à pollinisation passive) produisent de nombreuses fleurs mâles, grandes, et libérant un pollen abondant. Ainsi, ces arbres dépensent beaucoup de ressources pour leur reproduction. À l’inverse, les figuiers du second type produisent peu de fleurs mâles, celles-ci étant en outre petites. L’investissement est moindre, mais la dépendance vis-à-vis des guêpes est accrue, pour assurer le développement d’un maximum de figues.
Plusieurs observations ont révélé que, dans le second cas, les insectes qui n’ont déposé aucun pollen dans les figues — économisant ainsi leur énergie — sont sanctionnés : les fruits se détachent avant maturité et précipitent les oeufs des guêpes au sol avec eux, les condamnant. L’étude montre qu’il y a moins de tricherie quand les sanctions sont plus fortes. Les mêmes résultats se vérifient aussi bien dans les associations entre insectes sociaux qu’entre êtres humains, et montrent qu’une relation stable et durable est possible, mais qu’elle n’est pas fondée sur la confiance. Les sanctions paraissent être nécessaires pour garantir un bénéfice mutuel. Les mêmes principes généraux contribuent à maintenir la coopération au sein de chaque espèce comme entre espèces différentes.
Internet: <www.pourlascience.fr>.
D’après le texte ci-dessus, jugez le item suivant.
La relation entre le figuier et la guêpe s’assimile à celle des membres d’une société avec ses règles.
Provas
Crime et châtiment chez les figues

Certains figuiers punissent les guêpes qui ont déposé des oeufs dans les futurs fruits sans les avoir pollinisés : ils coupent la figue avant maturité !
Tout semble aller pour le mieux dans le monde des figuiers et des guêpes, deux espèces qui vivent sous le régime du mutualisme : l’insecte pollinise la plante tandis que les fruits de celle-ci protègent le développement des oeufs de l’hyménoptère. Cependant, ces relations constituent un fragile équilibre, où l’un des partenaires pourrait profiter de la situation en ne remplissant pas son rôle. Charlotte Jandér et Allen Herre, de l’Institut Smithonian pour la recherche tropicale, au Panama, se sont intéressés à ce mutualisme et ont montré comment certains figuiers punissent les guêpes qui trichent.
Les chercheurs ont étudié six tandems plantes-insectes qui se distinguent par l’énergie déployée par la guêpe pour recueillir le pollen. Certaines espèces de guêpes sont plutôt passives et se contentent de récupérer dans les fleurs mâles le pollen qui se colle à leurs pattes (avant de le déposer dans des fleurs femelles où le pollen féconde les ovules), tandis que d’autres sont actives et collectent les gamètes mâles (le pollen) dans des réceptacles prévus à cet effet. Ce dernier mode serait apparu plus tardivement au regard de l’évolution.
Les figuiers du premier type (à pollinisation passive) produisent de nombreuses fleurs mâles, grandes, et libérant un pollen abondant. Ainsi, ces arbres dépensent beaucoup de ressources pour leur reproduction. À l’inverse, les figuiers du second type produisent peu de fleurs mâles, celles-ci étant en outre petites. L’investissement est moindre, mais la dépendance vis-à-vis des guêpes est accrue, pour assurer le développement d’un maximum de figues.
Plusieurs observations ont révélé que, dans le second cas, les insectes qui n’ont déposé aucun pollen dans les figues — économisant ainsi leur énergie — sont sanctionnés : les fruits se détachent avant maturité et précipitent les oeufs des guêpes au sol avec eux, les condamnant. L’étude montre qu’il y a moins de tricherie quand les sanctions sont plus fortes. Les mêmes résultats se vérifient aussi bien dans les associations entre insectes sociaux qu’entre êtres humains, et montrent qu’une relation stable et durable est possible, mais qu’elle n’est pas fondée sur la confiance. Les sanctions paraissent être nécessaires pour garantir un bénéfice mutuel. Les mêmes principes généraux contribuent à maintenir la coopération au sein de chaque espèce comme entre espèces différentes.
Internet: <www.pourlascience.fr>.
D’après le texte ci-dessus, jugez le item suivant.
Le figuier ne peut rien faire contre la guêpe si elle n’assume pas son rôle de pollinisateur.
Provas
Crime et châtiment chez les figues

Certains figuiers punissent les guêpes qui ont déposé des oeufs dans les futurs fruits sans les avoir pollinisés : ils coupent la figue avant maturité !
Tout semble aller pour le mieux dans le monde des figuiers et des guêpes, deux espèces qui vivent sous le régime du mutualisme : l’insecte pollinise la plante tandis que les fruits de celle-ci protègent le développement des oeufs de l’hyménoptère. Cependant, ces relations constituent un fragile équilibre, où l’un des partenaires pourrait profiter de la situation en ne remplissant pas son rôle. Charlotte Jandér et Allen Herre, de l’Institut Smithonian pour la recherche tropicale, au Panama, se sont intéressés à ce mutualisme et ont montré comment certains figuiers punissent les guêpes qui trichent.
Les chercheurs ont étudié six tandems plantes-insectes qui se distinguent par l’énergie déployée par la guêpe pour recueillir le pollen. Certaines espèces de guêpes sont plutôt passives et se contentent de récupérer dans les fleurs mâles le pollen qui se colle à leurs pattes (avant de le déposer dans des fleurs femelles où le pollen féconde les ovules), tandis que d’autres sont actives et collectent les gamètes mâles (le pollen) dans des réceptacles prévus à cet effet. Ce dernier mode serait apparu plus tardivement au regard de l’évolution.
Les figuiers du premier type (à pollinisation passive) produisent de nombreuses fleurs mâles, grandes, et libérant un pollen abondant. Ainsi, ces arbres dépensent beaucoup de ressources pour leur reproduction. À l’inverse, les figuiers du second type produisent peu de fleurs mâles, celles-ci étant en outre petites. L’investissement est moindre, mais la dépendance vis-à-vis des guêpes est accrue, pour assurer le développement d’un maximum de figues.
Plusieurs observations ont révélé que, dans le second cas, les insectes qui n’ont déposé aucun pollen dans les figues — économisant ainsi leur énergie — sont sanctionnés : les fruits se détachent avant maturité et précipitent les oeufs des guêpes au sol avec eux, les condamnant. L’étude montre qu’il y a moins de tricherie quand les sanctions sont plus fortes. Les mêmes résultats se vérifient aussi bien dans les associations entre insectes sociaux qu’entre êtres humains, et montrent qu’une relation stable et durable est possible, mais qu’elle n’est pas fondée sur la confiance. Les sanctions paraissent être nécessaires pour garantir un bénéfice mutuel. Les mêmes principes généraux contribuent à maintenir la coopération au sein de chaque espèce comme entre espèces différentes.
Internet: <www.pourlascience.fr>.
D’après le texte ci-dessus, jugez le item suivant.
La relation écologique entre la guêpe et le figuier à laquelle se réfère le texte peut être appelée mutualisme et réduit la variabilité génétique dans la population des figuiers.
Provas
Crime et châtiment chez les figues

Certains figuiers punissent les guêpes qui ont déposé des oeufs dans les futurs fruits sans les avoir pollinisés : ils coupent la figue avant maturité !
Tout semble aller pour le mieux dans le monde des figuiers et des guêpes, deux espèces qui vivent sous le régime du mutualisme : l’insecte pollinise la plante tandis que les fruits de celle-ci protègent le développement des oeufs de l’hyménoptère. Cependant, ces relations constituent un fragile équilibre, où l’un des partenaires pourrait profiter de la situation en ne remplissant pas son rôle. Charlotte Jandér et Allen Herre, de l’Institut Smithonian pour la recherche tropicale, au Panama, se sont intéressés à ce mutualisme et ont montré comment certains figuiers punissent les guêpes qui trichent.
Les chercheurs ont étudié six tandems plantes-insectes qui se distinguent par l’énergie déployée par la guêpe pour recueillir le pollen. Certaines espèces de guêpes sont plutôt passives et se contentent de récupérer dans les fleurs mâles le pollen qui se colle à leurs pattes (avant de le déposer dans des fleurs femelles où le pollen féconde les ovules), tandis que d’autres sont actives et collectent les gamètes mâles (le pollen) dans des réceptacles prévus à cet effet. Ce dernier mode serait apparu plus tardivement au regard de l’évolution.
Les figuiers du premier type (à pollinisation passive) produisent de nombreuses fleurs mâles, grandes, et libérant un pollen abondant. Ainsi, ces arbres dépensent beaucoup de ressources pour leur reproduction. À l’inverse, les figuiers du second type produisent peu de fleurs mâles, celles-ci étant en outre petites. L’investissement est moindre, mais la dépendance vis-à-vis des guêpes est accrue, pour assurer le développement d’un maximum de figues.
Plusieurs observations ont révélé que, dans le second cas, les insectes qui n’ont déposé aucun pollen dans les figues — économisant ainsi leur énergie — sont sanctionnés : les fruits se détachent avant maturité et précipitent les oeufs des guêpes au sol avec eux, les condamnant. L’étude montre qu’il y a moins de tricherie quand les sanctions sont plus fortes. Les mêmes résultats se vérifient aussi bien dans les associations entre insectes sociaux qu’entre êtres humains, et montrent qu’une relation stable et durable est possible, mais qu’elle n’est pas fondée sur la confiance. Les sanctions paraissent être nécessaires pour garantir un bénéfice mutuel. Les mêmes principes généraux contribuent à maintenir la coopération au sein de chaque espèce comme entre espèces différentes.
Internet: <www.pourlascience.fr>.
D’après le texte ci-dessus, jugez le item suivant.
Dans le membre de phrase « la dépendance vis-à-vis des guêpes est accrue » , la forme verbale a le sens de est réduite.
Provas
Contre la peine de mort
Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D’abord, parce qu’il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. S’il ne s’agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. À quoi bon la mort ? Vous objectez qu’on peut s’échapper d’une prison ? Faites mieux votre ronde. Pas de bourreau où le geôlier suffit.
Mais il faut que la société se venge, que la société punisse. Ni l’un, ni l’autre. Se venger est de l’individu, punir est de Dieu. La société est entre deux. Le châtiment est audessus d’elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui convient. Elle ne doit pas punir pour se venger, elle doit corriger pour améliorer.
Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l’exemple. Il faut faire des exemples pour épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels ceux qui seraient tentés de les imiter. Eh bien ! Nous nions d’abord qu’il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l’effet qu’on en attend. Loin d’édifier le peuple, il le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité.
Víctor Hugo. Le dernier jour d’un condamné. Paris, Eugène Renduel, 1832, pp XXII e XXIII.
En considérant le texte presenté, jugez le item suivant.
« Pas de bourreau où le geôlier suffit » : cette phrase veut dire que l’exécuteur de la sentence de mort n’a plus de raison d’être puisque seul le gardien de prison est nécessaire.
Provas
Contre la peine de mort
Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D’abord, parce qu’il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. S’il ne s’agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. À quoi bon la mort ? Vous objectez qu’on peut s’échapper d’une prison ? Faites mieux votre ronde. Pas de bourreau où le geôlier suffit.
Mais il faut que la société se venge, que la société punisse. Ni l’un, ni l’autre. Se venger est de l’individu, punir est de Dieu. La société est entre deux. Le châtiment est audessus d’elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui convient. Elle ne doit pas punir pour se venger, elle doit corriger pour améliorer.
Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l’exemple. Il faut faire des exemples pour épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels ceux qui seraient tentés de les imiter. Eh bien ! Nous nions d’abord qu’il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l’effet qu’on en attend. Loin d’édifier le peuple, il le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité.
Víctor Hugo. Le dernier jour d’un condamné. Paris, Eugène Renduel, 1832, pp XXII e XXIII.
En considérant le texte presenté, jugez le item suivant.
Le verbe « nuire » est synonyme de : faire du mal, causer du tort.
Provas
Contre la peine de mort
Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D’abord, parce qu’il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. S’il ne s’agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. À quoi bon la mort ? Vous objectez qu’on peut s’échapper d’une prison ? Faites mieux votre ronde. Pas de bourreau où le geôlier suffit.
Mais il faut que la société se venge, que la société punisse. Ni l’un, ni l’autre. Se venger est de l’individu, punir est de Dieu. La société est entre deux. Le châtiment est audessus d’elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui convient. Elle ne doit pas punir pour se venger, elle doit corriger pour améliorer.
Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l’exemple. Il faut faire des exemples pour épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels ceux qui seraient tentés de les imiter. Eh bien ! Nous nions d’abord qu’il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l’effet qu’on en attend. Loin d’édifier le peuple, il le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité.
Víctor Hugo. Le dernier jour d’un condamné. Paris, Eugène Renduel, 1832, pp XXII e XXIII.
En considérant le texte presenté, jugez le item suivant.
La formule qui exprime le mieux la position de l’auteur pour définir la fonction de la justice humaine est : corriger pour améliorer.
Provas
Contre la peine de mort
Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D’abord, parce qu’il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. S’il ne s’agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. À quoi bon la mort ? Vous objectez qu’on peut s’échapper d’une prison ? Faites mieux votre ronde. Pas de bourreau où le geôlier suffit.
Mais il faut que la société se venge, que la société punisse. Ni l’un, ni l’autre. Se venger est de l’individu, punir est de Dieu. La société est entre deux. Le châtiment est audessus d’elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui convient. Elle ne doit pas punir pour se venger, elle doit corriger pour améliorer.
Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l’exemple. Il faut faire des exemples pour épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels ceux qui seraient tentés de les imiter. Eh bien ! Nous nions d’abord qu’il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l’effet qu’on en attend. Loin d’édifier le peuple, il le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité.
Víctor Hugo. Le dernier jour d’un condamné. Paris, Eugène Renduel, 1832, pp XXII e XXIII.
En considérant le texte presenté, jugez le item suivant.
Selon le texte, la société, autant que l’individu, peut légitimement se venger pour réparer le dommage causé par le criminel.
Provas
Contre la peine de mort
Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D’abord, parce qu’il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. S’il ne s’agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. À quoi bon la mort ? Vous objectez qu’on peut s’échapper d’une prison ? Faites mieux votre ronde. Pas de bourreau où le geôlier suffit.
Mais il faut que la société se venge, que la société punisse. Ni l’un, ni l’autre. Se venger est de l’individu, punir est de Dieu. La société est entre deux. Le châtiment est audessus d’elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui convient. Elle ne doit pas punir pour se venger, elle doit corriger pour améliorer.
Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l’exemple. Il faut faire des exemples pour épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels ceux qui seraient tentés de les imiter. Eh bien ! Nous nions d’abord qu’il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l’effet qu’on en attend. Loin d’édifier le peuple, il le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité.
Víctor Hugo. Le dernier jour d’un condamné. Paris, Eugène Renduel, 1832, pp XXII e XXIII.
En considérant le texte presenté, jugez le item suivant.
Pour l’auteur, le risque d’évasion d’une prison constitue un argument sérieux en faveur de la peine de mort.
Provas
Contre la peine de mort
Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D’abord, parce qu’il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. S’il ne s’agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. À quoi bon la mort ? Vous objectez qu’on peut s’échapper d’une prison ? Faites mieux votre ronde. Pas de bourreau où le geôlier suffit.
Mais il faut que la société se venge, que la société punisse. Ni l’un, ni l’autre. Se venger est de l’individu, punir est de Dieu. La société est entre deux. Le châtiment est audessus d’elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui convient. Elle ne doit pas punir pour se venger, elle doit corriger pour améliorer.
Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l’exemple. Il faut faire des exemples pour épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels ceux qui seraient tentés de les imiter. Eh bien ! Nous nions d’abord qu’il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l’effet qu’on en attend. Loin d’édifier le peuple, il le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité.
Víctor Hugo. Le dernier jour d’un condamné. Paris, Eugène Renduel, 1832, pp XXII e XXIII.
En considérant le texte presenté, jugez le item suivant.
La peine de mort a toujours été unanimement considérée comme légitime.
Provas
Caderno Container