Foram encontradas 690 questões.
No âmbito do espaço urbano existe um conjunto de processos que retratam distintas situações e movimentos próprios da dinâmica urbana. Sobre este tema, assinale a alternativa que NÃO apresenta a correlação correta entre o tipo de processo urbano e a sua definição.
Provas
Questão presente nas seguintes provas
A extensão territorial de Brasil e dos Estados Unidos da América torna interessante, do ponto de vista pedagógico, algumas comparações com relação às questões fundiárias nestes países. Analise as afirmações abaixo:
I - Tanto a Lei de Terras brasileira, como o Homestead Act dos Estados Unidos da América, foram marcos regulatórios da ocupação da terra nestes dois países no século XIX, ambos estimulando o parcelamento de grandes áreas dos territórios destes países, estimulando a ocupação de áreas pouco habitadas.
II - O Homestead Act possibilitou que grandes quantidades de imigrantes, além dos indígenas que viviam em território norte-americano, pudessem obter pequenas glebas e iniciar atividades agrícolas.
III - A Lei de Terras brasileira abolia o regime de sesmarias e asseverava a compra como única maneira de aquisição de terras no país. Esta lei foi um dos fatores que dificultaram o acesso à terra no Brasil por parte das populações menos favorecidas.
Estão corretas as afirmativas:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
1892469
Ano: 2018
Disciplina: Espanhol (Língua Espanhola)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Disciplina: Espanhol (Língua Espanhola)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Provas:
Lea la cita y conteste las dos cuestiones a continuación.
"A aprendizagem de Língua Estrangeira aguça a percepção e, ao abrir a porta para o mundo, não só propicia acesso à informação, mas também torna os indivíduos, e, conseqüentemente, os países, mais bem conhecidos pelo mundo. Essa é uma visão de ensino de Língua Estrangeira como força libertadora de indivíduos e de países."
BRASIL. Parâmetros curriculares nacionais: terceiro e quarto ciclos do ensino fundamental. Língua Estrangeira. Brasília: MEC/SEF, 1998.
Según los Parámetros Curriculares Nacionales - PCN (BRASIL, 1998), la evaluación del proceso de aprendizaje de enseñanza de lenguas extranjeras es:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
1892468
Ano: 2018
Disciplina: Espanhol (Língua Espanhola)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Disciplina: Espanhol (Língua Espanhola)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Provas:
Lea el texto y conteste las tres cuestiones a continuación.
¿QUÉ ESPAÑOL HABLAR?
Carlos Felipe Pinto, 12 de fevereiro de 2018
El clásico libro de Francisco Moreno Fernández "Qué español enseñar" puso en discusión con mucha clareza (aunque no con exención de críticas) la pregunta de qué español debe enseñarse si se sabe que el español es una lengua muy variada, aunque comparta gran parte de su estructura básica. Moreno Fernández nos ofrece tres posibilidades: 1. el español de mi tierra (el que aprendió el profesor); 2. el español de Disneylandia (lo que sería el llamado "español neutro"); 3. el español de Almodóvar (el español de España ). Las tres opciones tienen ventajas y desventajas y, posteriormente, Tito Drago propone una cuarta opción que va plasmada en el título de su artículo: "diversidad y sin español neutro". Esa propuesta es muy interesante porque evita los borrados históricos, prejuicios y exclusiones que cualesquier posibilidades ofrecidas por Moreno Fernández conllevan dado que busca incorporar a la enseñanza de español la riqueza y la diversidad de la lengua sin exclusiones. Por supuesto, es más costoso para el profesor porque requiere de él más información y formación lingüística para llevar a la clase la diversidad del idioma. Pero esa es nuestra labor, ¿no?
Disponible en: http://www.espaciosantillanaespanol.com.br/que-espanol-hablar/ . Último acceso en: 15 mayo 2018.
El término de enlace destacado en mayúscula en la sentencia "[…] AUNQUE comparta gran parte de su estructura básica" puede sustituirse sin pérdida de sentido por el siguiente conectivo:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
1892467
Ano: 2018
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Provas:
SI, SI, IL Y A EU DE VRAIS FILMS EN MAI 68, LA PREAUVE
Jean-Michel Frodon
29 avril 2018
PLUS RICHE QU'ON NE LE DIT SOUVENT, LA PRÉSENCE AU CINÉMA DES ÉVÉNEMENTS DE 1968 RESTE ÉTONNAMMENT PARTIELLE. ELLE TRADUIT DES CHOIX DE L1ÉPOQUE MAIS AUSSI STATUACTUEL DE CET ÉPISODE, À LA FOIS LOINTAIN ET TOUJOURS ACTIF
L’idée admise est que, s'il y a beaucoup d'images, il n’existe pas, ou très peu, de films de Mai 68. Elle est fausse, elle est mal dite, et pourtant elle exprime plusieurs choses exactes.
Idée fausse : un nombre significatif de films ont été réalisés en mai 1968, et en rendent compte d’une manière ou d’une autre.
Un seul a connu une certaine visibilité publique, d’ailleurs légitime, Grands soirs et petits matins, film de montage terminé pour le 10e anniversaire par William Klein à partir des images qu’il a tournées dans les facultés, les rues et les usines.
Récemment est ressorti du néant où il semblait avoir disparu un court métrage de Philippe Garrel, Actua 1, dont Jean-Luc Godard disait que c’était le plus beau film sur Mai.
Godard lui-même a filmé en 1968, ce qui donnera naissance à Un film comme les autres, première réalisation signée du Groupe Dziga Vertov dans lequel l'auteur de La Chinoise a alors choisi de se fondre.
Jacques Rivette affirmait de son côté que le seul véritable film de Mai 68, bien que filmé en juin, était l’effectivement inoubliable Reprise du travail aux usines Wonder, plan séquence de 10 minutes tourné par des étudiants de l’IDHEC, l’école de cinéma. Là s’expriment toute la tristesse et la rage d’une ouvrière que les cadres syndicaux veulent contraindre à reprendre un travail immonde, tristesse et rage en écho à la fin de l’espoir d’un changement radical qui avait fleuri durant les semaines précédentes.
Ce film est à l’origine d’un autre rejeton cinématographique de Mai 68, selon une toute autre temporalité: la passionnante enquête menée en 1996 par Hervé Le Roux à la recherche de cette ouvrière depuis disparue comme la révolte qu’elle avait incarnée,
Reprise
Quel Mai? Quel 68?
L’idée de la très faible représentation par le cinéma des événements, au contraire de la photo et des affiches aussi nombreuses que célèbres, est fausse au regard d’un certain nombre de films qui étaient disponibles, mais ni vus ni considérés.
Il s’agit en particulier de treize des dix-huit titres, pour la plupart des courts métrages, figurant dans le premier des deux coffrets édités par les éditions Montparnasse sous le titre Le Cinéma de Mai 68.
Les films qui figurent dans ce coffret participent à l’un des déplacements qu’appelle la référence à cette époque. Il est en effet frappant que ceux qui souhaitent soit combattre
les effets de ce qui s’est produit alors, soit le renvoyer à un passé révolu, insistent sur le mois de mai et les événements parisiens.
En revanche, ceux qui y voient une référence pour des combats présents et futurs insistent sur des durées plus longues, qui selon les cas remontent au début de l’année, à 1967, à la mobilisation contre la guerre du Vietnam dès le milieu de la décennie, et se poursuivant
au-delà, non seulement en juin, mais dans les années qui suivent.
Les mêmes pointent l’inscription des événements d’alors dans une géographie plus vaste que l’axe NanterreQuartier latin, soulignant que « Mai » n’a été ni uniquement parisien ni surtout uniquement étudiant, mais le moment le plus spectaculaire d’une révolte au
long cours, ayant mobilisé en profondeur des couches très diverses de la population, en France et dans de nombreuses autres parties du monde. (…) Retours de flamme
Il existe encore d’autres films, devenus quasiment invisibles depuis, et qui réapparaissent aujourd’hui à l’occasion du cinquantenaire. Qu’on ne les ait pas revus plus tôt, en 1988, en 1998, en 2008, accrédite l’idée d’un « retour de flamme 1968 », le sentiment d’une
plus grande prégnance de l’événement aujourd’hui qu’il y a dix, vingt ou trente ans. Cette prégnance tient à la conjonction de deux approches contradictoires : d'un côté, la volonté d’une relation patrimoniale, apaisée, à l’événement de la part de la France macronienne considérant qu’il s’agit d’un événement important de l’histoire du pays qui peut être commémoré comme un autre. De l'autre, la mise en avant d’une référence contestataire toujours active qui peut remobiliser celles et ceux qui s’opposent à la
politique actuelle. (…)
Les suites de Mai ont donné lieu à des ouvres importantes, de La Maman et la putain de Jean Eustache et Mourir à 30 ans de Romain Goupil à Après mai d’Olivier Assayas, ou encore Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 d’Alain Tanner, L’une chante, l’autre pas d’Agnès Varda, les films de Godard et de Rivette dans les années 1970, le cinéma de Jacques Doillon ou de Chantal Akerman.
On constate en revanche l’incapacité du cinéma, en particulier du cinéma de fiction, de donner une évocation tant soit peu correcte des événements eux-mêmes. Sans mentionner le Redoutable crétin d’Hazanavicius, il est remarquable que ni Louis Malle (Milou en mai), ni Bernardo Bertolucci (The Dreamers) n’y soient parvenus.
Les archives existent. Les images existent. Pourtant, quelque chose échappe. Quoiqu’on pense de l’actuelle présence massive de « Mai 68 » — pour le glorifier, pour le condamner, pour l’embaumer ou pour considérer que cette référence est davantage un poids qu’un renfort à qui voudrait inventer l’avenir— la multiplicité des sens et.
l’imprécision des limites contribuent assurément à ce pouvoir de rémanence. C’est aussice dont témoigne la relation complexe entre les événements d’il y a cinquante ans et le cinéma.
Source : http://www.slate.fr/
"C'est aussi ce dont témoigne la relation complexe entre les événements d'il y a cinquante ans et le cinéma. " Tenant en compte le paragraphe où la phrase ci-dessus est insérée, le complément du verbe TÉMOIGNER fait référence:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
1892466
Ano: 2018
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Provas:
SI, SI, IL Y A EU DE VRAIS FILMS EN MAI 68, LA PREAUVE
Jean-Michel Frodon
29 avril 2018
PLUS RICHE QU'ON NE LE DIT SOUVENT, LA PRÉSENCE AU CINÉMA DES ÉVÉNEMENTS DE 1968 RESTE ÉTONNAMMENT PARTIELLE. ELLE TRADUIT DES CHOIX DE L1ÉPOQUE MAIS AUSSI STATUACTUEL DE CET ÉPISODE, À LA FOIS LOINTAIN ET TOUJOURS ACTIF
L’idée admise est que, s'il y a beaucoup d'images, il n’existe pas, ou très peu, de films de Mai 68. Elle est fausse, elle est mal dite, et pourtant elle exprime plusieurs choses exactes.
Idée fausse : un nombre significatif de films ont été réalisés en mai 1968, et en rendent compte d’une manière ou d’une autre.
Un seul a connu une certaine visibilité publique, d’ailleurs légitime, Grands soirs et petits matins, film de montage terminé pour le 10e anniversaire par William Klein à partir des images qu’il a tournées dans les facultés, les rues et les usines.
Récemment est ressorti du néant où il semblait avoir disparu un court métrage de Philippe Garrel, Actua 1, dont Jean-Luc Godard disait que c’était le plus beau film sur Mai.
Godard lui-même a filmé en 1968, ce qui donnera naissance à Un film comme les autres, première réalisation signée du Groupe Dziga Vertov dans lequel l'auteur de La Chinoise a alors choisi de se fondre.
Jacques Rivette affirmait de son côté que le seul véritable film de Mai 68, bien que filmé en juin, était l’effectivement inoubliable Reprise du travail aux usines Wonder, plan séquence de 10 minutes tourné par des étudiants de l’IDHEC, l’école de cinéma. Là s’expriment toute la tristesse et la rage d’une ouvrière que les cadres syndicaux veulent contraindre à reprendre un travail immonde, tristesse et rage en écho à la fin de l’espoir d’un changement radical qui avait fleuri durant les semaines précédentes.
Ce film est à l’origine d’un autre rejeton cinématographique de Mai 68, selon une toute autre temporalité: la passionnante enquête menée en 1996 par Hervé Le Roux à la recherche de cette ouvrière depuis disparue comme la révolte qu’elle avait incarnée,
Reprise
Quel Mai? Quel 68?
L’idée de la très faible représentation par le cinéma des événements, au contraire de la photo et des affiches aussi nombreuses que célèbres, est fausse au regard d’un certain nombre de films qui étaient disponibles, mais ni vus ni considérés.
Il s’agit en particulier de treize des dix-huit titres, pour la plupart des courts métrages, figurant dans le premier des deux coffrets édités par les éditions Montparnasse sous le titre Le Cinéma de Mai 68.
Les films qui figurent dans ce coffret participent à l’un des déplacements qu’appelle la référence à cette époque. Il est en effet frappant que ceux qui souhaitent soit combattre
les effets de ce qui s’est produit alors, soit le renvoyer à un passé révolu, insistent sur le mois de mai et les événements parisiens.
En revanche, ceux qui y voient une référence pour des combats présents et futurs insistent sur des durées plus longues, qui selon les cas remontent au début de l’année, à 1967, à la mobilisation contre la guerre du Vietnam dès le milieu de la décennie, et se poursuivant
au-delà, non seulement en juin, mais dans les années qui suivent.
Les mêmes pointent l’inscription des événements d’alors dans une géographie plus vaste que l’axe NanterreQuartier latin, soulignant que « Mai » n’a été ni uniquement parisien ni surtout uniquement étudiant, mais le moment le plus spectaculaire d’une révolte au
long cours, ayant mobilisé en profondeur des couches très diverses de la population, en France et dans de nombreuses autres parties du monde. (…) Retours de flamme
Il existe encore d’autres films, devenus quasiment invisibles depuis, et qui réapparaissent aujourd’hui à l’occasion du cinquantenaire. Qu’on ne les ait pas revus plus tôt, en 1988, en 1998, en 2008, accrédite l’idée d’un « retour de flamme 1968 », le sentiment d’une
plus grande prégnance de l’événement aujourd’hui qu’il y a dix, vingt ou trente ans. Cette prégnance tient à la conjonction de deux approches contradictoires : d'un côté, la volonté d’une relation patrimoniale, apaisée, à l’événement de la part de la France macronienne considérant qu’il s’agit d’un événement important de l’histoire du pays qui peut être commémoré comme un autre. De l'autre, la mise en avant d’une référence contestataire toujours active qui peut remobiliser celles et ceux qui s’opposent à la
politique actuelle. (…)
Les suites de Mai ont donné lieu à des ouvres importantes, de La Maman et la putain de Jean Eustache et Mourir à 30 ans de Romain Goupil à Après mai d’Olivier Assayas, ou encore Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 d’Alain Tanner, L’une chante, l’autre pas d’Agnès Varda, les films de Godard et de Rivette dans les années 1970, le cinéma de Jacques Doillon ou de Chantal Akerman.
On constate en revanche l’incapacité du cinéma, en particulier du cinéma de fiction, de donner une évocation tant soit peu correcte des événements eux-mêmes. Sans mentionner le Redoutable crétin d’Hazanavicius, il est remarquable que ni Louis Malle (Milou en mai), ni Bernardo Bertolucci (The Dreamers) n’y soient parvenus.
Les archives existent. Les images existent. Pourtant, quelque chose échappe. Quoiqu’on pense de l’actuelle présence massive de « Mai 68 » — pour le glorifier, pour le condamner, pour l’embaumer ou pour considérer que cette référence est davantage un poids qu’un renfort à qui voudrait inventer l’avenir— la multiplicité des sens et.
l’imprécision des limites contribuent assurément à ce pouvoir de rémanence. C’est aussice dont témoigne la relation complexe entre les événements d’il y a cinquante ans et le cinéma.
Source : http://www.slate.fr/
En parlant des films sur Mai 68, Jean-Michel Frodon affirme : " Un seul a connu une certaine visibilité publique ". L'option qui présente son discours rapporté au passé est:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
1892465
Ano: 2018
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Provas:
SI, SI, IL Y A EU DE VRAIS FILMS EN MAI 68, LA PREAUVE
Jean-Michel Frodon
29 avril 2018
PLUS RICHE QU'ON NE LE DIT SOUVENT, LA PRÉSENCE AU CINÉMA DES ÉVÉNEMENTS DE 1968 RESTE ÉTONNAMMENT PARTIELLE. ELLE TRADUIT DES CHOIX DE L1ÉPOQUE MAIS AUSSI STATUACTUEL DE CET ÉPISODE, À LA FOIS LOINTAIN ET TOUJOURS ACTIF
L’idée admise est que, s'il y a beaucoup d'images, il n’existe pas, ou très peu, de films de Mai 68. Elle est fausse, elle est mal dite, et pourtant elle exprime plusieurs choses exactes.
Idée fausse : un nombre significatif de films ont été réalisés en mai 1968, et en rendent compte d’une manière ou d’une autre.
Un seul a connu une certaine visibilité publique, d’ailleurs légitime, Grands soirs et petits matins, film de montage terminé pour le 10e anniversaire par William Klein à partir des images qu’il a tournées dans les facultés, les rues et les usines.
Récemment est ressorti du néant où il semblait avoir disparu un court métrage de Philippe Garrel, Actua 1, dont Jean-Luc Godard disait que c’était le plus beau film sur Mai.
Godard lui-même a filmé en 1968, ce qui donnera naissance à Un film comme les autres, première réalisation signée du Groupe Dziga Vertov dans lequel l'auteur de La Chinoise a alors choisi de se fondre.
Jacques Rivette affirmait de son côté que le seul véritable film de Mai 68, bien que filmé en juin, était l’effectivement inoubliable Reprise du travail aux usines Wonder, plan séquence de 10 minutes tourné par des étudiants de l’IDHEC, l’école de cinéma. Là s’expriment toute la tristesse et la rage d’une ouvrière que les cadres syndicaux veulent contraindre à reprendre un travail immonde, tristesse et rage en écho à la fin de l’espoir d’un changement radical qui avait fleuri durant les semaines précédentes.
Ce film est à l’origine d’un autre rejeton cinématographique de Mai 68, selon une toute autre temporalité: la passionnante enquête menée en 1996 par Hervé Le Roux à la recherche de cette ouvrière depuis disparue comme la révolte qu’elle avait incarnée,
Reprise
Quel Mai? Quel 68?
L’idée de la très faible représentation par le cinéma des événements, au contraire de la photo et des affiches aussi nombreuses que célèbres, est fausse au regard d’un certain nombre de films qui étaient disponibles, mais ni vus ni considérés.
Il s’agit en particulier de treize des dix-huit titres, pour la plupart des courts métrages, figurant dans le premier des deux coffrets édités par les éditions Montparnasse sous le titre Le Cinéma de Mai 68.
Les films qui figurent dans ce coffret participent à l’un des déplacements qu’appelle la référence à cette époque. Il est en effet frappant que ceux qui souhaitent soit combattre
les effets de ce qui s’est produit alors, soit le renvoyer à un passé révolu, insistent sur le mois de mai et les événements parisiens.
En revanche, ceux qui y voient une référence pour des combats présents et futurs insistent sur des durées plus longues, qui selon les cas remontent au début de l’année, à 1967, à la mobilisation contre la guerre du Vietnam dès le milieu de la décennie, et se poursuivant
au-delà, non seulement en juin, mais dans les années qui suivent.
Les mêmes pointent l’inscription des événements d’alors dans une géographie plus vaste que l’axe NanterreQuartier latin, soulignant que « Mai » n’a été ni uniquement parisien ni surtout uniquement étudiant, mais le moment le plus spectaculaire d’une révolte au
long cours, ayant mobilisé en profondeur des couches très diverses de la population, en France et dans de nombreuses autres parties du monde. (…) Retours de flamme
Il existe encore d’autres films, devenus quasiment invisibles depuis, et qui réapparaissent aujourd’hui à l’occasion du cinquantenaire. Qu’on ne les ait pas revus plus tôt, en 1988, en 1998, en 2008, accrédite l’idée d’un « retour de flamme 1968 », le sentiment d’une
plus grande prégnance de l’événement aujourd’hui qu’il y a dix, vingt ou trente ans. Cette prégnance tient à la conjonction de deux approches contradictoires : d'un côté, la volonté d’une relation patrimoniale, apaisée, à l’événement de la part de la France macronienne considérant qu’il s’agit d’un événement important de l’histoire du pays qui peut être commémoré comme un autre. De l'autre, la mise en avant d’une référence contestataire toujours active qui peut remobiliser celles et ceux qui s’opposent à la
politique actuelle. (…)
Les suites de Mai ont donné lieu à des ouvres importantes, de La Maman et la putain de Jean Eustache et Mourir à 30 ans de Romain Goupil à Après mai d’Olivier Assayas, ou encore Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 d’Alain Tanner, L’une chante, l’autre pas d’Agnès Varda, les films de Godard et de Rivette dans les années 1970, le cinéma de Jacques Doillon ou de Chantal Akerman.
On constate en revanche l’incapacité du cinéma, en particulier du cinéma de fiction, de donner une évocation tant soit peu correcte des événements eux-mêmes. Sans mentionner le Redoutable crétin d’Hazanavicius, il est remarquable que ni Louis Malle (Milou en mai), ni Bernardo Bertolucci (The Dreamers) n’y soient parvenus.
Les archives existent. Les images existent. Pourtant, quelque chose échappe. Quoiqu’on pense de l’actuelle présence massive de « Mai 68 » — pour le glorifier, pour le condamner, pour l’embaumer ou pour considérer que cette référence est davantage un poids qu’un renfort à qui voudrait inventer l’avenir— la multiplicité des sens et.
l’imprécision des limites contribuent assurément à ce pouvoir de rémanence. C’est aussice dont témoigne la relation complexe entre les événements d’il y a cinquante ans et le cinéma.
Source : http://www.slate.fr/
Les évènements de mai 1968 ont été documentés par de différents médias. D'après le texte, ce qui est diffusé à propos de la filmographie qui les concerne:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
1892464
Ano: 2018
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Disciplina: Francês (Língua Francesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Provas:
SI, SI, IL Y A EU DE VRAIS FILMS EN MAI 68, LA PREAUVE
Jean-Michel Frodon
29 avril 2018
PLUS RICHE QU'ON NE LE DIT SOUVENT, LA PRÉSENCE AU CINÉMA DES ÉVÉNEMENTS DE 1968 RESTE ÉTONNAMMENT PARTIELLE. ELLE TRADUIT DES CHOIX DE L1ÉPOQUE MAIS AUSSI STATUACTUEL DE CET ÉPISODE, À LA FOIS LOINTAIN ET TOUJOURS ACTIF
L’idée admise est que, s'il y a beaucoup d'images, il n’existe pas, ou très peu, de films de Mai 68. Elle est fausse, elle est mal dite, et pourtant elle exprime plusieurs choses exactes.
Idée fausse : un nombre significatif de films ont été réalisés en mai 1968, et en rendent compte d’une manière ou d’une autre.
Un seul a connu une certaine visibilité publique, d’ailleurs légitime, Grands soirs et petits matins, film de montage terminé pour le 10e anniversaire par William Klein à partir des images qu’il a tournées dans les facultés, les rues et les usines.
Récemment est ressorti du néant où il semblait avoir disparu un court métrage de Philippe Garrel, Actua 1, dont Jean-Luc Godard disait que c’était le plus beau film sur Mai.
Godard lui-même a filmé en 1968, ce qui donnera naissance à Un film comme les autres, première réalisation signée du Groupe Dziga Vertov dans lequel l'auteur de La Chinoise a alors choisi de se fondre.
Jacques Rivette affirmait de son côté que le seul véritable film de Mai 68, bien que filmé en juin, était l’effectivement inoubliable Reprise du travail aux usines Wonder, plan séquence de 10 minutes tourné par des étudiants de l’IDHEC, l’école de cinéma. Là s’expriment toute la tristesse et la rage d’une ouvrière que les cadres syndicaux veulent contraindre à reprendre un travail immonde, tristesse et rage en écho à la fin de l’espoir d’un changement radical qui avait fleuri durant les semaines précédentes.
Ce film est à l’origine d’un autre rejeton cinématographique de Mai 68, selon une toute autre temporalité: la passionnante enquête menée en 1996 par Hervé Le Roux à la recherche de cette ouvrière depuis disparue comme la révolte qu’elle avait incarnée,
Reprise
Quel Mai? Quel 68?
L’idée de la très faible représentation par le cinéma des événements, au contraire de la photo et des affiches aussi nombreuses que célèbres, est fausse au regard d’un certain nombre de films qui étaient disponibles, mais ni vus ni considérés.
Il s’agit en particulier de treize des dix-huit titres, pour la plupart des courts métrages, figurant dans le premier des deux coffrets édités par les éditions Montparnasse sous le titre Le Cinéma de Mai 68.
Les films qui figurent dans ce coffret participent à l’un des déplacements qu’appelle la référence à cette époque. Il est en effet frappant que ceux qui souhaitent soit combattre
les effets de ce qui s’est produit alors, soit le renvoyer à un passé révolu, insistent sur le mois de mai et les événements parisiens.
En revanche, ceux qui y voient une référence pour des combats présents et futurs insistent sur des durées plus longues, qui selon les cas remontent au début de l’année, à 1967, à la mobilisation contre la guerre du Vietnam dès le milieu de la décennie, et se poursuivant
au-delà, non seulement en juin, mais dans les années qui suivent.
Les mêmes pointent l’inscription des événements d’alors dans une géographie plus vaste que l’axe NanterreQuartier latin, soulignant que « Mai » n’a été ni uniquement parisien ni surtout uniquement étudiant, mais le moment le plus spectaculaire d’une révolte au
long cours, ayant mobilisé en profondeur des couches très diverses de la population, en France et dans de nombreuses autres parties du monde. (…) Retours de flamme
Il existe encore d’autres films, devenus quasiment invisibles depuis, et qui réapparaissent aujourd’hui à l’occasion du cinquantenaire. Qu’on ne les ait pas revus plus tôt, en 1988, en 1998, en 2008, accrédite l’idée d’un « retour de flamme 1968 », le sentiment d’une
plus grande prégnance de l’événement aujourd’hui qu’il y a dix, vingt ou trente ans. Cette prégnance tient à la conjonction de deux approches contradictoires : d'un côté, la volonté d’une relation patrimoniale, apaisée, à l’événement de la part de la France macronienne considérant qu’il s’agit d’un événement important de l’histoire du pays qui peut être commémoré comme un autre. De l'autre, la mise en avant d’une référence contestataire toujours active qui peut remobiliser celles et ceux qui s’opposent à la
politique actuelle. (…)
Les suites de Mai ont donné lieu à des ouvres importantes, de La Maman et la putain de Jean Eustache et Mourir à 30 ans de Romain Goupil à Après mai d’Olivier Assayas, ou encore Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 d’Alain Tanner, L’une chante, l’autre pas d’Agnès Varda, les films de Godard et de Rivette dans les années 1970, le cinéma de Jacques Doillon ou de Chantal Akerman.
On constate en revanche l’incapacité du cinéma, en particulier du cinéma de fiction, de donner une évocation tant soit peu correcte des événements eux-mêmes. Sans mentionner le Redoutable crétin d’Hazanavicius, il est remarquable que ni Louis Malle (Milou en mai), ni Bernardo Bertolucci (The Dreamers) n’y soient parvenus.
Les archives existent. Les images existent. Pourtant, quelque chose échappe. Quoiqu’on pense de l’actuelle présence massive de « Mai 68 » — pour le glorifier, pour le condamner, pour l’embaumer ou pour considérer que cette référence est davantage un poids qu’un renfort à qui voudrait inventer l’avenir— la multiplicité des sens et.
l’imprécision des limites contribuent assurément à ce pouvoir de rémanence. C’est aussice dont témoigne la relation complexe entre les événements d’il y a cinquante ans et le cinéma.
Source : http://www.slate.fr/
Le syntagme entre guillemets " retour de flamme 1968 " se construit selon la figure de style citée dans l'option:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
1892463
Ano: 2018
Disciplina: Inglês (Língua Inglesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Disciplina: Inglês (Língua Inglesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Provas:
The words below establish the same kind of association between the first term and the second one, in grammatical terms, EXCEPT for:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
1892462
Ano: 2018
Disciplina: Inglês (Língua Inglesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Disciplina: Inglês (Língua Inglesa)
Banca: Instituto Acesso
Orgão: SEDUC-AM
Provas:
Some words may exhibit the same spelling but different pronunciation, depending on their word classes. Choose the option in which the word class and the pronunciation DO NOT match:
Provas
Questão presente nas seguintes provas
Cadernos
Caderno Container